‹ Elévations poétiquesChapitre 53 sur 58 · PREMIERE LETTRE · texte numérisé non relu

PREMIERE LETTRE

Que dites-vous, ma soeur ( . . . . ''Alouette. Petite alouette des champs" i . . . . Croyez- vous donc, que la pauvrette A peu de mérite en ses chants ?

Vous êtes par trop pessimiste. . . .

Le chant d'alouette est très beau !

Ne suis-je pas naturaliste ?

X'ai-je pas entendu l'oiseau ?

Une sorte est -elle ennuyeuse.

Vraiment, ce n'est pas celle-ci :

Car c'est la gent mélodieuse Dont il nous faut parler ici.

Oh I que sa note est douce et claire Quand elle vole comme un trait.

Quand elle fuit, prompte et légère, Devant le chasseur stupéfait !

Il faut, tout d'un coup, la surprendre Pour avoir sa plus belle voix; Et cela me fait bien comprendre Les belles strophes que je vois.

Ainsi, quand vous êtes surprise, Vous chantez, prenant votre vol; Et l'alouette rivalise Encore avec le rossignol.

Oh ! la découverte brillante Que je viens de faire en ce jour !. . . Ma soeur, votre muse charmante Je la salue avec amour.

Pourquoi me faire des louanges -Que je suis loin de mériter ?

Votre place est avec les anges; C'est' moi qui ne "sais pas chanter''.

A coup sûr, je ne suis pas "l'aigle*' Que vous voyez "monter au ciel"; Je n'ai pour "science" et pour "règle" Qu'un peu d'élan vers l'Eternel.

J'aime, comme les alouettes, A fréquenter grèves et champs :

Voulez-vous? nos âmes discrètes Uniront pour Dieu tous leurs chants.

Je chanterai, dans mes poèmes.

Le Créateur de l'univers

Jésus, par ses bontés suprêmes, Inspirera vos propres vers.

A moi le grand Dieu qui déroule Dans l'espace tant de splendeurs !

A vous le Sang béni qui coule, Par torrents, sur tous les pécheurs.

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