‹ Elements Metaphysiques de la Doctrine de la VertuChapitre 35 sur 52 · MÉTHODOLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTHODOLOGIE

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L’idée même de la vertu implique qu’elle doit être acquise (qu’elle n’est point innée), et il n’y a pas besoin, pour s’en assurer, d’invoquer la connaissance anthropologique qui résulte de l’expérience. Car la puissance morale de l’homme ne serait pas de la vertu, s’il n’était appelé à montrer sa. furce de résolution dans sa lutte contre des penchants contraires si puissants.

La vertu est le produit de la raison pure pratique , en tant que celle-ci, qui a conscience de sa supériorité, triomphe, au moyen de la liberté, de la puissance des penchants contraires.

De ce que la vertu n’est pas innée, il suit qu’elle peut et doit être enseignée ; l’enseignement de la vertu* est donc une doctrine*. Mais, comme la doctrine qui enseigne comment on doit se conduire pour se conformer à l’idée de la vertu, ne donne pas seule la force nécessaire pour mettre les règles en pratique, les stoïciens pensaient que la vertu ne s'apprend pas au *

moyen d’un simple enseignement du devoir et de cer-

* Tugendlelire. — * Fine Doctrin,

llOCTniNB DE LA VERTU.

taines exhortations (Try&atvETt/w:' ) , mais qu’il la faut cultiver et exercer en s’appliquant à combattre l'ennemi intérieur qui tel nous ( * ) ; car on ne

peut pas tout ce que l’on veut , quand on n’a pas d’abord essayé et exercé ses forces. En pareil cas, en effet, il faut prendre tout de suite et complètement sa résolution : autrement la conscience’ (mi/mus), en capitulant avec le vice potlP S’en dégager peu à peu, ne serait pas tout à fait pure ou même serait vicieuse, et par conséquent ne produirait aucune vertu ( la vertu raposont sur un seul principe).

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