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Ce n’est qu'après que l'embryon a atteint la cervelle que les symptômes du tournis se manifestent, La torpeur est le premier de ces symtômes; elle est suivie par un amaigrissement et un refus de se mouvoir. La tête est portée vers la terre ou d'u côté ; la vision est souvent affectée: certains animaux deviennent entièrement aveugles, tandis que d'autres n'ont qu'un œil d'affecté, L'animal louche souvent ou les yeux sont tirés en arrière et ont l'air déprimé. Bientôt le pouvoir de locomotion est affecté, l'animal perd contrôle d’un ou de plusieurs ‘de ses membres et exhibe, à mesure que la maladie poursuit son cours, des singularités de démarches et d’ailures qui varient beaucoup suivant les différents cas. Comme nous l'avons déjà dit, la mort se produit assez souvent À cette phase; elle est causée par l'inflammation générale de la cervelle et les désordres fonctionnels que cette inflammation entraine,
Toutefois, quand le patient survit à cette phase, ce qui n'arrive que lorsque les parasites encystés sont en petit nombre, les vrais symptômes du tournis commencent à se manifester: l'animal affecté marche pendant des heures en cercle; il suit quelquefois une piste régulière, ou le cercle s'élargit, ou encore se rétrécit graduellement après chaque jour. Dans ce dernier cas, l'animal termine souvent la représentation en tournaat sur lui-même comme sur un pivot jusqu'à ce qu’il perde son équilibre et qu'il tombe épuisé, mais pour recommencer ses mouvements excentriques dès qu’il a repris ses forces. Il est parfois possible de déterminer l'emplacement du eysticerque dans la cervelle par une observation attentive des mouvements du patient, Quand il n'y a qu'un cysticerque, l'animal tourne généralement du côté où celui-ci est situé, mais ce n’est pas là un guide infallible, car il arrive souvent que chaque partie de la cervelle contienne deux cysticerques ou même plus. Toutefois, quand il n'existe qu'une vésicule, la règle que nous venons de mentionner peut s'appliquer, et, dans ce cas, l'œil sur le côté opposé est généralement aveugle d’amotrose (œil de verre). Le cysticerque est logé près de la partie antérieure de la cervelle, l'animal lève les jambes en marchant et incline la tête en arrière. S'il est situé dans la partie postérieure de la cervelle, l'animal perdra la faculté de se mouvoir ou il tournera avec le vent, en tenant la tête levée et inclinée en avant.
Les bergers habiles, qui ont une longue expérience de cette maladie, arrivent à déterminer très exactement le siège des vésicules ; quelques-uns prétendent que quand le eysticerque est situé près de la surface, l'os qui le recouvre se ramollit et devient très mince, Quand l'animal affecté a une certaine valeur et que l’on peut trouver l'emplacement du cysticerque, on peut pratiquer la trépanation du crâne et en enlever le cysticerque et son contenu. Dans les cas ordinaires, la meilleure chose à faire est de tuer le patient et d’en brûler la tête, car si celle-ci était mangée par un chien, un loup, ou un renard, le ver, dans ce nouvel hôte, atteindrait la maturité, et produirait des œufs qui seraient de nouveau absorbés par les moutons. Le cycle se continuerait done. Il serait bon aussi de débarrasser la ferme des chiens, ou, si cela est impossible, de débarrasser les chiens de leurs vers solitaires, en leur donnant, au moins deux fois par an, après les avoir fait jeûner pendant 24 heures, une dose complète d'un bon vermifuge, comme du kamala, de la noix d’aréca, ou encore de l'huile de fougère mâle, suivie d'un purgatif. Les chiens qui subissent ce traitement devront être renfermés, et toutes les matières qu'ils rejettent devront être brûlées avec soin ou recouvertes avec de la chaux vive. Une enquête récente à ce sujet nous a permis de constater que le tournis est presque inconnu dans les troupeaux canadiens, mais les moutons importés, et surtout les chiens importés, devront être étroitement surveillés pendant quelque temps, après leur arrivée au pays.
Indigestion aiguë.
L'indigestion aiguë prend généralement chez le mouton la forme reconnue sous le nom de météorisation, et qui consiste en la fermentation de la nourriture et la formation de gaz dans le premier estomac ou rumen. Elle provient généralement d’un changement soudain de nourriture et elle se produit le plus souvent quand ies moutons affamés sont mis dans un champ de trèfle, de navette, ou de luzerne, ou dans un
champ de navets dont les tiges ont été gelées. Dans ces circonstances, elle affecte souvent un grand nombre d'animaux à la fois, et alors des mesures énergiques deviennent nécessaires pour éviter de lourdes pertes. Si on s'aperçoit de l'affection à son début, on pourra la combattre en donnant une once d'hyposulfite de soude, mélangé uvee un drachme de gingembre, dans une demi-chopine d’eau, et que l'on fait suivre plus tard, si l'on n'obtient pas un soulagement immédiat ou permanent, de 4 à 6 onces d'huile de lin crue à laquelle on peut ajouter une demi-once de térébenthine.
Si le gonflement est excessif, on pourra perforer la panse avec un troquart et canule, Cette opération se fait sur le côté gauche de l'animal, à un point situé € la pointe de la hanche et la dernière côte et à une distance semblable du procédé tri versal de l’épine dorsale, que l’on peut sentir vers la partie supérieure de la par Il est important, surtout quand on opère sur des animaux gras, de déterminer avec , plus grand soin le point exact où l’or‘ration doit avoir lieu, sinon, l’on s’exposerait à causer des dommages sérieux à un des organes internes, Les mèches de laine devront être séparées avec soin, afin d'éviter d'introduire dans la blessure des fils qui causeraient une irritation et une suppuration. Tout propriétaire de moutons devrait avoir un troquart et une canule, et devrait placer ces instruments de manière à pouvoir mettre la main dessus à tout moment. S'il n'avait pas à sa disposition les instruments convenables, il vaudrait mieux, dans un cas pressant, risquer de trouer la panse avec un couteau de poche, plutôt que de laisser l'animal mourir sans soulagement, mais cette pratique ne saurait être recommandée, car, quand la panse commencs à s’affaisser, une partie de son contenu se répand presque infailliblement dans la cavité abdominale, à moins que l'ouverture ne soit protégée par la canule.
Coliques spasmodiques.
La colique spasmodique est une affection d'une nature différente de l’indigestion aiguë, mais elle est parfois produite par les mêmes causes qui occasionnent cette maladie. Cependant, elle est plus généralement dûe à des erreurs d'alimentation, par exemple quand on nourrit des agneaux avec du lait de vache ou quand on les change trop soudainement ou trop complètement d’une nourriture laiteuse à une nourriture solide, Elle peut aussi être produite chez les agneaux comme chez les moutons adultes par des herbes acrides ou par une nourriture anormale. On pourra soulager la douleur par l'administration de mélanges anodins comme une cuillerée de laudanum et de
l'esprit de nitre dissous avee une enillérée de
ct deux cuillers à thé de poudre à pâte dans une demi-chopine d'eau. Il peut être nécessaire de faire suivre d'une dose d'huile de lin crue afin de soulager les entrailles et de faire disparaître l'irritation. Les injections d’eau chaude seront aussi utiles dans ce but.
Constipation.
Cette affection est assez fréquente chez les moutons alimentés avec du fourrage sec grossier. Le nom indique la nature des symptômes et l'administration d’un purgatif est le meilleur soulagement que l'on puisse y apporter. On pourra donner dans i 4 drachmes de térébenthine. Les injections sont également recommandées. La tendance à la constipation peut être combattue par l'alimentation judicieuse de racines et autres nourritures succulentes pendant l'hiver, époque où elle se produit le plus fréquemment.
ce but de 6 à S onces d'huile de lin crue avec
JInflammation des intestins.
L'inflammation des intestins est presque inconr * ‘# moutons, mais, de même que chez les chevaux, il y a plusieurs lésions et acci --oduisant une inflammation aiguë dans l'un ou l’autre des organes interne sui donnenc lieu aux symptômes généralement associés à cette affection, Les symptômes manifestés sont les mêmes
que pour la colique, mais ils sont beaucoup plus graves, plus v‘olents, ct les douleurs
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