KÎ.KVA'îlOXS
elles à son char \ictoneux'. Il l'a adoré « assis à la droite du « Seigneur')), où il a clé prendre sa place.
Jésus! les chères délices, Tunique espérance etTamour de noire père David ! C'est principalement par cet endroit-lù qu'il a été « riiommc selon le cœur de Dieu^ ». Sa tendresse pour ce cher Fils, qui est le Fils de Dieu comme le sien, Jui a gagné le cœur du Père éternel. S'il a tant pensé à Jésus soufl'rant dans toute sa vie, à plus forte raison y a-t-il pensé lorsqu'il a été sa figure en souffrant lui-même. S'il est' si doux à ceux qui l'outragent, s'il est muet, sans réplique et sans défense; si, loin de rendre le mal pour le mal, il rend à ses ennemis des prières pour leurs imprécations; si ce bon roi s'offre à être la seule victime pour tout son peuple désolé par la main d'un ange, il en voyoit l'exemple en Jésus. Fautil s'étonner s'il a été si humble et si patient dans sa fuite devant Absalon ? Ce Fils obéissant le consoloit des emportements et des fureurs de son fils ingrat et rebelle.
Jésus ! je viens avec David m'unira vos plaies, vous rendre hommage dans le trône de votre gloire , me soumettre à votre puissance. Je me réjouis. Fils de David, de toute votre grandeur. «Non, vous n'avez point connu la corruption* », vous qui étiez par excellence le saint du Seigneur ^ Vous avez su le chemin de la vie, la gloire et lajoie vous accompagnent ^ Vous régnez aux siècles des siècles ' , et votre empire n'aura point de Un \
"Vl" i:lÉV. Les autres propliètes.
Nous avons expliqué ailleurs les oracles sacrés des prophètes sur notre Seigneur Jésus-Christ ". Je dirai ici en abrégé qu'ils ont tout vu : ses deux naissances , la première toute divine, dès le jour de l'élernilé, le lieu marqué pour la seconde dans Bethléem '" ; une vierge qui le conçoit et qui l'enfante; un enfant qui nous est né; un (ils qui nous est donné". Enfant, homme dès le premier jour, tout ensemble Dieu
' Ps. LXVii. 18. 19. Ephes.iv. 8. — =Ps. CIX. 1. 5. — ^ J. Reg. xill. 14. — ' Ps. XV. 10. Act. Il . 31. .\i!7. 35. — =Mart;. i. 24. Luc. i. 3ô. — « Ps. XV. 10. — ' Apoc. XI. 15. 17. — ^ Luc. i. 32. 33. — '■• Dis cours sur l'IIisf. Unîv. Jl" partie- La suite de la Religion. — '" Mich. v. 2 Matth. II. (5. — " Is. VII. Ki.MaUh.i. 21. 22. 23.
fort et tout-puissant '. Reconnaissons avec Zacliarie Tliumble monture dé ce « Roi juste » , clément et « doux - », lorsqu'il fait son entrée dans sa ville royale. Considérons avec lui «les trente deniers pour lesquels il a été vendu» et l'emploi de cet argent pour acheter « le champ d'un potier' ». Tout s'accomplit en son temps. «Le pasteur est frappé, et le » troupeau se dissipe. Les disciples se retirent chacun chez » eux, et Jésus demeure seul * ». On crache sur son visage ; « et il ne se détourne pas pour éviter les coups elles infamies » qu'on lui fait ^ ». On le perce; et tout Israël voit les ou vertures des plaies «qu'il lui a faites®». Comme un aufro Jonas, on le jette dans la mer, pour sauver tout le vaisseau; et comme lui « il en sort au bout de trois jours ' » .
A mesure que le temps approche, ses mystères se découvrent de plus en plus. Daniel compte les années où se dévoient accomplir son onction, ses souffrances, sa mort suivie d'une juste vengeance et de l'éternelle désolation de l'ancien peuple qui a méprisé le « Saint des saints^ w. Il voit eu esprit, « le Fils de l'homme à qui est donné un empire », à qui nuls lieux, nuls temps ne donnent des bornes. Cet empire,- le plus auguste qui eût été et sera jamais, «sera «l'empire des saints du Très-Haut "». Daniel , étonné de sa grandeur, se trouble dans ses pensées, et conserve cette parole dans son cœur. Mais il faut que ce Fils de l'homme souffre une mort violente.
Isaïe nous apprend à goûter ses souffrances'; il doit « porter » nos péchés » et par là s'acquérir l'empire, « et partager les » dépouilles des forts » ; et la cause de ses victoires, c'est qu'il s'est livré à la mort. « Il a été mis au rang des scélérats » , crucifié entre deux larrons : c'est le « dernier des hommes», et tout ensemble le plus grand. Ce n'est point par force qu'il souITre la mort. « Il s'y est offert, parce qu'il l'a voulu. II » n'a point ouvert la bouche » pour se défendre ; « il est muet » comme l'agneau sous la main qui le tond ». Le silence du
' Is.ix. G.— 2 Zacl). IX. 9. Mattb. xxi. 5.— »Zach. xr. 12. 13. Matfh. XXVii. 9. 10. —'' Zach. XIII, 7. Mattli. xxvi. 31. ôG. — * Is. l. ». —
Zacli. XII. ICToan. xix- 37. — ' Joaii. ii. 2, Matth. xii. 40. xvi. 4. — DaH.iï, 2ietseq. Maitli. x.xiv. 1.3. — ■• Dan. vii. 13. 14. 15. 27. 28.-
in.
i 74 ÉLEVAI IONS
Fils de Dieu parmi tant d'outrages et tant d'jnjustices , qui est le plus remarquable caractère du Fils de Dieu, a fait Tadmiration de ce prophète. On le croit frappé de Dieu pour ses péchés , lui qui est l'innocence même ; « mais c'est pour les » nôtres qu'il souffre, et nous sommes guéris par ses bles- » sures'». Les prières qu'il pousse vers le ciel dans cet état de souffrance, sont le salut « des pécheurs » pour qui il « prie. » Une ce longue postérité » sortira de lui, parce qu'il a volontairement souffert la mort : « et son sépulcre », d'oii il sortira vainqueur et immortel, « sera glorieux ^ ».
Ce seul passage si précis et si étendu, où les souffrances du Sauveur futur sont inculquées en tant de manières, suffisoit pour animer tous les sacrifices et le culte de la loi, et mettre continuellement devant les yeux des vrais Israélites , qu'elle contenoit sous ses ombres, la rémission des péchés par une mort volontaire, un sang salutaire qui les expioit , des plaies qui rétablissoient la santé de l'homme , et dans tout cela un Sauveur aussi juste que souffrant , qui nous guérissoit par ses blessures.
Combien plus doit-on se nourrir de ces plaies sacrées , de cette mort, etde ce sang innocent versé pour les pécheurs, depuis, comme dît saint Paul, que Jésus-Christ « a été cruci- « fié à nos yeux ? Galates insensés , comment vous laissez- « vous fasciner les yenx^» après un tel spectacle! Accourez, peuples, à la croix de Jésus-Christ. Et puisque c'est vous qui lui avez tous donné la mort, venez , comme dit l'évangéliste après le prophète , venez, dis-je , « contempler celui que vous « avez percé * » .
V* ÉLÉv. Réflexions sur les prophéties.
Les choses étant en cet état, la venue de Jésus-Christ étant préparée dès l'origine du monde , toute la loi , pour ainsi dire, en étant enceinte et toute prête à l'enfanter, Dieu laissa le peuple saint quatre à cinq cents ans sans prophètes et sans prophéties , voulant leur donner ce temps pour les
« Is. un. 7. et seq. — ' Ib. XI. 10. — * Galat. m. — « Zadi. xii. 10. J^poc, 1. 7..
SLU LKS MYSTÈRES. i75
médiler , et pour soupirer après le Sauveur. A la veille de faire cesser les prophéties, c'est-à dire , dans le temps de Daniel , d'Aggée , de Zacliarie et de Malaciiie , il déclara les secrets divins plus clairement que jamais. C'est de quoi font foi principalement les Semaines de Daniel , où les temps de la venue et de la mort du Christ étoient exactement supputés. Aggée avoit dit ces mémorables paroles à la gloire du second temple : « Encore un peu de temps ». Car , qu'étoit-ce que quatre cents ans et un peu plus, à comparaison de tant de milliers de siècles où le Sauveur avoit été attendu ? « Encore *> donc « un peu de temps , et je remuerai le ciel et la terre » et le Désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai » de gloire cette maison nouvellement rebâtie ));c'est.-à-diro le second temple, «dit le Seigneur des armées, le Dieu n tout-puissant ' . L'argent est à moi, etl'or est à moi » : tout est en ma puissance; et si je voulois faire éclater cette maison en richesses même temporelles, je le ferois, mais je lui prépare un autre éclat par la venue du « Désiré des nations. La » gloire de cette seconde maison sera plus grande que celle » de la. première ; et j'établirai la paix dans ce lieu, dit le » Seigneur des armées ' ».
S'il faut regarder le temple par un éclat extérieur, la gloire du premier temple, sous le riche empire de Saloraon , de Josaphat , d'Ezécliias et des autres rois , sera sans contestation la plus grande. Loin que le second temple eût le même éclat, ceux qui le rebâtissoient, etqui avoient vu le premier, ne pouvoient retenir leurs larmes en voyant combien il lui étoit inférieur. Il est vrai que dans la suite des temps la gloire du second temple fut grande dans l'Orient. On y vit porter les présents des rois\ et je ne sais si Ilérode, qui le rebâtit, n'en égala pas la magnificence à celle deSalomon. Mais après tout, et quoi qu'il en soit, ce n'est pas là de quoi « remuer le ciel » et la terre » ; et un si grand mouvement se doit terminer à quelque chose de plus grand que des richesses terrestres. Voici donc «le grand mouvement du ciel et delà terre » : c'est que « le Désiré des nations » le Christ qui eu est l'attente»
' Agg. II. 7. 8. 9. ~ - 16. 10. — MI. Macb. lu. 1. 2. 3,
ITfi ÉLÉVÀTIOiNS
« paroîtra » sous ce second temple. Il « viendra », dit le saint prophète Aggée ' et où viendra-t-i!? Un autre prophète l'explique dans le même temps : « J'envoie mon ange » , dit Sîalachie ^« au nom du Seigneur; ctil préparera la voie devant » ma face : et en ce temps viendra dans son temple le Sei- « gneur que vous cherchez, et l'ange du testament », ou de l'alhance « que vous desirez. Le voilà qui vient, dit le Sei- » gneur » . Il n'y aplus rien entre deux : il n'y a plus de nouvel ouvrage, ni de nouvelles figures du Christ à venir, ni de nouvelles prophéties. Yoicile dernier état du peuple de Dieu et après cela il n'y a rien à attendre que le Christ qui entrera dans le second temple.
Ce n'est donc pas sans raison que le saint vieillard « Siniéon^ » qui altendoit » avec tant de foi la venue du Christ, et « la ré- » demption d'Israël » fut amené « en esprit», c'est-à-dire par inspiralion, avec Annelap'rophétesse, cette sainte veuve, dans le temple où le Seigneur alloit entrer. C'est qu'alors s'alloit accomplir la gloire du second temple, lorsque Jésus y devoit venir pour y « établir la paix » , comme Aggée l'avoit prédit.
Aux approches de ce temps heureux, toute la nature étoit en attente, tout le peuple vivoit 6n espérance. S'il n'avoit plus de prophètes , il vivoit en la foi et dans les lumières des prophéties précédentes. Ceux qui étoient éclairés d'en haut, appeloient celui qui les devoit sauver de leurs péchés. Le Christ, à lavérité, leur étoit souvent montré comme un conquérant, qui les devoit délivrer des mains de leurs ennemis qui les tenoient en captivité. Mais cette captivité et ces ennemis n'étaient d'un côté qu'une figure d'une captivité spirituelle, et de l'aulre, une punition de leurs péchés, qui leur altiroient tous ces maux, et mettoient ce joug de fer sur leur tète : et enfin les frayeurs de leur conscience leur faisoient sentir que le grand mal dont ils dévoient être délivrés, étoient leurs péchés. C'est pourquoi ils reconnoissoient qu'ils avoient besoin » d'un Sauveur » qui les expiât: il leur falloit « un juste , et un innocent » , qui fut la sainte victime qui les
' Ans- 11. 8. — = Mat. ni. 1. — '' Luc. ii. 25. 20. 27.
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effaçât. « ciel , envoyez voire rosée , et que les nues pleu- « vent le Juste ; que la terre s'ouvre, et qu'elle germe le S^m- » veur'»! Pour être Sauveur, il faut qu'il soit juste, d'une juslice qui vienne du ciel, qui soit divine, indnic, et celle de Dieu même ; afin que nous puissions l'appeler après le porphète: « Le Seigneur notre justice ■ ». Ce juste qui devoit venir du ciel, doit aussi sortir de la terre : il faut qu'il joigne en sa personne le ciel et la terre, qu'il soit Dieu et homme tout ensemble : que, par une double naissance , il vienne tout ensemble, et du ciel « dans les jours de l'éternité » et « de Beth- » léem ^ » dansle temps, comme l'avoit dit le prophète ; et c'est ainsi que « dans peu de temps » , dans le dernier période du peuple de Dieu, ce grand Dieu « devoit remuer le ciel et la terre *»i
Cependant tout se prépavoità son arrivée. Le royaume de Judavivoit sous ses lois dans une parfaite liberté : peu à peu il se dégradoit; et quand le temps approcha qu'il devoit être détruit, il tombe entre les mains des étrangers. Un nouveau peuple se prépare au Christ futur; et on va voir toutes les naîions venir en foule composer ce nouveau royaume, qui éîoit sous « le Fils de l'homme , le royaume des saints du » Très-Haut qui ne devoit point avoir de fin ' » . Nous touchons au dénouement des mystères, et le Dieu homme va paroître.
Purifions nos cœurs pour le recevoir : songeons au malheur de ceux pour qui il étoit venu, et qui cependant n'ont pas voulu le connoîlre. Charnels , ambitieux, avares, quand Jésus«est venu à eux , ils l'ont méconnu : ils l'ont mis à mort parce que ses saintes paroles n'entroient point dans leurs cœurs. Purifions-nous donc, pour le recevoir, de tous les desirs du siècle, en attendant son glorieux avènement : autrement, tout est à craindre pour nous : sa venue nous sera funeste , et nous le crucifierons comme les Juifs. ,
Vl° lîLÉv. L'apparition de Dieu d'une nouvelle manière; et ce que fait la veuue du Clirist promis.
De si haut qu'on reprenne l'histoire sacrée, on y trouve que Dieu apparoît en figure humaine aux patriarches, aux
' Is. XLv. 8. — - Jércm. xxni. 5. G. — ' .Midi. y. 2. - ■" As;g. n. 7- -^Dau. VII. 13. 14.27.
i T8 klévaiions
prophètes. Un des hommes que voit Abraham, et qu'il reçoit en sa maison, se trouve être le a Seigneur » même. Dieu même, « à qui rien n'est difficile » ; qui donne un fils à Sara, quoique stérile; qui pardonne aux hommes; qui les punit selon les règles de sa bonté et de sa justice ; à qui Abraham adresse ses prières comme à Dieu ; qui parle lui-même comme Dieu; qui dispose de toutes choses avec une suprême autorité' . Ce Dieu qui apparoît à Abraham est souvent appelé ange, c'est-à-dire «envoyé'». C'est un «envoyé» , pour l'amour de qui Abraham avoit voulu immoler son fils unique ; qui en accepte le sacrifice ; qui renouvelle toutes les promesses à Abraham : c'est donc un ange, c'est un « envoyé» qui est Dieu. C'est « l'ange du Testament ' , l'ange du grand » conseil » , et le Fils de Dieu lui-même, qui dès lors se plaisoità la forme d'homme qu'il devoit prendre personnellement au temps marqué.
Le même apparoît à Isaac et à Jacob : Jacob le voit au haut d'une échelle ; et il appelle le lieu oii il est, « la maison de » Dieu, et la porte du ciel * », Il y dresse un autel à celui qu'il avoit vu , et lui rend ses adorations. Jacob combat avec lui, comme avec un homme , et se glorifie « d'avoir vu Dieu face à » face*» . Il reçoit l'ordre de lui dresser un autel ; il l'invoque et il le loue comme celui « qui l'a regardé dans son affliction "» . Combat mystérieux où Dieu veut bien s'égaler à l'homme : et que l'homme aidé de Dieu, l'emporte contre Dieu même, et lui arrache pour ainsi dire sa bénédiction par une espèce de violence'. Il apparoît de nouveau à Jacob , et se nomme le Dieu tout-puissant; et confirme toutes les promesses qu'il avoit faites à Abraham et à Isaac. Tout cela en figure de celui qui s'est incarné pour nous, qui dès lors nous préparoit ce grand mystère, le commençoit gn quelque façon, en faisoit voir comme une espèce d'apprentissage et comme un essai; qui enfin a voulu , en la forme humaine , faire les délices de nos pères; qui par un amour extrême, et si l'on peut l'appeler ainsi, par une tendre passion pour notre nature, a fait aussi de
«Gen.xvili. 2.3. 14. etc.— * IL xxil. 11. 12. 15. 10. etc. — ^ Mal. m. 1.— *Gen. xxvt.xxviii. 12. 13.16. 17. 18. — ' /6. XXXII. 24. etc. — * 16. XXXV. 13.— '/i. 11. 12.
SCR LKS MVSTÈKES. 179
son côté ses délices des enfants des hommes, et a voulu montrer par là qu'il est celui qui , a conçu et engendré dans le » sein de Dieu comme sa sagesse éternelle, amis son plaisir » à être avec eux'».
Parcourons ici en esprit tous les endroits où le Dieu « trois B fois saint » paroît avec une face et avec des pieds ', où la gloire du Dieu d'Israël s'élève au dessus du chariot *, et se rend .sensible; « où l'Ancien des jours » apparoît avec «sa » tête et ses cheveux blancs comme neige ^ » : et croyons que toutes ces apparitions ou du Fils de Dieu, ou du Père même, étoient aux hommes un gage certain que Dieu ne regardoit pas la nature humaine comme étrangère à la sienne, depuis qu'il avoit été résolu que le Fils de Dieu, égal à son Père, se feroit homme comme nous.
Toutes ces apparitions préparoient et commençoient l'incarnation du Fils de Dieu : l'incarnation n'étant autre chose « qu'une apparition de Dieu '», au milieu des hommes, plus réelle et plus authentique que toutes les autres; pour accom-» plirce qu'avoitvule saint prophète Baruc, que «Dieu même» » après avoir enseigné la sagesse à Jacob et à ses enfants, » avoit été vu sur la terre , et avoit conversé parmi les hom-^ » mes "B-.qu'en cetétatonluidiroit, comme faisoitIsaïe:« Cest » dans vous seul que Dieu est : et il n'est en aucun homme » comme en vous : Dieu n'est point sans vous : vous êtes » vraiment un Dieu caché, le Dieu d'Israël, le Sauveur ', » Le voilà » , nous disoit Malachie % « ce Seigneur que vous at- » tendiez», cet ange qui a apparu à Abraham et aux patriar- « ches: Le voilà qui vient en personne, qui apparoît dans son » temple ». Et remarquez qu'un autre ange le précède « et 'i) lui prépare la voie » •. mais cet ange n'est point appelé le maître, le dominateur, « ni celui qui vient dans le temple», comme dans unlieu qui estàlui; ad templum sanctum suum. C'est Jean Baptiste, le saint précurseur de Jésus- Christ ; c'est, comme l'appelle le même prophète , un autre Elie qui vient préparer les hommes à recevoir Jésus-Christ, « de peur
' Prov. viii. 22. 23. 31. — = Is. vr. 1. 2. 3. — ^ Ezech, i. 1. et seg, —"Dan. vil. 1.9.13— M. Tim. iii. 16. — «Bar, ni. 37. 33.— 'Ja- ïî-Vî 14. 15. — • Malac. m. 1.
» qu'à son arrivée le genre humain ne soit frappé d'ana- » Ihcmc ' » .
C'est par ces mots que finit le prophète Malachie. La propliétie finit avec lui, et en voilà le dernier mot. Ainsi le dernier des prophètes termine sa prophélie en nous désignant le premier prophète qui devoit paroîtrc après lui , et lai remet, pour ainsi parler, la prophétie et la parole.
Entrons ici dans l'esprit des Israélites spirituels , des Juifs cachés qui desiroicnt le Sauveur, et se consoloientdans cette attente de tous les maux de cette vie. Jésus, vous êtes celui qui deviez venir ! Jésus , vous êtes venu ! Jésus , vous devez encore venir au dernier jour pour recueillir vos élus dans votre repos éternel ! Jésus , vous allez et venez sans cesse ! Vous venez dans nos cœurs ; et vous y faites sentir votre présence par je ne sais quoi de doux , de tendre et de souverain. Que l'esprit et l'épouse disent: « Venez , que celui « qui a soif, vienne». Car Jésus vient en nous, quand aussi nous venons à lui. «Oui», dit Jésus, «je viendrai bientôt. » Ah! venez, venez^ Seigneur» Jésus. Venez, le Désiré des nations, venez, notre amour et notre espérance, notre force et notre refuge, notre consolation dans le voyage, notre gloire et notre repos éternel dans la patrie.