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PRODUCTION DE LA VIANDE DE MOUTON EN GRANDE-BRETAGNE

Au Canada, l'élevage du mouton n’a pas été l’objet d’une attention aussi soutenue que l’engraissement du bœuf, du pore, ou l'industrie laitière, En Grande-Bretagne, et, jusqu’à un certain point, aux Etats-Unis, la production de la viande de mouton constitue une branche importante de l’agriculture. Au Canada, cette industrie ne e -<titue guère qu’une petite branche de la culture, et, comme telle, ne reçoit rela ment que peu d’attention.

Nul pays au monde ne produit de meilleurs moutons que la Grande-Bretagne, et nulle branche de l'industrie animale n'y est plus animal. Là, on s’en occupe comme d’une industrie hautement spécialisée et l’on y gagne sa vie, malgré des fermages élevés et des frais considérables.

En Angleterre, et en Ecosse également

avantageuse que l'élevage de cet

* on rencontre des troupeaux de plusieurs centaines de brebis d'élevage, et chaque troupeau est conf

intelligent, exercé souvent depuis l'enfance, dans son art. ou plusieurs assistants, et ces hommes

aux soins d’un berger On lui donne souvent un consacrent leur temps entier aux soins du troupeau. On se rend compte que ce qui vaut la peine d’être fait vaut 1 bien fait; et, suivant ce principe,

du troupeau et on leur f

a peine d’être on ne conserve que les sujets les plus avantageux ait donner un maximum de rendement, La rotation que l’on suit sur la ferme est établie d’après les besoins du troupeau, et, quand on achète des aliments, on ne se procure que les sortes qui répondent le mieux au but pour lequel elles sont données. L'industrie du mouton est depuis si longtemps établie sur une base commerciale, en Grande-Bretagne, que le système général d'élevage et d'alimentation varie peu, et seulement pour se conformer aux conditions variables de la terre et de la localité. Partout, on cultive des racines succulentes en abondance, ainsi que des herbes spéciales, dans les pâturages. L’éleveur se fait aussi un devoir de

fournir des tourteaux aux brebis qu’il engraisse,

bien que cet achat exige une dépense considérable. Il sait que deux choses sont nécessaires d'abord, et la nourriture généreuse, ensuite. lentes, les riches pâturages

pour assurer le succès: la santé, La vie en plein air, les racines suceu- * assurent la santé des animaux, tandis que l'emploi généreux de tourteaux de lin ou de coton, maximum de rendement.

Bien que les méthodes suivies par les beigers des vieux pays soient à peu près uniformes, cependant, la plupart des troupeaux ont un caractère qui leur est propre. L’éleveur porte son type de mouton dans son esprit, et il se guide sur cette vision pour faire le choix de ses sujets d'élevage. Il s'aperçoit promptement des défauts que présente un animal d'élevage ou de boucherie et choisit invariablement, pour les générations futures, des béliers forts dans les parties où les brebis sont faibles Un éleveur intelligent ne pardonne jamais les points faibles, ou, du moins, les points qui lui paraissent faibles, et son troupeau est ainsi la reproduction exacte de son idéal.

Les anciens troupeaux établis ne varient pas | d’une année à l’autre. Le même troupeau, visité

et d’autres aliments concentrés, donnent un

eaucoup dans leur composition, à la même saison, dans des années différentes, présentera toujours le même aspect, Les brebis qui atteignent un certain âge sont engraissées et vendues, et de jeunes agneaux, soigneusement choisis, sont appelés à prendre leur place, Les méthodes d’à peu près n’ont pas de place sur la ferme

anglaise: cn he toujours à obtenir des résuitats précis et uniformes, et on y réussit dans une large mesure.

Naturellement, c'est sur les fermes où l’on gar l'élevage du mouton atteint son plus ]

peaux, sinon la totalité d

le des troupeaux de race pure, que aut développement, La plupart de ces trou-

upeaux

; c'est-à-dire que l’on engraisse,

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