PREMIERE LETTRE
Que dites-vous, ma soeur ( . . . . ''Alouette. Petite alouette des champs" i . . . . Croyez- vous donc, que la pauvrette A peu de mérite en ses chants ?
Vous êtes par trop pessimiste. . . .
Le chant d'alouette est très beau !
Ne suis-je pas naturaliste ?
X'ai-je pas entendu l'oiseau ?
Une sorte est -elle ennuyeuse.
Vraiment, ce n'est pas celle-ci :
Car c'est la gent mélodieuse Dont il nous faut parler ici.
Oh I que sa note est douce et claire Quand elle vole comme un trait.
Quand elle fuit, prompte et légère, Devant le chasseur stupéfait !
Il faut, tout d'un coup, la surprendre Pour avoir sa plus belle voix; Et cela me fait bien comprendre Les belles strophes que je vois.
Ainsi, quand vous êtes surprise, Vous chantez, prenant votre vol; Et l'alouette rivalise Encore avec le rossignol.
Oh ! la découverte brillante Que je viens de faire en ce jour !. . . Ma soeur, votre muse charmante Je la salue avec amour.
Pourquoi me faire des louanges -Que je suis loin de mériter ?
Votre place est avec les anges; C'est' moi qui ne "sais pas chanter''.
A coup sûr, je ne suis pas "l'aigle*' Que vous voyez "monter au ciel"; Je n'ai pour "science" et pour "règle" Qu'un peu d'élan vers l'Eternel.
J'aime, comme les alouettes, A fréquenter grèves et champs :
Voulez-vous? nos âmes discrètes Uniront pour Dieu tous leurs chants.
Je chanterai, dans mes poèmes.
Le Créateur de l'univers
Jésus, par ses bontés suprêmes, Inspirera vos propres vers.
A moi le grand Dieu qui déroule Dans l'espace tant de splendeurs !
A vous le Sang béni qui coule, Par torrents, sur tous les pécheurs.