TOURMENTES REVOLUTIONNAIRES
Le deuxième spectacle arriva sous mes yeux. Pire que le premier, cent fois plus odieux.
Je me sentis frémir, dans mon horrible songe, Voj'^ant qu'on les croyait, ces serpents de mensonge. Qu'on les applaudissait, qu'on suivait leur conseil. En se glorifiant de leur être pareil.
Je vis le pauvre peuple, oublieux de l'Eglise. Si prodigue pour lui d'une tendresse exquise. — Je le vis égaré, corrompu, perverti ....
Je le vis turbulent, sanguinaire, abruti
Je les ai vus, ces gens de vile populace, A^ociférer, danser et trépigner sur place. Hurler, crier des chants de blasphème et de mort. Ne respectant plus rien dans leur sombre transport.
Je les ai vus courir, en vrais énergumènes, A travers les forums comme à travers les plaines, Fusil, torche à la main, pour tuer et brûler Tout, tout, dans les pays qu'ils voulaient désoler; Ne voulant pas d'un Dieu qui les jugé et les frappe; Xe voulant ni du Christ^ ne voulant ni du Pape.
A mort les calot ins î A mort tous les curés Maintenant superflus, maintenant abhorrés !