DISPOSITION
Vis-à-vis.
Vis-à-vis, stalles non contiguës.
Vis-à-vis.
Vis-à-vis, par tables accouplées.
Un seul rang, id.
Vis-à-vis.
Tenon
Laennec
(Construction nouvelle) Baudelocciue
Femmes
Enfants
La salle des autopsies doit être assez vaste, très claire et très aérée. Les corps sont déposés sur des tables autour desquelles on doit pouvoir circuler. Rarement leur nombre dépasse deux, si ce n'est dans les grands hôpitaux. L'éclairage a lieu par des fenêtres assez élevées ; mais, s'il peut se compléter par un jour du haut, ce n'en est que mieux.
Le sol est formé de caillebottis en bois, sur cuvette en ciment avec écoulement des eaux de lavage. Il faut des lavabos pour les personnes, et des auges en ciment pour le lavage des pièces anatomiques, sans préjudice de canalisations avec raccords en caoutchouc, permettant le lavage direct sur la table d'autopsie elle-même.
Les murs doivent être imperméables, et sont ordinairement revêtus de glaces brutes jusqu'à i "^ 50 environ de hauteur.
Les autopsies se font parfois la nuit, en cas d'urgence ; il faut donc un éclairage électrique puissant.
Quant aux laboratoires, c'est une création demandée par les médecins et réalisée dans les hôpitaux les plus modernes. Le plus souvent, il y a un laboratoire où plusieurs savants peuvent travailler; parfois quelques petits laboratoires personnels. Ils ne différent pas de ce que nous avons vu à propos des édifices d'enseignement supérieur.
SOMMAIRE. — Importance des services généraux. — Administration.
— Logements. — Internes.
Cuisine et dépendances. — Lingerie. — Vestiaire des malades. —
Pharmacie. — Buanderie. — Étuves à désinfection. — Services
externes : consultations. — Bains externes.
Tout le vaste ensemble des services médicaux comporte un ensemble très vaste également de services administratifs et services généraux. On est souvent frappé lorsqu'on voit un plan d'hôpital de la place considérable qu'occupent ces services, et on est effrayé de la dépense qu'ils entraînent : car à toute exagération de dépenses dans un hôpital correspond une restriction du nombre de malades à soulager. Ces services ne sont après tout que des dépendances, et plus on pourra les traiter simplement et modestement, mieux cela vaudra. Ils resteront d'ailleurs toujours très importants.
L'administration doit être près de l'entrée, accessible sans nécessité de pénétration dans l'hôpital. Rien n'y mérite une description particulière : seule la nomenclature des services qu'elle comprend sera utile pour vous donner l'idée de l'importance de ce service. Dans un grand hôpital, il comporte : loge de portier; — bureau des admissions, avec pièce pour l'examen de l'arrivant par l'interne de garde; — bureau du
directeur; — de l'économe; — bureaux des employés de la Direction et de l'économat; — salon-vestiaire des médecins; — bibliothèque de prêts aux malades ; — archives ; enfin des appartements pour le directeur, l'économe et le pharmacien en chef; — des logements d'employés. Dans tout cela, il n'y a pas d'éléments spéciaux, ce sont toujours des locaux administratifs.
Mais l'hôpital comporte encore d'autres logements. Les médecins ou chirurgiens n'habitent pas l'hôpital, mais les internes y sont logés : internes en médecine et chirurgie, ou internes en pharmacie : deux groupes vivant souvent fort mal ensemble.
En général on cherche à loger les internes dans des pavillons assez écartés des salles de malades, car ces jeunes gens sont parfois bruyants : autant que possible, un pavillon séparé pour les internes en pharmacie. Il faut une salle de garde ou de réunion, ordinairement au rez-de-chaussée, une bibliothèque et des chambres. Chambres aussi pour les internes malades; trop souvent ils contractent la maladie qu'ils soignent, et il faut pour les soigner à leur tour des pièces confortables, où leurs familles puissent venir les voir, et qui soient assez isolées pour que les contagions ne soient pas à craindre.
Enfin, en dehors des logements dont je vous ai> parlé pour des employés d'administration ou d'économat, il y a dans un hôpital tout un personnel auxiliaire de la médecine qui doit nécessairement habiter l'établissement : ce sont les surveillantes ou, suivant les programmes, les communautés religieuses; les infirmiers et infirmières. Ces habitations doivent être assez près des salles de malades, et cependant il faut chercher à les rendre accessibles sans qu'on ait pour cela à traverser des quartiers de malades. Il ne faut pas oublier en effet que la surveillance doit être facile et rigoureuse : les malades cherchent à se procurer
clandestinement bien des choses qu'on leur interdit, et il faut que, sans trop se faire voir, la .police de l'hôpital soit sévère et efficace. Les surveillantes en chef ont chacune un petit appartement; les infirmiers et infirmières, les garçons et filles de service sont en dortoirs divisés en stalles.
Les services généraux constituent un ensemble plus important; ou plutôt ce sont plusieurs ensembles, car ils comportent des divisions qui ne doivent pas être groupées.
Sans parler de diverses dépendances comme il en faut dans tout grand établissement, telles que les hangars, caves, dépôts de combustibles, etc., on peut comprendre sous la rubrique de services généraux spéciaux à l'hôpital :
La cuisine et ses dépendances;
La lingerie, vestiaire, etc.;
La pharmacie avec ses dépôts et laboratoires;
Le dépôt de Hnge sale, la buanderie, l'étuve à désinfection;
Un bâtiment pour le chauffiige à vapeur, une usine d'électricité.
Ces divers services ne présentent pas de particularités bien spéciales; il importe plutôt de vous les bien définir. Car, ainsi que je vous l'ai souvent dit, les programmes sont forcément laconiques; on y dira par exemple « une lingerie » et vous pourriez croire qu'une lingerie est une salle. Voyons donc le sens vrai de ces mots nécessairement collectifs.
La cuisine, dont je vous montrerai deux plans détaillés, l'un pour un grand hôpital (Tenon) (fig. 852), l'autre pour un petit, où elle est contiguë à la pharmacie (Bichat) (fig. 853), comprendra d'abord la cuisine proprement dite, toujours vaste ci claire, avec son fourneau soit ordinaire, soit à la vapeur, sa rôtisserie, sa grillade. Dans des pièces contiguës, on trouvera les
services accessoires de la cuisine, épluchage et laverie; dans quelques hôpitaux, ces services trouvent place sous le vitrage d'une cour ouverte.
La cuisine proprement dite est ouverte par l'une de ses
parois sur une
grande galerie, parfois une simple marquise où se fait la distribution des aliments. Cette galerie, forcément vaste,
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