CANTIQUE A L'EUCHARISTIE
(Il existe quelque part un cantique de ce genre. On le chantait jadis au collège de St-Hyacinthe. Il n'est resté dans ma mémoire que le deuxième couplet. Pour avoir îe cantique en entier, j'ai donc dû composer les quatre autres couplets des cinq que l'on va lire.)
O Dieu d'amour ! Jésus Eucharistie, Nous te croyons présent sur cet autel; Nous t'adorons, auguste et sainte Hostie, Avec les saints et les anges du Ciel.
"O Dieu d'amour ! caché dans ce mystère, Notre bonheur est d'être à tes genoux.
Pour nous sauver, tu descends sur la terre; Pour nous bénir, tu reviens parmi nous."
O Dieu d'amour! abîme de démence, Toi qui mourus pour les pauvres pécheurs, Vois nos regrets, vois notre pénitence; Entends nos cris, nos sanglots et nos pleurs.
O Dieu d'amour! toi qui ravis nos ânies, Détache-nous de ce monde trompeur; Donne à nos cœurs des élan§ et des flammes; Fais-nous mourir de transport et d'ardeur.
O Dieu d'amour ! quand verrons-nous ta Face ? Quand verrons-nous ta divine beauté ?
Tout ici-bas, s'évanouit et passe; Mais toi. Seigneur, c'est pour l'éternité !
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(Le premier couplet de ce cantique est connu; il n'est pas de moi. II est très beau comme sentiment et comme poésie. Mais les autres couplets étant plus ou moins défectueux, j'ai songé à les remplacer par d'autres rendant meilleure justice au thème annoncé par le premier, — thème éminemment fécond et gracieux, qui consiste à déclarer la pureté et la beauté de Marie supérieures à toutes les puretés et beautés de la création.)
Vous êtes plus pure, ô Marie Que le cristal de l'eau, Et le charmant ruisseau Qui coupe la prairie D'un sillon argenté
N'égale pas votre beauté, Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie Que perle et diamatit ; Le rubis si charmant.
L'or que le monde envie D'un amour exalté,
N'égale pas votre beauté, Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes pins pure, ô Marie Que l'arbre verdoyant; Le bocage attrayant, La campagne embellie De gazon velouté,
N'égale pas votre beauté, 'Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que la brise du soir;
Le printemps plein d'espoir, La terre réjouie Des bonheurs de l'été,
N'égalent pas votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que le parfum des fleurs; ! Le lis et ses splendeurs, La rose épanouie.
Le fruit le plus vanté,
N'égalent pas votre beauté, Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que l'aurore du jour; Les matins pleins d'amour, Si prodigues de vie.
D'arôme et de santé,
N'égalent pas votre beauté, ^ Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que l'air frais du vallon; Le brillant papillon, Par son aile fleurie.
Sa légère gaité,
N'égf>le pas votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que l'oiseau gracieux ; Les chants mélodieux De la grive attendrie, Du serin enchanté.
N'égalent pas votre beauté, Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que Tazur de la mer; Les flammes de l'éclair, La rosée et la pluie, L'arc-en-ciel dilaté.
N'égalent pas votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que le bleu firmament ; Le monde en mouvement.
Dans sa douce harmonie, Dans sa sviblimité,
N'égale pas votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que l'étoile des cieux; Le soleil radieux, La lune qui varie En grandeur, en clarté.
N'égalent pas votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie,
Que les saints pleins d'ardeur;
Des prêtres la grandeur.
Des savants le génie,
Des rois la majesté.
N'égalent pas votre beauté.
Tendre Marie,
Mère chérie !
Vous êtes plus pure, ô Marie, Que les anges de Dieu; Dans ses transports de feu, Le Ciel même s'écrie :
Votre Fils excepté,
Rien n'égale votre beauté.
Tendre Marie, Mère chérie !
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