‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 19 sur 62 · Bélier Oxford à la tête d'un troupeau métis · texte numérisé non relu

Bélier Oxford à la tête d'un troupeau métis

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chaque année, un grand nombre de moutons qui sont vendus au boucher, On ne

conserve, pour la perpétuation du troupeau, que les sujets de choix, représentant au plus haut degré le type et l'excellence de la race.

Les troupeaux de race pure, anglais, contiennent depuis 200 jusqu’à 1,000 têtes

de brebis, et même plus. On trouve ces troupeaux, outre un grand nombre de bêtes à

et de chevaux, sur des fermes de 450 à 500 acres. Le système de stabulation

unément adopté sur un sc!

enrichi par des nombreuses années d'élevage intensif permet de nourrir tous ces animaux. Les plantes comme la ray-grass, le dactyle pelotonné, le trèfle rouge et le sainfoin, donnent un végétation luxuriante, On cultive i, pour les moutons, la navette, les racines, les choux et les plantes de ce genre, et, f aux saisons de l’année où on désire stimuler le développement, les diverses parties troupeau sont réunies en enclos fermés par des clôtures mobiles et reçoivent, outre fourrages suceulents, quelques tourteaux de lin ou autres aliments concentrés. 1 commencement de l'été, et après que les agneaux sont sevrés, les matrones, et paraussi les jeunes brebis, sont laissées en liberté, au pâturage; mais là même, elles nt pas obligées de parcourir de grandes distances pour se rassasier, Partout, la riture semble abonder, et cette condition est assurée par les changements de iturages et une exploitation judicieuse à tous les points de vue, Après que les agneaux sont sevrés, on les tient continuellement dans des champs ‘ par des clôtures mobiles, et où les vesces d’hiver, la fétuque des prés et les trètles les cachent presque continuellement à la vue. Ils reçoivent, en outre, une ou leux fois par jour, une portion d'avoine concassée et de grain. On change les clôtures biles de place chaque jour, en ne laissant en arrière que des terrains bien rasés, et en prenant dans l’enelos suivant une abondance de nourriture. Sur un grand nombre le fermes, les brebis au pâturage sont mises sur les parcelles que viennent d’abandonner les agneaux, et elles mangent avidement les tiges dont elles sont friandes et u leur procurent un changement de nourriture. Ces changements continu expliquent, dans une large mesure, la vigueur si remarquable du troupeau de mouton anglais. Rien ne se perd, et le terrain a de nouveau l’occasion de se regarnir pour fournir un nouveau pâturage, après quelques semaines. On sème, dans ce but, des récoltes en succession, partout où l’occasion se présente. Les betteraves fouragères et les navets viennent fréquemment après un pâturage, et on fait manger ces racines, soit sur le champ même, soit par portions journalières, dans les auges, en hiver et au printemps, et même jusqu’à une date avancée du printemps qui suit. 11 semble y avoir une provision continuelle de betteraves, sur la plupart des fermes anglaises. On les donne aussi bien avec le pâturage qu’avee la nourriture sèche, et on les apprécie hautement, pour la variation qu’elles apportent dans la diète et pour l'influence bienfaisante qu'elles exercent sur les fonctions digestives.

Sud de l'Angleterre.

Dans le sud de l'Angleterre, une grande partie du sol est consacrée à l'élevage du mouton, Dans le district Dorset, on a l'habitude de faire lutter les brebis Dorset deux ou trois fois de suite, par des béliers de cette race, et une fois par un bélier Down, iprès quoi on les engraisse pour la vente à la boucherie. De cette manière, le troupeau d'élevage reste pur; on dispose des brebis à un âge auxquelles elles conviennent au marché, et les agneaux demi-sang Down, venus au monde au commencement de l'hiver, commandent les plus hauts prix de l’année.

Dans les exploitations agricoles, l'élevage des moutons constitue le souci principal. La rotation est courte; elle consiste en blé, suivi par des herbes fourragères et du trèfle. La terre peut ne rester en trèfle qu’une année, et une partie de la récolte est convertie en foin. On cultive ensuite une partie en vesce, que l’on donne verte, et en foin, et une partie considérable en navets, suivie de nouveau par une récolte de blé. Les moutons sont tenus en enclos mobiles, et ils emportent très peu de la fertilité de la terre, Les trois points principaux de l'élevage des moutons. ici comme dans les autres parties de l’Angleterre, sont, premièrement, la clôture mobile; deuxièmement,

Plat drum us sommier a DS gt DuBebas:

ip fraîchement ensemencé, et enfin, le berger intelligent, Au Canad nous n'avons pas l'hiver anglais, si favorable à l'éleveur de moutons de ce pays, mais tout les autres conditions présentes tendent à assurer le maximum de développement 4 cette industrie, Ce qui serait peut-être le plus difficile à obtenir, c’est le berger dévout rt exercé, qui consacre sa vie au soin de son troupeau et recherche toujours les agnel d'avenir, pour le perpétuer.

Elevage du mouton en Ecosse.

L'élevage du mouton a atteint un haut degré de développement, dans certain parties de l’'Ecosse, Quelques fermes ne portent que ce que l’on appelle un troupeau mobile, c’est-à-dire que les moutons ne sont gardés sur la ferme que pendant un an, ou moins, soit qu'on les élève ou qu’on les achète, D'autres fermes, cependant, gardent des troupeaux de brebis d'âge régulier. Partout où la première de ces méthodes est eu vogue, on & l'habitude d'acheter, au mois de septembre, des brebis qui ont déjà por trois fois, et on les vend, engraissées, avec leurs agneaux, le printemps suivant ou au cc'umencement de l'été. Beaucoup préfèrent des brebis croisées (Leicester-Cheviot ou des Leicester Black Face, mais on achète aussi des Oxford Down ou des Sw#olk On fait lutter ces brebis par des mâles Leicester ou Oxford purs. On achète aus. des agneaux, en automne, pour consommer la récolte de navets ou de fourrage, et que l’on revend, gras, en hiver ou au printemps. Cette méthode convient surtout aux terres riches sur lesquelles on suit une courte rotation. La terre ne demeure en prairie qu’un

an où deux au plus.

Sur les fermes plus élevées ou plus pauvres, qui gardent une superivie considérable en pâturages permanents, on garde les troupeaux toute l’année, et d’une année à l’autre, En général, les brebis sont des métis des croisements déjà mentionnés. On les accouple avec des Leicester ou des Oxford purs, et, dans quelques cas, avec des Hampshire, Suffolk, ou Shropshire, Beaucoup ont pour habitude de diviser le troupeau en deux parties à peu près égales en nombre, Sur les vieux pâturages, une moitié du troupeau consiste d’un tiers d’agneaux gris achetés pour avoir leur premier agneau, un tiers de brebis de deux ans, et un tiers de brebis de trois ans, pour avoir leur trosième portée d'agneaux. Le progéniture de cette moitié du troupeau de moutons

ardée et engraissée pour le marché, principalement avec des navets.

La deuxième moitié du troupeau de brebis se compose de brebis de première et de troisième portée, transférées de la première à la deuxième partie du troupeau, où elles forment à peu près un tiers du nombre des sujets. Le reste est composé de brebis du même âge, achetées de ces cultivateurs qui ont l'habitude de disposer de leurs brebis, après leur troisième mise bas. Ces vieilles brebis sont luttées de bonne heure en automne afin que leur quatrième portée d’agneaux soit prête pour le marché de bétail gras, auquel on envoie également brebis et agneaux.

La nourriture produite par la ferme se compose d'herbe fourragère et de navets. On donne la plus grande attention aux semis d'herbe fourragère, Pour une seule saison de pâturage, on sème un mélange composé de 12 livres de ray grass italien, de 14 livres de mil, et de 10 livres de trèfle rouge, à l’acre. Quand la terre doit rester plus longtemps en pâturage, un mélange favori est de 12 livres de ray grass italien, 6 livres de ray grass vivace, 14 livres de mil, 4 livres de trèfle rouge, 4 livres d’alsike, 3 livres de trèfle blanc, et 2 livres de trèfle jaune. Ce sont là des semis épais, mais le cultivateur écossais les trouve avantageux pour l'élevage du mouton. Ils lui permettent de maintenir sur la terre un nombreux troupeau, et la variété de fourrages qu'ils fournissent assure des gains rapides chez les animaux.

On attache une grande importance à la récolte de navets. Pendant l'automne, on se sert de la variété blanche, connue sous le nom de Graystone. Quand ceux-ci sont consommés, une sorte plus tardive de navets blanes est prête, et, vers la nouvelle année, on a les rutabagas, que l’on peut faire consommer sur place, ou que l’on donne à la main. Donnés plus tôt, les rutabagas feraient du mal aux agneaux; parfois, même, ils sont fatale

iada, nous 2 Renouvellement du troupeau chaque saison. nais tout

pement les saisons où l'herbe est drue, on achète, au mois de septembre, deux brebis de

environ, On les tient au pâturage jusqu'à la lutte, On charroie au champ,

rer dévoué

s agnel ut la saison de la lutte, qui commence vers la mi-septembre, une provision de

r les mettre en bon état, Les éleveurs sont persuadés que les brebis vigou- : moment de l’accouplement, produisent une plus forte proportion de jumeaux.

de 40 à 56 brebis par bélier.

lPaccouplement, au fur et à mesure que l'hiver approche, on a recours à certaines ntution à Ja main. Les navets sont donnés en quantité modérée, environ 1,400 troupeau ; par 100 brebis On donne aussi jusqu’à une livre par tête de tourteaux de coton. nt un an, ind l'agnelage approche, on donne un quart de livre par tête d'un mélange composé t, gardent 1et d'avoine, Quand il fait froid, on réduit la quantité de navets et l’on donne des est eu proportion substantielle de foin.

léjà porté À Quand l'époque de l’agnelage approche, les brebis les plus avancées sont retirées nt ou au ES du troupeau et mises par petits groupes, afin d'éviter l'agglomération, et dès qu’elles -Cheviot pu gagner le pâturage, d'autres prennent leur place, s Sufolk. Quand les agneaux peuvent prendre soin d'eux-mêmes, on les met au pâturage, au des ! eur mère, en leur donnant, comme abris, des clôtures mobiles garnies de paille. que l’on a partie de pâturage qui fournit l'herbe la plus suceulente est réservée pour les ux terres t x les plus précoces, afin de les pousser autant que possible, et de profiter des rie qu’un ” prix du début de la saison. Mais tous sont engraissés aussi rapidement que et vendus aussitôt qu'ils sont prêts.

sidérable La méthode de lengraissement, suivie pour les agneaux achetés maigres, est intéannée à nte, Les ventes de ces agneaux commencent vers la fin de juillet et se continuent . On les jusque dans l'automne. Comme on désire des gains rapides, on prend soin de ne pas s Hamp- : recharger les pâturages, et l’on donne aussi une ration de grain composée d'avoine, de ipeau en À son, de tourteaux de coton ou de tourteaux de lin, en quantité très modérée, d’abord, ioitié du t augmentée graduellement, à la discrétion du berger. On evite les grands trouagneau, À peaux, et le nombre dc têtes ne dépasse pas une centaine, Les groupes ont assortis voir leur #Æ üvant Ja taille et l'état des animaux, et l’on dispose de ces groupes, au fur et à moutons ls mesure qu'ils sont prêts pour le marché.

‘espace donné à chaque groupe dépend de la grandeur du champ de pâturage et re et de À à nombre de groupes; chaque parcelle, ou enclos, mesure généralement 50 verges où elles À longueur des clôtures mobiles employées. Dans le district dont nous parlons, on se rebis du rt de clôtures en fil de fer, pour les divisions latérales, et de filets pour le devant. s brebis, À is dans la plupart des autres parties de l'Angleterre, on emploie des clôtures en bois, eure en faites avec des branches le bétail L'attention donnée l’engraissement des agneaux étonnerait plus d’un éleveur

canadien. On s'efforce de faire consommer, par les moutons, la plus grande quantité navets. possible de navets par tête, car on désire envoyer ces animaux au marché dans le plus 1e seule court délai possible. Les paniers qui doivent servir à la distribution de la nourriture, italien, F e matin, sont remplis la veille au soir. Dès qu’il fait jour, le matin, les bergers it rester donnent, dans des boîtes sépares, autant de tourteaux que les agneaux peuvent conalien, 6 3 sonmer en une heure, et versent, dans d’autres mangeoires, des navets qui ont été Isike, 3 préparés la veille. On ne donne d’abord que quelques navets, pour que tous les mais le D groupes de moutons puissent se Lettre à manger aussi rapidement que possible. permet- ô cur revient alors au premier groupe, et verse dans la mangeoire une quantité s qu'ils suflisante de navets pour en recouvrir le fond d’une couche de deux à trois pouces

d'épaisseur, et il fait de nouveau le tour de tous les groupes, en les servant de la même itomne, # manière; il continue ainsi toute la journée, Cette méthode de donner les navets ceux-ci 2 fraîchement coupés, et à intervalles rapprochés, engage les moutons à en consommer ouvelle une plus grande quantité. Vers trois heures de l’après-midi, on donne une provision donne de tourteaux de coton, de même que le matin, et, le soir, on remplit de nouveau les parfois, mangeoires de navets. On place, dans chaque loge, un ratelier de foin, que l’on remplit

l'après-midi. Cette routine est continuée, chaque jour, jusqu’à ce que les moutons soient en état d’être envoyés au marché.

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