‹ Elévations poétiquesChapitre 37 sur 58 · LES SOCIETES SECRETES · texte numérisé non relu

LES SOCIETES SECRETES

Premièrement je vis, — ô spectacle effroyable, Horrible avant-coureur d'un drame abominable. — Je vis monter dans l'air de fétides brouillards, Conuiie d'un sol craqué s'ouvrant de toutes parts. . . Etait-ce des Aolcans les épaisses fiunées ? . . . Etait-ce de l'enfer les vapeurs enflammées ?. . .

C'était des souterrains la noire exhalaison Infectant l'atmosphère et souillant l'horizon.

Quels souterrains ?

Les trous, les antres maçonniques,,

-Où sous l'oeil fulgurant des esprits sîitaniques. S'assemblent les fauteurs de sinistre action. Y tenant leurs conseils de révolution.

Maçons, libres-penseurs, Juifs, matérialistes. Faquins, nobles déchus, radicaux, anarchistes. Meurtriers et bandits, monstres d'iniquité, Tous les cancres rongeurs de la société.

Oui, tous les ennemis du Pape et de l'Eglise. Je les retrouvai là, démons de convoitise.

Ligués contre l'Infâme

, Ainsi les malheureux

Appellent-ils Jésus, le monarque des cieux.

Je les vis écumants de fureur et de rage, Respirant le tumulte, enflammés de carnage. Arranger leur programme et perfide et savant; Et leurs plans arrêtés, je les vis, comme un vent De désolation, sortir, et sur le monde Répandre les brouillards de leur miasme immonde.

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