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prix, et il ne reste au producte qu'une très faible somme pour ses agneaux, si faible, qu’il en arrive à douter que l'élevage du mouton soit une industrie avantageuse,
Le kodak révèle quelques-uns des secrets du bétail de qualité inférievre. Non seulement on ne sait pas ce que c’est qu'un mâle de race pure, dans ces districts, mais on trouverait même difficilement un métis passable à la tête du troupeau. Règle générale, on met en réquisition les services de l’agneau le plus vigoureux que l’on possède, ou celui du voisin, dont le troupeau ne vaut pas mieux, et il en résulte infailliblement une variété dégénérée. C’est dans ces districts que l'agneau noir est le plus répandu, et partout, aussi, il ne pèse pas grand’chose. Les figures 31 et 32 représentent un bélier et un groupe de brebis typiques des espèces rencontrées dans Je distriet n° 1, et la figure 23, les agneaux qui en proviennent,
Il serait injuste d'attribuer entièrement la mauvaise qualité des agneaux au mauvais choix de reproducteurs. On n’attache que peu d'importance au troupeau, et la nourriture et les abris s’en ressentent. En hiver, les moutons ne reçoivent guère que de la paille, et on ne leur donnerait jamais de nourriture supplémentaire en été, quelque pauvres que soient les pâturages, On ne penserait jamais, non plus, à faucher les bardanes, et l’on ne se préoccupe pas de la division des sexes, avant que les agneaux soient expédiés au marché. Disons aussi que le rendement de la tonte, dans un bon nombre de troupeaux non améliorés, ne dépasse p°s 4 à 5 livres par tête.
Le district n° 2 produit des agneaux pesant de 60 à 90 livres. On commence, ici,
à reconnaître la valeur de la race et des bonnes méthodes d'alimentation. Le bélier commun cède la place au métis, et, de temps à autre, on introduit un mâle de race pure, peu cher. Cette mesure est généralement suivie de meilleurs soins et d’une meilleure alimentation, et il en résulte une amélioration de la race. Le district sort lentement, mais sûrement, des méthodes primitives. Certains cultivateurs font pousser des racines et du foin de trèfle, pour l'alimentation d'hiver. On donne aussi plus d'attention à la castration et au bien-être général du troupeau ; aussi, la majorité des agneaux dépasse la limite de poids qui leur donne droit aux meilleurs prix du marché. Le rendement de la tonte est de 6 à S livres de laine par tête, et la situation générale est prospère.
Le district n° 3 produit une excellente catégorie d’agneaux, dont beaucoup sont expédiés aux marchés de Buffalo et de New-York. Ce sont, en grande partie, des agneaux châtrés, bien garnis de viande, et qui obtiennent les meilleurs prix du marché. Ils pèsent, vers les mois d'octobre et de novembre, de 80 à 110 livres par tête, et rendent de 55 à 60 pour 100 de viande. Depuis longtemps, les propriétaires ont abandonné l'emploi des béliers métis, et la plupart ne redoutent pas de payer un bon prix pour un bon reprodueteur. La plupart des races de boucherie sont représentées, en proportions peu variables: Shropshire, South Down, Oxford, Leicester, Cotswold, et Lincoln. Nous reproduisons ici des photographies représentant deux de ces races: Leicester et Oxford. Les figures 36 et 27 “eprésentent des béliers employés sur des troupeaux métis. La figure 34 montre des groupes de brebis métis, et la figure 35 représente des agneaux provenant de ces brebis. On chercherait vainement dans ces troupeaux des agneaux de qualité inférieure, De fait, on peut dire que 100 pour 100 de ces agneaux sont de qualité n° 1 et obtiennent souvent un prix légèrement supérieur aux cours les plus élevés. Même sur un marché encombré de provisions, ces agneaux de bonne race se vendent, car il se trouve toujours des acheteurs, pour des produits de choix.
On constate, dans la plupart des troupeaux métis, les résultats des changements de mâles, des types à longues laines au type Down. Les brelis larges, massives, quelques-unes avec des faces brunes, d’autres à la face grise ou tachetée, font l’orgueil de maints propriétaires. Elles rendent de & À 12, et parfois même 14 livres de bonne laine, et quand leur utilité dans le troupeau est finie, elles engraissent rapidement et se vendent à un bon prix. Ces animaux donnent une chair exquise, formée d’une couche profonde de museles, où de viande maigre, avec une proportion de gras sufisante pour flatter le palais le plus fastidieux
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Les méthodes suivies dans ce district peuvent servir d'exemple. Les moutons ivent tout autant de soin que les vaches, et ils rapportent généralement beeucoup lus que celles-ci. Le foin de trèfle forme l'alimentation principale, et un bon nombre eveurs cultivent des navets pour l'hiver. M. Charles More, un éleveur enthoudu district nord-ouest du comté de Carleton, Ont., se trouve très bien de l’emploi de grains mélangés et non battus, pour l'hivernement de son troupeau. Tant qu'il emvloyait les navets à profusion, les agneaux venaient faibles et ne se mettaient sur pied que lentement, mais depuis qu’il a adopté le grain mélangé, ils viennent au monde vigoureux et sont de suite prêts à prendre soin d'eux-mêmes Il préfère un lange d’avoine, de blé et d'orge récolté avant la maturité complète. Ceci, avec un peu de foin de trèfle, ajouté, constitue la ration d'hiver des moutons de M. Moore. Sur sa ferme, aucun agneau mâle n'échappe au couteau, et on ne pourrait en dire utant d’un bon nombre des fermes de ses voisins. On n’y voit pas, non plus, de moutons à longue queue, cette preuve criante de semi-négligence. C’est un troupeau verbe, à tous les points de vue.
Les districts 1, 2 et 3 ne sont pas circonscrits par des limites géographiques bien
Le premier, comme on peut le supposer, représente une localité des plus arritrée, où le sol est de qualité inférieure, où les cultivateurs sont pauvres, et où sprit d'initiative fait défaut.
Le district n° 2 couvre de grandes portions éparpillées de territoire et s'étend même dans de bons centres agricoles, où, malheureusement, on trouve trop souvent des cultivateurs de deuxième ordre. Règle générale, ce distriret comprend ce que l'on pourrait appeler les cantons obscurs des comtés modérément progressifs. On y élève berucoup de bons agneaux, en raison des conditions éminemment favorables à l’indus-
» ovine; mais la proportion considérable de produits inférieurs donne une qualité moyenne relativement faible, Si les pertes que l’on encourt, chaque année, par l'emploi de béliers métis, étaient bien reconnues, l'exportation énorme de béliers de race pure,
x Etats-Unis, qui contribue tant au développement de l'élevage du mouton à viande, chez le cultivateur américain, serait grandement réduite, parce que le pays aosorberait
in grand nombre à. 3 sujets disponibles. Cet état de choses contribuerait grandement à la prospérité des éleveurs de moutons de race pure, aussi bien qu’à ceux de moutons ee au Canada.
Le district qui reste couvre les meilleurs secteurs agricoles où l’on élève non seulement de bons moutons, mais d'excellentes bêtes à ornes et de superbes chevaux. Les cultivateurs ont appris à tirer le meilleur parti possible de leurs occasions et ils trouvent que l'emploi du mâle de race pure, rapporte, pour toutes les catégories de bestiaux.