MALADIES DU MOUTON
Au Canada, les moutons sont peu sujets aux maladies. Le climat de cette terre du Nord paraît leur convenir tout particulièrement. Ils réussissent aussi bien sous le climat froid et sec de l'Ouest que parmi les neiges de l'Est. Leurs toisons chaudes les protègent suffisamment, tandis que l'air pur et le soleil tiennent leurs poumons, et, par conséquent, leur système entier, en bon état. La bonne santé est done chose assurée, si le traitement répond tant soit peu à l'idéal exigé. Cependant, ce bulletin ne serait pas complet sans un chapitre sur les affections les plus communes que l’on peut rencontrer de temps à autre.
Les maladies du mouton peuvent être divisées en plusieurs catégories. En premier lieu, viennent celles causées par des parasites externes, comme la gale et le piétin, et on peut classer avec ces parasites les tiques et les poux, lesquels, si on les néglige, affectent souvent la santé des moutons presque autant qu'une maladie, Il y a aussi les parasites intestinaux, tels que les vers de diverses formes, qui peuvent affecter l'estomac, les intestins, et les organes respiratoires de la tête.
Les désordres digestifs se manifestent, aussi, de temps à autre. Les maladies et les accidents associés à la reproduction rentrent aussi dans cette catégorie.
Gale.
La gale, une fois introduite dans un troupeau, doit être traitée avec les mesures les plus énergiques. C’est une maladie strictement contagieuse, causée par une mite minuscule connue sous le nom technique de peoroptes communis ovis. Elle est si petite qu’il est difficile de la distinguer à l'œil nu. Cette maladie affecte généralement les parties qui sont recouvertes de laine. Elle commence généralement à la partie supérieure du corps et s'étend ensuite lentement, mais sûrement, sur le cou, les épaules et les hanches. En deux ou trois mois, le corps entier est affecté. Règle générale, la maladie fait des progrès beaucoup plus rapides pendant l'hiver que pendant les chaleurs. Elle reste pendant longtemps à l’état presque latent, sur les moutons au pâturage, après la tonte et le lavage. Les moutons bien nourris, vigoureux et sains, résistent à ses ravages d’une façon remarquable, tandis que ceux qui sont maigres ou mal nourris se débilitent rapidement, et, si on ne les soigne pas, ne vivent que peu de temps. Les moutons affectés donnent des signes de démangeaison, des pustules se forment, suivies d’une inflammation, et recouvertes de croûtes en dessous desquelles ou à côté desquelles le parasite vit. Les moutons sont inquiets, ils se grattent, se mordent, se frottent contre les clôtures et les piquets, comme s'ils enduraient de grands tourments. La toison prend une apparence épaisse, inégale. L'animal arrache avec ses dents des mèches de laine ou en laisse sur les clôtures et les piquets où il se frotte; les croûtes de la gale sont arrachées avec ces mèches, mais elles sont généralement remplacées à l'endroit de leur origine par des croûtes plus épaisses et plus adhérentes. La peau devient plus ou moins nue, plissée et crevassée, et le sang sort de ces crevasses. Sans traitement, la maladie empire, et l'infection se répand aux moutons qui viennent en contact avec les sujets infestés.
D'après la loi sur les maladies contagieuses des animaux, tout propriétaire qui constate la présence de la gale dans son troupeau, doit en donner immédiatement avis au ministre de l'Agriculture, à Ottawa, et à l'inspecteur du ministère d'Agriculture le plus proche. Des instructions sont alers émises et mises à exécution selon les règlements établis par le gouvernement.
Deux prépa ions pr a]
e soufre, mier est recommandé et employé par le ministère de l'Agriculture. Voici comment il
se prépare: Prendre dix livres de chaux fraîche et y ajouter assez d’eau pour faire une pâte. Tamiser, dans cette pâte de chaux, 24 livres de fleur de soufre, et agiter le tout vigoureusement, Faire bouillir le mélange dans 30 gallons d’eau, pendant trois heures, en agitant fréquemment. La solution devrait alors avoir une couleur brune ou chocolat; on la laissera reposer pendant quelques heures, de préférence toute la nuit, et l’on soutirera ensuite le liquide. On devrait avoir soin de ne pas agiter le sédiment, qui abimerait légèrement la toison du mouton. On devra ajouter à ce liquide une quantité suffisante d’eau pour faire 100 gallons. La température de la solution, ai moment du lavage, ne devrait pas dépasser 112 degrés Fahrenheit, ni être au-dessous de 106. Le lavage chaud amollit les croûtes et détruit les mites. Les moutons devraient rester deux minutes au moins dans le bassin. La tête devra aussi être plongée dans le liquide, et, s’il y a des croûtes épaisses sur la peau, il faudra faire pénétrer la solution en frottant la laine avec une brosse raide. Deux lavages seront nécessaires à intervalles de dix à douze jours. Dans les cas très graves, un troisième lavage peut être requis. Autant que possible, les moutons devraient être tondus avant d'etre lavés. Après le premier lavage, il faudra les changer de quartiers, et couvrir les parois de tous les endroits où ils ont été tenus, granges, clôtures, ete., avec une couche de lait de chaux contenant au moins 5 pour 100 d'acide carbolique pur ou de créoline. On trouvera, dans une autre partie de ce bulletin, des détails complets sur la manière d'effectuer les lavages.
Pourriture des pieds (piétin et fourchet).
Il y a deux sortes d’inflammation des pieds, une sorte contagieuse, appelée ptétin, et une autre, non contagieuse, appelée fourchet. Celle-ci est une maladie simple, dûe généralement à l'usure du sabot et à l’irritation causée par l'introduction de la poussière dans les tissus irritables du pied. Elle se produit donc, le plus souvent, sur les sols bas et humides, et dans les cours et les granges sales.
Ici, il est plus facile de prévenir que de guérir. On ne devra pas tenir les moutons dans des endroits humides, boueux et sales. Leurs sabots devraient être examinés et taillés chaque fois que cela est nécessaire, pour enlever la corne superfiue. Quand la maladie fait son apparition dans un troupeau, les sabots devront être taillés aussi étroitement que possible, et les pieds trempés ou lavés dans une solution de sulfate de cuivre, contenant une once de sulfate de cuivre pour deux chopines et demie d'eau. On appliquera ensuite une solution aqueuse de chlorure de fer ou de chlorure d’antimoine, ou, ce qui est encore préférable, un mélange en parties égales de chlorure d’antimoine et de teinture de myrrhe. Après ce lavage, il faudra protéger les surfaces nues avec une couche de goudron de pin ou de vernis de gutta-percha. Les animaux seront ensuite mis dans un pâturage propre et sec. Si la maladie n’ pas eu une longue durée, ce traitement effectuera généralement une guérison. Mais dans les cas avancés où une grunde partie du tissu a été détruit, il peut être nécessaire de répéter ces lavages à plusieurs reprises.
Pour les grands troupeaux, sur la prairie ou ailleurs, un traitement plus général s'impose. On peut faire une solution convenable en faisant dissoudre 10 livres de sulfate de cuivre dans 5 gallons d’eau. Cette solution est mise dans des auges de deux à trois pouces de profondeur; les moutons, que l'on aura d’abord fait passer dans de l’eau, de préférence dans de l’eau courante, pour leur nettoyer les pieds, sont obligés, au moyen d’un plan ineliné et étroit, à passer, à tour de rôle, à travers la préparation. Un autre remède consiste à tenir pendant quelque temps les moutons sur un plancher qui aura été recouvert d'une couche de 3 pouces d'épaisseur de chaux fraîchement éteinte.
Quant à la forme contagieuse de la pourriture, ou piétin, elle est presque inconnue dans ce pays, ce dont les éleveurs canadiens peuvent se féliciter. Les quelques cas constatés affectaient des sujets importés récemment. Pour cette raison, les moutons, importés ou autres, qui ont voyagé dans des wagons sales, devraient être examinés avec soin, dès l’arrivée, et traités en même temps qu'iis sont lavés. Cela coûtera beaucoup moins cher de prévenir la maladie, que de la guérir. Le traitement est sem-
blable à celui qui vient d’être décrit; mais, par suite de la nature persistante de la maladie, la guérison est généralement beaucoup plus lente, De même que dans le fourchet, l'irritation commence dans la peau des espaces interdigitaux et descend à travers les laminæ sensibles, Il est bon d'appliquer sur la peau entre les onglons, un mélange de une partie d'acide carbolique à dix parties de glycérine, ou de 20 parties de vaseline à 1 partie d'iode,
Tiques et poux.
Quand on examine les moutons pour voir s'ils ne sont pas atteints d’une maladie de la peau, il est bon de se rappeler qu'ils sont sujets à être infestés de tiques et dé poux. De ces deux ennemis, les poux sont les plus à craindre à cause de la rapidité avec laquelle ils se multiplient et des graves effets qu'ils peuvent produire sur la santé aussi bien que sur la laine de l'hôte qui les abrite, bien contre son gré. Le tique— qui à vrai dire n’est pas un tique, mais appartient à la famille des poux, tout en étant beaucoup moins prolifique que le pou—se développe rapidement; c’est aux agneaux qu'il cause le plus d'ennuis, mais, comme le pou blane, il se rencontre sur les animaux de tout âge. De même que pour les autres espèces d'animaux domestiques, ces parasites se rencontrent le plus fréquemment sur les moutons maigres et mal nourris, où ils paraissent être mieux à leur aise que sur les animaux en bon état. Quand ils sont en nombre, les poux et les tiques causent une grande irritation, et portent le mouton à se gratter avec ses pieds de derrière, à se mordre les côtes et à se frotter contre tous les objets à sa portée, tout comme s'il avait la gale. La toison en est très souvent abimée; d'autre part, le pou coupe aussi les fibres près de la racine, arrête ainsi la croissance de la laine et réduit beaucoup sa valeur. A moins que l’on ne fasse un examen très soigneux, on peut prendre pour de la gale les effets produits sur la peau par les attaques de ces animaux. Toutefois, on ne saurait trop répéter qu’il n’y a pas d'excuse pour une erreur de ce genre, car, s'il est vrai que la gale, les poux et les tiques peuvent exister tous à la fois sur le même animal, un examen attentif et laborieux, à l'aide d’une loupe de poche ordinaire, permettra à un observateur intelligent de déterminer exactement si l'affection est simple ou mixte, Il faut également se rappeler que la présence des poux n’est pas une preuve que le mouton n’a pas la gale, Le contraire est également vrai, mais “ela a peu d'importance, car sf les poux et les tiques sont des hôtes incommodes et peu désirables, ils sont loin d'offrir les mêmes inconvénients que la mite de la gale, plus petite, mais plus persistante et plus redoutable.
Vers de l'estomac.
Les vers de l'estomac, dont il y a plusieurs variétés, ont généralement un pouce de long et vivent dans le 4ème estomac. Les agneaux souffrent particulièrement de leurs attaques, lesquelles commencent peu après que ces jeunes animaux se mettent à manger de l'herbe, et continuent jusqu’à l’arrivée des froids. Les symptômes de cette maladie, chez les moutons et les agneaux, sont la perte de poids, l’hébètement, la langueur, la perte de l’appétit, la soif, les coliques. la diarrhée noire, la laine sèche, la peau crayeuse et une anémie générale. Ces vers attaquent particulièrement les agneaux et les moutons faibles, et, parfois, causent leur mort, tandis que les sujets forts et vigoureux peuvent être infectés sans paraître en souffrir.
Dans l’estomac, les vers produisent des œufs, trop petits pour être distingués à l'œil nu. Ces œufs sortent avec les excréments de l’animal et éclosent à une température de 40° ou plus. L'eau boueuse et stagnante est favorable à l’éclosion. Ils ne se développent pas dans une eau pure et, quand on les y dépose, meurent au bout de quelques semaines. Les petits vers poussent jusqu’à ce qu’ils mesurent environ un trentième de pouce de longueur. Après avoir été avalés par un mouton ou un agneau,
ils arrivent à
prévenir leurs attaques en tenant les organes digestifs en bon état, par l'emploi de
dira
racines en hiver, et de vesces, de navette, ou autres plantes succulentes, en été, avec autres nourriture Le sel, régulièrement donné, exerce un bon eflet, Dans les districts infestés, le pâturage devrait être divisé en plusieurs parties et les moutons tenus sur une parcelle pendant environ 10 jours, et ensuite conduits sur la parcelle uivante. Cette méthode, que l’on devra suivre depuis le mois de mai jusqu'au mois d'octobre, empêchera les moutons de se nourrir sur les pâturages infestés et préviendra
en même temps la réinfection, car les œufs demandent au moins deux semaines pour éclore Les pâti rages e l’on sait infestés desraient être Jlabourés ou traités avec
une forte application de chaux et de sel.
Maints remèdes ont été essayés avec plus ou moins de succès; gazoline, goudron, lysol, crévsote, kamala, et couperose bleue (sulfate de cuivre). Ce dernier atteindra
peut-être plus sûrement que les autres le quatrième estomac de l'animal, où les parasites sont logés. Ce traitement a été employé avec succès à la Colonie du Cap, etil a a la recommandation des autorités de ce pays. Le su fate de cuivre devrait être pur et d'une couleur bleu elair, On ssoudra deux onces de sulfate, finement pulvérisé, dans \ gallon d'eau bouillante, puis on ajoutera le reste et on agitera. Voici les
5 à empioyer :
Agneau de trois mois, 1 once de la solution.
Agneau de six mois, 14 once de la solution
Mouton de douze mois, 24 onces de la solution Mouton de dix-huit mois, 3 onces de la solution Mouton de vingt-quatre mois, 34 onces de la solution.
On devra avoir soin de donner le montant exact, suivant l’âge de l'animal. Quand on se sert de kamala, on devra le donner une fois par jour, en dose de 4 drachme à 1 drachme, dans du gruau épais, de la mélasse, ou de l'huile de lin crue. Le picrate
de potasse, hautement recomn indé par les autorités continentales, est administré tous les jours, en doses de 5 à 20 g1 ins, suivant l’âge et le poids. On le dit moins irritant qu'aucun des autres remèdes ment mnés. Sauf dans une ou deux localités, les bergers
canadiens n’ont que peu souffert des ravages de ces parasites.
Lestre du mouton.
La larve de cette mouche se trouve «ans les sinus de la tête du mouton. La mouche dépose ses œufs dans les narines, et les vers, une fois éclos, grimpent dans les sinus et se transforment en larves adultes.
Les moyens préventifs valent toujours mieux que le traitement, mais les bergers
habiles peuvent souvent soulager les : outons de leurs hôtes embarrassants, par l’opération du trépan. Il s’agit surtout de bien nourrir et de tenir les moutons forts et vigoureux. Le goudron on l'huile de poisson, appliqué sur le nez de l'animal ou placé
sur les bords d’une auge à sel étroite, ou autour de trous de deux pouces creusés dans un billot dans lequel on donne du sel, aidera à tenir les mouches à distance. Un abri obseur, pendant la chaleur du milieu du jour, diminuera les attaques de ces insectes. Le libre accès à une pièce de terre en jachère, où les moutons peuvent, en piétinant, soulever un nuage de poussière, tendra aussi à éloigner les mouches. Pendant les mois de juillet, d'août et de septembre, les moutons devraient, autant que possible, être tenus sur des pâturages sans arbres et sans broussailles d'aucune sorte.
Vers solitaires.
Le mouton donne asile à plus de variétés du ver solitaire que tout autre de nos animaux domestiques, sauf le chien. On en connaît huit espèces, mais une est beaucoup plus répandue .que touti les autres en Amérique, c’est le T'œnia expansa. Ce ver mesure de 3 à 6 verges de long et de un vingt-cinquième de pouce de largeur à la
couleur, segments, ramassé par un autre animal, peut se développer à son tour en un ver
solitaire adulte, Les moutons qui souffrent du ver solitaire l'indiquent d’abord par une pâleur de la peau et des membranes muqueuses, accompagnée par une sécheress de la
laine et une perte rapide de poids, bien que l'appétit coutinue à être bon et même excessif, Ces symptômes sont suivis par des désordres digestifs, une rumination irrégulière et une mauvaise haleine, la météorisation, la « ination, ou la diarrhée; les excréments ont une couleur jaune et contiennent des segments du ver, L'animal affecté devient de plus en plus faible et, s'il mptement soulagé, la mort s'ensuit, généralement précédée par des convuk uue diarrhée violente Ileureusement, le ver solitaire n'est pas difficile à de Les moutons devraient
être tenus sans nourriture nendant un laps de temps variant de 12 à 24 heures. Une injection d'eau chaude, donnée quelques minutes avant la médecine, favorisera la rapidité de son action. La dose, qui consiste en un drachme d'huile de fougère mâle avec ? ou 3 onces d'huile de ricin (huile de castor) pour un mouton ndulte, devrait être donnée à l'animal sur pied et après un jeûne de 24 heures. Dans ces conditions, la plus grande partie de la dose passe au 4ème estomac, Le kamala, en dose de drachme à 1 drachme 4 donné dans du gruau épais ou de la mélasse, et suivi, à tro's heures d'intervalle, par 3 ou 4 onces d'huile de castor, est souvent aussi efficace, Pour les petits agneaux, + de ces doses suflira, et, à mesure que Ja taille et l’âge augmentent, la dose sera donnée en quantité correspondante, En donnant ce breuvage aux moutons, il faudra avoir soin de ne pas lever la bouche au-dessus de la ligne des yeux, sinon un partie «e Ja dose pourrait s'introduire dans les poumons, Les moutons, une fois traités, devraient être enfermés pendant au moins trente heures pour empêcher que les segments du ver expulsé ne soient éparpillés autour d'eux et qu’une grande étendue de terrain ne soit ainsi infestée, Plus tard, il faudra les mettre sur un nouveau terrain pour éviter le risque de réinfection, Le ver solitaire est plus répandu dans les années humides et les districts marécageux; les mœurs du parasite ne sont pas bien connues; il est probable qu'il s’introduit dans le mouton sous sa forme larvale et eystiqne avec l'herbe que celui-ci consomme. Les pâturages infestés devront done être brûlés et lahourés, si cela est possible, ou recouverts de sel, de nitrate de soude ou de chaux de gaz. Autant que possible, les excréments doivent être ramassés et brûlés.
Tournis.
Le tournis, ou tournoiement, est causé par un parasite, cenurus cerebralis, qui se loge dans ja cervelle du mouton. C'est l'embryon d’une espèce de ver soiitaire qui infeste les chiens, les renards, et les loups. Les œufs sortant de ces an'maux se répandent dans l’eau ou sur l'herbe et, dans des conditions favorables, retiennent leur vitalité pendant plusieurs semaines. Les moutons qui les avalent deviennent infestés. Les jeunes vers éclosent dans l'estomac, s’introduisent dans ses parois et pénètrent dans ‘te sang. Les uns se répandent dans les tissus muculaires, dégénèrent et périssent, les autres s'introduisent dans la cervelle ou dans l’épine dorsale, environ une semaine après l'absorption, et se creusent un chemin à travers les tissus jusqu’à ce qu'ils aient trouvé un endroit convenable pour se développer. Un bon nombre meurent à cette phase, mais ceux qui survivent prennent la forme d'une petite vessie transparente, ou cysticerque, augmentant graduellement en dimension, de la taille d’une tête d’épingle
i celle d'une noisette. Une fois cette dimension atteinte, généralement deux mois après l'infection, il se forme de nombreuses têtes de vers solitaires, parfois plusieurs centaines, dans chaque vessie, et celle-ci continue à se déve ‘oppe r, atteignant fré quemment la dimension d’une noix, jusqu’à la mort du patient. Ce n'est que lorsque les cysticerques sont en petit nombre dans la cervelle du mouton qu'ils atteignent cette dimension, et c’est alors que se produisent les symptômes du tournis. Quand les ombryons sont en grand nombre dans la cervelle, l’inflammiation aiguë de cet organe tue généralement l’animal avant la fin du premier mois après l'infection. La mortalité est parfois très ere La maladie est surtout EE —e dans les saisons
re nour que los qu
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conserver leur ft rtilité. Pour la même raison, l'infection est plus commune au printemps et en automne, que pendant l'été et l'hiver.