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Fig. 8î7. — Pavillon de malades à l'Hôpital de Montpellier. Plan du rez-de-chaussée.
aa', grande salle. — a, vcsiibule. — hh\ mitUdes séparés ou payants. — Cy médecins. — iâ, surveillants. — w, tiaanenes. — /, office. — g^^ bains. — M, watcr-clo«ets et urinoirs. — iV, passage. — ;/, lavabos. — **, trémies aa ling« et aux ordures. — //, vestiaire. — mm, combustible et calorîtéres.
La salle d'hôpital est ordinairement plafonnée, avec angles arrondis entre les parois verticales et le plafond. On a cependant eu parfois recours à des salles voûtées en berceau, de préférence ogival, afin d'éviter toute stagnation d'air sous une partie horizontale de plafond. Telle est la disposition des salles de l'hôpital de Mont-
Fig. 8;9. — Pavillon de malades peiner (fig. 837, 838 et 839) très i l'Hôpital de Montpellier. Coupe.
appréciée des hygiénistes. Là, les
fenêtres bien que fiiisant pénétration dans la voûte ne peuvent
arriver jusqu'au sommet de la salle, surtout si on veut éviter qu'elles forment des lucarnes. Il faut donc compter sur des évacuations sérieuses par des ventilateurs au sommet de la voûte. Ces pavillons sont élevés au-dessus d'un sous-sol qui reste constamment ouvert, et les salles sont accompagnées dans leur longueur de balcons ou terrasses à la disposition des malades. Cette disposition est évidemment coûteuse, et ne peut d'ailleurs s'appliquer que dans un hôpital où il n'y ait pas de superpositions de salles de malades, ce qui est rare. Elle est donc forcément exceptionnelle; il était intéressant cependant de vous la faire connaître à titre de variante et comme exemple de recherche de solutions.
Voyons maintenant les dépendances de cette salle : elles seront nombreuses, car, je vous l'ai dit, le mot salle exprime un ensemble assez complexe. Supposons le cas le plus compliqué, la salle au premier étage. Il faudra un escalier large et doux, très clair et sans parties tournantes. Mais, de plus, on disposera non pas un ascenseur, mais un monte-lit, ascenseur assez grand pour qu'on y puisse mettre le malade couché et un surveillant, si besoin est, en cas de délire par exemple.
A portée immédiate de la salle, est un office avec fourneau pour réchaufferies tisanes, cataplasmes, etc., et donner constamment de l'eau chaude, et avec pierre d'évier, armoires. Le tout carrelé en grés cérame, les murs peints ou imperméabilisés par un moyen quelconque, tels que faïence, glace brute, opaline, etc.
A côté, on doit trouver une petite salle de bains, pour les malades qui ne peuvent aller ou être portés au service des bains.
Un cabinet pour la surveillante, une pièce pour le médecin sont indispensables.
Toute salle a des malades à des degrés divers, plusieurs se
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lèvent ou même sont presque convalescents. On leur donne, s'il se peut, une salle dite de réunion, sorte de parloir ou chauffoir. Les hommes ont de plus un fumoir.
Vient enfin le service très important des évacuations. Pour les cabinets d'aisances, le système tout à l'égout est adopté de préférence partout où c'est possible, avec urinoir pour les hommes, vidoir, etc., le tout avec les plus grands soins pour assurer l'interception des odeurs et émanations. Aussi les hygiénistes apprécient la disposition des cabinets d'aisances dans un petit bâtiment isolé, relié seulement par un corridor vitré à la salle des malades.
Non moins importante est l'évacuation du linge sale. Tout ce linge est jeté dans une trémie — en dehors de la salle — qui le fait tomber dans un espace ad hoc ménagé dans le sous-sol, d'où il est le plus rapidement possible enlevé à la buanderie ou à l'étuve de désinfection.
Enfin la salle se complète au besoin par un certain nombre de chambres d'isolement pour les malades qu'on y met en observation ou en traitement.
Dans beaucoup d'hôpitaux, d'ailleurs, il existe des services spéciaux d'isolement : c'est alors un pavillon à part, aussi éloigné que possible des autres, et qui comporte quelques particularités. Le quartier des varioleux à l'Hôpital Saint-Louis (fig. 840) en est un exemple, qui s'expliquera suffisamment par la légende du plan.
C'est une difficulté sérieuse de disposer toutes ces dépendances à proximité d'une salle qui doit obligatoirement être éclairée des deux côtés dans toute sa longueur, sans exception pour aucune travée. Par raison d'économie, on fait souvent un bâtiment long contenant deux salles; alors une partie des dépendances de chacune peut être groupée vers le milieu de la
longueur du bâtiment, le surplus aux extrémités. Vous verrez des exemples de dispositions très diverses à cet effet.
En décrivant la salle de médecine, j'ai aussi décrit la salle de chirurgie, dont les dimensions et les dispositions sont les mêmes.
Cependant il faut remarquer que les services de chirurgie doivent
Fig. 840. — Pavillon d'isolement des varioleux à l'hôpital Saint-Louis. 1,1, salles des malades. — 2, bains. — 3, office. — 4, «rabinets d'aisances. — 5,5, pièces diverse.* de service.
OU devraient être dédoublés. C'est donc à tort que dans un petit hôpital on ne dispose qu'une seule salle de chirurgie. 11 est essentiel en effet que les blessés suppurants ne soient jamais en contact avec les non-suppurants.
Chaque salle doit avoir son autonomie, ses dépendances propres, sa salle d'opérations distincte. Ainsi, à l'Hôpital Cochin, les services de chirurgie sont répartis de divers côtés : chacun d'eux forme un tout, comme par exemple le groupe très complet qu'on appelle le Pavillon Pasteur (fig. 841).
La salle d'opérations est la dépendance la plus importante d'un service de chirurgie. En effet, les opérations ne se font pas
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dans les salles de malades réservées à l'habitation, au traitement médical et aux pansements. Lorsqu'une opération est nécessaire, le malade est transporté couché, de la salle-dortoir à la salle d'opérations, reliée à la première par une galerie vitrée.
La salle d'opérations est elle-même un petit ensemble avec dépendances. Ainsi, tout d'abord le patient, amené dans son lit, est conduit à la salle d'anesthésie, vestibule de la salle d'opérations; là on l'endort, on le déshabille, on le place sur le lit spécial ou table à dossier sur laquelle il sera opéré.
La salle d'opérations n'aurait pas besoin d'être bien vaste pour elle-même. Mais dans les hôpitaux des grandes villes il faut compter Fig-84i.- Pavillonde^chku^rg,^
avec les nécessités de l'enseignement. Aussi la salle d'opérations est au besoin munie de quelques bancs en gradms pour les assitants. Mais cette disposition n'est motivée que par la présence des étudiants, et si elle est presque inévitable dans les villes de facultés, elle n'a pas sa raison d'être ailleurs.
Deux conditions sont exigibles avant tout : une extrême propreté et une belle lumière. Ici encore, les murs seront tout unis, les angles arrondis, les surfaces peintes à l'huile ou stuquécs; il
Éliinents et Tbéorit dt TArcbiteclure. — II. f 6
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salles des malades. — 2, bains — ), salle d'op^r.itions. — 4, salle des appareils. — j, ancsllicsie. — 6, chambre d'ïioli. — 7, Dépôt de produits chimiques. — 8, salle de réception el désinfection. — 9, réfectoire. — 10, s«lle i manger des infectés. — II, vestiaire des malades. — 12, office. — ij, charbon. — 14, urinoirs, cabinets d'aisances. >- 1$, trémie du linge sale.
est nécessaire que ces murs puissent être fréquemment lavés. Le sol est carrelé en grés cérame, avec pente pour l'écoulement des eaux de lavage. Dans la salle même, de l'eau froide et de l'eau chaude.
Quant à l'éclairage, la lumière du nord est indispensable. On désire avoir cette lumière à la fois verticale et latérale, et pour cela la combinaison ordinairement employée est d'avoir un comble brisé, dont Icbrisis est trésraide; la panne de bris sépare alors deux châssis qui n'en font qu'un en réalité.
Naturellement une ventilation énergique est nécessaire ; elle sera obtenue par des moyens analogues à ce que nous avons vu pour les salles.
La salle d'opérations devra être accompagnée d'une pièce secondaire, distincte de la salle d'anesthésie, où seront déposés tous les objets et instruments nécessaires; cette pièce sert aussi de vestiaire-toilette pour les chirurgiens.
Comme il résulte des dispositions ci-dessus que la salle d'opérations doit être éclairée du haut, on ne pourra en superposer deux l'une à l'autre. Si donc la composition comportait des services de chirurgie superposés, il faudrait que la salle d'opérations servît pour ces deux services.
Cependant la séparation des suppurants et non-suppurants s'impose tout particulièrement ici. 11 faudra donc deux salles, qui peuvent être l'une à la suite de l'autre, pourvu qu'elles soient séparées par un mur plein, et qu'elles aient chacune leur accès et leurs dépendances propres.
Naturellement, les chocs et accidents de transports seraient plus douloureux pour un blessé que pour un malade. Les transports verticaux ne se font donc que par des ascenseurs assez vastes pour recevoir un lit et un ou deux infirmiers.
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En plus de la salle d'opérations ordinaires, il y a dans les hôpitaux complets ce qu'on appelle le Pavillon des grandes opérations. On y traite les maladies qui exigent des opérations longues ou difficiles, ou encore celles qui peuvent constituer un danger de contagion. Je puis citer comme exemple une construction assez récemment faite à cet usage dans l'Hôpital Laennec (fig. 842).
La salle ou les salles d'opérations n'y différeront pas de la description qui vient d'être faite. C'est dans les dépendances et accompagnements de ces salles que se trouveront les différences. En effet, ce pavillon, au lieu d'être lui-même une dépendance comme la salle ordinaire d'opérations, est un tout qui doit avoir son autonomie complète. Il s'y trouvera la salle d'opérations également précédée de la salle d'anesthésie, accompagnée des mêmes dépendances, et ce service pourra ici encore être dédoublé, pour les suppurants et non-suppurants, à moins qu'il ne soit fait deux pavillons distincts.
Mais en plus des dépendances ci-dessus, il y aura tout ce que comporte un ensemble séparé et autonome : office, salle de bains, cabinet de médecin, pièce pour la surveillante, cabinets d'aisances, vidoir, service de linge sale, et surtout un certain nombre de chambres bien aérées et hygiéniques où les malades recevront les soins nécessaires avant et après l'opération, pendant tout le temps qu'ils ne pourront passer dans les salles communes. On appelle ces chambres chambres d'isolement.
Le Pavillon des opérations est autant que possible dans une partie retirée du terrain, dissimulé dans la verdure.
Fig. 84J. — Pavillon des grandes
opérations à l'hôpital Laennec,
i Paris.
I, entrée. — 1,1, chAmbres d'opérés. — ), salle d'opérations. — 4, cabinet du chirurgien. — $, oflîcc*. — 6, lingerie, surveillante. — 7, chambres de serviteurs. — 8, bains. — 9, magasin.
Dans un ordre d'idées assez semblable nous trouverons les Pavillons disolemeni pour les maladies contagieuses. Dans les hôpitaux parisiens, ce service n'existe pas toujours, parce que nous avons à Paris une organisation assez complète pour comporter des hôpitaux spéciaux : c'est dans ce but qu'on a créé plusieurs hôpitaux assez restreints sur divers bastions : ce sont des hôpitaux spéciaux.
Mais lorsqu'une ville n'a et ne peut avoir qu'un hôpital général, il est indispensable qu'il s'y trouve des pavillons d'isolement, bien à part; suivant les cas, il y aura plusieurs pavillons, par exemplepourles varioleux, lesscarlatineux, lestyphiques; ou bien ces diverses maladies seront traitées dans un même ensemble de bâtiments, mais alors sans communication entre les diverses salles et leurs dépendances. Il s'y trouve toujours un certain nombre de chambres pour l'isolement complet du malade, sans préjudice des chambres payantes qui peuvent exister si le programme le comporte.
On isole aussi dans un hôpital général les services de la Maternité. C'est presque un petit programme dans un grand, la Maternité étant un service bien spécial, qui n'est pas en somme destiné à des malades, mais où il faut cependant prévoir la maladie. La Maternité Baudelocqne (fig. 843), dépendant de l'Hôpital général de la Maternité, et servant de clinique à la Faculté, nous fournit l'exemple le plus complet de ce genre d'établissement et c'est en vous reportant à son plan que vous pourrez bien saisir tout ce qui suit.
Généralement les Maternités ont un accès direct par une voie publique, avec un vestibule couvert qui permette de descendre de voiture à l'abri du froid ou de la pluie. Souyent une consultation spéciale est jointe à la maternité. Le programme comporte :
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