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cabinets de médecins, pièces pour les sagesfemmes et aides; en un mot la Maternité ne se rattache à l'Hôpital général que pour profiter du voisinage des services généraux, cuisine, etc. C'est un petit hôpital sans services généraux complets.
Quant aux services médicaux, ils ont quelque analogie avec ceux des pavillons de chirurgie. La femme enceinte est après son admission placée d'abord dans une salle ou dortoir d'observation, analogue à toutes les salles d'hôpital; puis, lorsque le moment approche, elle est transférée dans ce qu'on appelle la salle de travail — c'est la salle d'accouchement. Cette salle devra être vaste, bien éclairée et aérée, d'une propreté extrême. Il s'y trouve plusieurs lits.
très éclairés par le jour du nord, ou la nuit par l'électricité; une grande cheminée à feu visible, des appareils à eau chaude et eau froide, une ou deux baignoires dans la salle même. Le sol sera en grès cérame, les murs doivent pouvoir être fréquemment lavés. Comme dans les salles d'opérations, toutes saillies inutiles, toutes moulures, en un mot tout ce qui pourrait retenir des germes dangereux, sont rigoureusement interdites. Le cube d'air peut être calculé à raison de 60 métrés cubes au minimum
Fig. 844. — Maternité Cochin. Plan du i" étage.
I, salle des femmes accouchées. — 2, office. — 3, bains. — 4, bidets. — 5, lavabos. — 6, vidoirs. — 8, cabinets d'aisances. — 8, dépôts. — 9, salle d'opération. — 10, salle d'accouchement.
par lit. Tout doit être combiné pour éviter aux malades les chocs ou les mouvements brusques. Aussi, lorsque la disposition comporte plusieurs étages, il faut de grands ascenseurs ou montelits pour toutes les communications verticales.
Après l'accouchement, la femme sera transférée d'abord dans une chambre isolée, où elle restera plus ou moins longtemps; puis de là dans un dortoir. Mais encore, suivant les cas, ce sera un dortoir ou un autre. Il y a le dortoir des mères qui peuvent nourrir, dans lequel chaque lit est accompagné d'un berceau, et le dortoir de celles qui ne nourrissent pas, ayant pour conséquence le quartier des nourrices.
ÉLÉMENTS DE L ARCHITECTURE HOSPITALIÈRE
Une Maternité comprend donc, avec la salle de travail ou d'accouchements, trois salles distinctes : salle d'observation avant; salle de convalescence après pour les mères qui nour-
i«» ÉTAOB. — I, vestibule, ascenseur. — 2, salle de change. — 3, femmes eo coaches. — 4, interne. — 5» sanreîltâiite*
é, bains et lavabos.
Fig. 84$. — Maternité Bcaujon.
REz-DE-ciiAUSséB. — I, vcstîbule de la consultation. — 2, salle d'attente de la comultation. — 3, salle de consaltstion. — 4, spéculum. — 5, saj^e-fcmme. — 6, vestibule de ta salle d'accouchem'-nt. — 7, salle de travail. — 8, office. — 9, bains. — 10, salled'opèration. — 11, lingerie. — 12, linge sale. — ij, élèves. — 14, chef de service. — 15, ascenseur.
rissent; salle analogue pour les mères qui ne nourrissent pas; chacune avec des chambres d'isolement, offices, bains, et en général les dépendances que nous avons vues pour les salles de malades.
Or, fiiites bien attention à ceci : la salle des mères qui nourrissent ne peut être semblable aux autres.
En effet, pour les femmes enceintes, ou pour les mères qui ne nourrissent pas, il suffit d'une salle ordinaire d'hôpital. Pour celles qui nourrissent, il faut qu'un berceau trouve sa place à côté du lit. C'est ce qu'indique, dans le plan de la Maternité Baudelocque, la salle des femmes accouchées (n° 19); vous pouvez encore consulter à ce sujet les salles, très largement installées, delà Maternité Cochin (fig. 844), ou celles de la Maternité Beaujon (fig. 845).
Nouvel exemple de cette vérité que nous rencontrons si souvent, que l'architecture extérieure est subordonnée aux exigences
Fig. 846. — Nourricerie ou crèche de l'Hôpital des Enfants assistés.
spéciales du programme : ici, pour les salles où il n'y a que des lits, l'espacement des fenêtres, d'axe en axe, sera celui que nous avons trouvé pour les salles de malades avec lits isolés : 2 "" 70 à 2 " 80 environ; pour les salles où il y a des berceaux, il faut au moins o ™ éo de plus, soit 3 ■" 30 à 3 '"40; ce qui d'ailleurs est logique à un autre point de vue, puisqu'il faut de l'air pour deux respirations, si peu que la plus jeune en consomme.
Une maternité se complète par le service des nourrices : une salle-dortoir avec quelques dépendances, et quelques chambres d'isolement. Ce service n'est d'ailleurs pas très important, car les nouveau-nés restent peu à l'hôpital, et sont le plus tôt possible envoyés à la campagne.
Cependant, les hôpitaux spéciaux, et en particulier ceux des
HLKMENTS DH L ARCHITECTURE HOSPITALIÈRE
enfants assistes, nécessitent le service des crèches, ou salles de nourrices, où chaque lit est accompagné de deux berceaux, l'un pour l'enfant de la nourrice, l'autre pour le nourrisson. Tel est le plan de crèche de l'Hôpital des Enfiints assistés (fig. 84e), grand établissement complexe, qui participe à la fois de l'hôpital et de l'École enfantine.
SOMMAIRE. — Les bains; — bains individuels; — Hydrothérapie. — Quartier ou hôpital spécial d'enfants. — Contagieux. — Tableaux comparatifs; dimensions, surfaces et cube d'air (services thérapeutiques).
Service des morts. — Nécessités de l'enseignement. — Tableau comparatif.
Nous avons à peu prés vu ce qui concerne l'habitation du malade à l'hôpital. Mais il y a encore à son usage un service très important, qu'on classe ordinairement parmi les services généraux, mais qui est bien un service thérapeutique au premier chef:: ce sont les Bains.
Je vous ai dit que dans chaque salle de malades il y a prés de l'office une ou deux baignoires : plutôt deux qu'une : une fixe, une autre mobile, qu'on transporte prés du lit du malade. Mais ceci ne vise que les cas urgents ou les malades dont le transport est impossible. En régie générale, les bains se prennent au quartier des bains, soit que le malade puisse y aller à pied ou qu'on l'y transporte.
Le service des bains est ordinairement en double, côté des hommes, côté des femmes, lorsque l'hôpital comporte luimême les deux sexes. C'est ce que vous pouvez voir dans le plan de l'Hôpital Tenon. Cette dualité est nécessaire pour les
bains proprement dits; mais pour certaines salles à appareils spéciaux dont l'emploi est assez rare, on peut admettre l'affectation alternative et suivant les heures à chaque sexe. Au surplus, le département des Bains est de ceux qui exigent un
Fig. 847. — Bains de l'hôpital Saint-Louis.
1, entrée. — 2,2, bains. — 3, lingerie. — 4, salle de frotte (gale). — s> l""'"' (g«le)- — '. "Sîne. — 7, entrée de l'hydrothérapie. — 8, déshabilloirs. — 9, piscine. — 10, hydroféré. — 11, latrines. — 12, douthes de vapeur. — 13, déshabilloir. — 14, sudations. — IS, bains de vapeur. — 16, douches locales. — 17, bains du Pavillon Gabrielle.
programme très précis, car les opinions du corps médical sur ce sujet sont très variables : le premier soin de l'architecte doit donc être de réclamer ce programme détaillé. Je me bornerai à vous indiquer à cet égard une installation très complète : les bains de l'Hôpital Saint-Louis (fig. 847), où ce service a une importance toute particulière.
La salle principale ou salle des baignoires, d'une importance variable selon l'établissement, exige une disposition particulière, 11 faut que les baignoires soient constamment surveillées, elles ne peuvent donc pas être dans des cabinets de bain. Mais elles peuvent être séparées l'une de l'autre par des rideaux à hauteur d'homme, pourvu que la vue ne soit pas interceptée par rapport au surveillant. Aussi on dispose ordinairement deux rangées de baignoires et un large passage au milieu : c'est à peu prés la disposition d'une écurie double. L'alimentation des baignoires se fait par ce passage central, et par les soins des surveillants, car le malade ne doit pas gouverner son bain à son gré.
Cette salle doit être claire, et le mieux est un éclairage bilatéral lorsqu'il est possible. Elle doit être assez élevée pour que la vapeur d'eau ne sature pas trop l'atmosphère; enfin sa construction doit être prévue en raison de l'humidité chaude et de la buée abondante, et aussi pour éviter les refroidissements. 11 faut donc de la construction sérieuse, et lorsqu'on peut voûter ces salles en véritables voûtes de maçonnerie, c'est certainement le mieux. Le sol, les parois doivent être imperméables et faciles à laver. Il faut donc un sol en asphalte ou ciment, ou mieux en grés cérame, et des murs garnis de revêtements céramiques ou de stucs, ou tout au moins de peinture renouvelée aussi souvent qu'il sera nécessaire.
A côté de celte salle, il f;iut quelques pièces pour les bains spéciaux, notamment les bains sulfureux; la surveillance doit en être facile au moyen de parties vitrées. Le service des bains est plus ou moins important selon les hôpitaux ; c'est surtout dans les établissements où sont plus spécialement traitées les maladies de la peau, tels que l'Hôpital Saint-Louis, que les bains comportent de nombreuses subdivisions. Ce sont là des questions de programme, car pour tout cela, piscine, douches, fumi-
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gâtions, douches de vapeur, étuve, il n'y a pas d'autre recommandation à faire que ce qui a été dit à propos de toute salle de bain : imperméabilité des murs, écoulement assuré des eaux répandues, température constante. Seule, l'étuve appelle une prescription spéciale : tout y doit être en ciment, murs, voûtes et gradins ; il n'y a pas de fenêtre, un seul jour du haut, hermétique.
Tout cet ensemble comporte de nombreux accessoires : en premier lieu la chaufferie, si elle n'est pas commune avec d'autres services. Ce sera un local, le plus souvent en sous-sol,
où seront les appareils de chauffage de l'eau :
je n'ai rien de particulier à en dire. Puis il faudra ..... „ . , . ,,„. .,„... des vestiaires ou dépôts
rig. 848. — bains externes de 1 Hôpital Bichat. '
de linge, des armoiresétuves pour le chauffer, des cabinets d'aisances. Enfin des cabinets pour la surveillante et le médecin compléteront ce service. Il y a d'ailleurs dans plusieurs hôpitaux des services de bains externes. Ainsi, à l'Hôpital Bichat, il a été fait dans ce but une installation assez complète (fig. 848). Comme éléments, cela ne diffère pas de ce que nous venons de voir pour les bains internes.
Nous avons passé la revue de tout ce qui constitue dans un hôpital les services thérapeutiques. Ce que je vous en ai dit s'applique surtout aux hôpitaux d'adultes : j'aurais cependant quelques particularités à vous signaler en ce qui concerne les hôpitaux d'enfants.
Là encore il y aura la division en services médicaux et services chirurgicaux; à cet égard, la composition ne variera pas
sensiblement. Ici encore, dans les salles de malades, les lits d'enfants sont généralement disposés à raison de deux par trumeau. Je vous ai donné plus haut des indications à ce sujet. Comme programme, l'hôpital d'enfants a une plus large part à faire aux maladies contagieuses. Il faut des pavillons spéciaux pour ces diverses maladies : on trouvera donc les pavillons des rubéoleux, des scarlatineux, des typhiques, surtout des diphtériques (fig. 849). Chacun de ces pavillons devant être traité
ri
Fig. 849. — Service d'isolement de l'Hôpital des enfants assistés.
ainsi que nous l'avous vu pour les salles de malades, mais en plus avec des chambres d'isolement.
Précédant tout ce service des contagieux — lequel devra être bien à part dans la composition —r il faut un pavillon qu'on appelle pavillon des douteux, comprenant, suivant l'importance de l'hôpital, un nombre variable de salles. C'est un service d'observation : du moment où la nature de la maladie apparaît nettement, l'enfant est évacué sur le pavillon qui doit le recevoir. Naturellement, si tous les douteux étaient ensemble sans aucune précaution, ils se communiqueraient réciproquement les maladies dont ils peuvent avoir le germe. Il faut donc un isolement qui est obtenu par la division des salles en loges ou stalles, avec paroi vitrée sur le corridor central. Les dépendances comme ci-dessus.
La disposition des salles de diphtériques sera la même : stalles vitrées et corridor de surveillance au milieu. A l'extré-
mité du pavillon on dispose un dortoir des convalescents. Les dépendances du pavillon des diphtériques sont importantes : outre l'office, la salle de bains, les cabinets d'aisances, le linge sale, il doit y avoir un cabinet spécial pour l'interne, un pour la surveillante; un logement de la surveillante en chef, des chambres pour les infirmières; enfin, une petite salle d'opérations avec ses accessoires.
Ce qui doit guider dans l'étude des pavillons de contagieux, est la pensée d'autonomie dans la mesure du possible, car toute communication, non seulement de malade à malade, mais entre les personnes qui les approchent, est toujours un danger.
Mais rien ne vaut comme point de départ d'études des données chiffrées.
Voici d'abord pour les salles de malades :
1° (anciens hôpitaux) services de médecine et de chirurgie
Saint- Antoine
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Enfants malades....
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Saint-Louis
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Laennec (anciens Incu
râbles)
Necker
Pitié
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