‹ Élévations poétiques (volume 3)Chapitre 109 sur 114 · HYMNE DE LA PENTECÔTE · texte numérisé non relu

HYMNE DE LA PENTECÔTE

Déjà le Christ près de son Père Avait pris place dans le Ciel, Suppliant l'Amour Eternel De venir embraser la terre.

Et ce grand jour arrive enfin, Après les jours de la retraite, Où la grâce la plus parfaite Va retremper le genre humain.

Dès les premiers feux de l'aurore, Les disciples sont là, priant ; Un bruit soudain, terrifiant, Annonce le Dieu qu'on implore.

Reflets des divines splendeurs, Voilà que des langues de flammes Viennent régénérer les âmes, Remplir les esprits et les cœurs.

Les apôtres, ravis de joie, Enflammés par le Saint-Esprit D'un zèle ardent pour Jésus-Christ, S'en vont, le prêchant sur la voie.

Voyez quel immense concours !

Grecs, Romains, Juifs, Parthes, Barbares

De toutes ces foules bizarres

Sont compris les mêmes discours.

Au dire des Juifs incrédules, Les apôtres sont enivrés ; Mais eux-mêmes, dénaturés, Se montrent vains et ridicules.

Par des prodiges éclatants, Par les oracles des prophètes, Pierre confond et rend muettes Les voix de ces Juifs insultants.

Rendons gloire à Dieu notre Pèreg Au Fils Jésus ressuscité, A l'Esprit dont la charité Renouvelle aujourd'hui la terre.

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