FETE-DIEU. JESUS EUCHARISTIE
HYMNE DES VEPRES :
Pange^ Ungua, gloriosi.
Chante, ô ma bouche, le mystère Du corps glorieux de Jésus, Du Sang précieux sur la terre Que le Roi des peuples déchus, Fruit d'un grand amour volontaire, Versa comme prix des élus.
Né pour nous dans cette vallée.
Avec le monde conversant; Par un prodige ravissant Dieu, Fils de l'Immaculée, Prolonge sa vie . . . écoulée En semant son Verbe puissant.
Le soir de la Cène suprême.
En respect du rite légal, Avec les disciples qu'il aime, Ayant mangé l'agneau pascal.
En nourriture, il fait lui-même De lui-même le don roval.
Le Verbe-chair, par sa parole, En son vrai corps change le pain.
En son vrai sang change le vin.
Et si notre sens est frivole.
Voici le doute qui s'envole Car de Dieu le Verbe est certain.
En nous prosternant jusqu'à terre Vénérons ce grand sacrement.
L'ancien rite au nouveau mystère Succède universellement, Nos sens trompés doivent se taire :
Ils ont la foi pour supplément.
Au Père, au Fils, honneur et gloire,
Amour et jubilation.
Louange et bénédiction.
Chants de triomphe et de victoire ;
Et tribut d'égale mémoire
A l'Esprit de dilection.
HYMXE DES MATINES :
• iSacris solemniis juncta sint gaudia.
Glorifions par de joyeux cantiques
Cette grande solennité.
Que notre autel aux dons eucharistiques
Avec transport soit exalté.
Mettons un terme- à nos froideurs antiques
Par un regain de sainteté.
Renouvelons nos voix et nos suppliques.
Nos coeurs et notre charité.
C'est le rappel de la Cène dernière.
De cette nuit où le Sauveur,
Pour accomplir l'ordonnance première De Moïse législateur,
Prêt à mourir, mangea la Pâque entière, L'azyme et l'agneau de rigueur;
Ses compagnons partageant sa prière, Mangeant de même avec ferveur.
Ayant mangé la Pâque symbolique,
Jésus dresse un autre festin :
C'est un banquet ineffable, angélique,
Où transformant le pain, le vin En sacrifice adorable et mystique.
Il offre, de sa propre main.
Son propre Corps, comme faveur publique.
Et comme aliment tout divin.
"Prenez, mangez, ce pain que je vous donne.
Ce n'est plus du pain, c'est ma chair. Un réconfort que je vous abandonne
Contre les assauts de l'enfer.
De mon amour que rien ne vous étonne:
Pour vos âmes rien n'est trop cher, Voici la coupe, elle aussi vous est bonne :
Buvez mon Sang bouillant et clair."
Du même coup l'Ordre et l'Eucharistie
Cette riuit, sont institués.
Ce que Jésus a fait, il le confie
A ses apôtres délégués.
Pi'êtres sont-ils pour consacrer l'Hostie,
Pour s'en nourrir, eux les premiers.
Puis en nourrir, en toute modestie.
Les enfants et les séculiers.
Le pain de l'ange est donc le pain de l'homme, L'un et l'autre de Dieu nourris.
Par ce Dieu pain que "pain du ciel'' on nomme Les vieux rites sont abolis.
Chose admirable, on mange et Ton consomme, Le Dieu vivant arl Paradis !
Pauvres, petits, tous les mortels, en somme, A ce banquet sont accueillis.
O Trinité formant un Etre unique,
Pitié, nous vous en supplions.
Visitez-nous, conforme et sympathique
A nos glorifications.
Par vos sentiers, votre exemple héroïque.
Vos grandes institutions.
Conduisez-nous au séjour magnifique.
Au bonheur que nous espérons.
HYMNE DES LAUDES
Verhum supernum prodiens.
Le Verbe éternel, sorti de son Père, Mais ne laissant pas la droite de Dieu, Dans le dernier jour de son ministère, A ses compagnons dit un tendre adieu.
Près d'être livré par l'homme infidèle, D'être mis à mort par ses ennemis.
Il veut se donner, largesse nouvelle.
Comme nourriture à ses chers amis.
Il faut double espèce à double substance : Il donne à son Corps la forme du pain; Il donne à son Sang du vin l'apparence,^ Et contente ainsi la soif et la faim.
Venant en ce monde il est notre frère; A sa table d'hôte il est aliment:
Il devient rançon mourant au Calvaire : Et dans son rovaiune un couronnement.
O divin Jésus, salutaire Hostie, Vous qui nous ouvrez les portes du ciel. Nous sommes en guerre et pleins d'apathie Accordez-nous grâce et force à l'autel.
A vous, Seigneur, soit l'éternelle gloire, Auguste Unité dans la Trinité; Soyez notre vie et notre victoire Et notre bonheur dans l'éternité.