X INTRODUCTION
premier abord, mais nous pouvons bien être trompés par bien (ies apparences. D'abord l'élément est très aplati, concave au centre et le reliquat nucléaire peut être considérablement réduit ; puis, même dans les hématies de certains ovipares, nous voyons que les différences de réf.iugence sont tellement faibles entre le noyau et le protoplasma, que le premier semble indistinct; l'hémoglobine qui imprègne uniformément l'hématie discoïde contribue peut-être à masquer ce noyau.
Le globule rouge imprégné d'hémoglobine, qu'il s'agisse du globule nucléé elliptique ou du globule discoïde, est une forme déjà vieillie, comme Ta montré très bien G. Pouchet; il est inapte à se reproduire et il est destiné à se redissoudre dans le plasma, après avoir rempli pendant un temps variable son rôle vecteur de l'oxygène. Ce globule doit être considéré, sous cet aspect, comme un élément arrivé à une phase avancée de son développement.
Ne pourrait-il pas avoir subi des modifications morphologiques qui rendraient indistincts la paroi, le protoplasma et le noyau, par une sorte de tassement et de fusion de ses diverses parties constituantes.
Les cellules cornées de l'épiderme dérivent manifestement des cellules du corps muqueux; elles en diffèrent considérablement; cette comparaison montre bien l'idée que nous nous faisons du globule discoïde des mammifères. — M. Sappey, à l'aide de procédés tout à fait spéciaux, fait reparaître le noyau dans les globules rouges des mammifères, comme on parvient à le déceler dans les cellules cornées.
On nous objectera sans doute que nous sommes loin de connaître les phases qui amènent le globule rouge à l'état de disque biconcave, qu'on ne suit pas bien la disparition du noyau, etc. ; nous en convenons. Mais est-ce 11 un ensemble