‹ Elévations poétiquesChapitre 55 sur 58 · TROISIEME LETTRE · texte numérisé non relu

TROISIEME LETTRE

En vérité, ma soeur, votre chant m'émerveille

De plus en plus ; Ma muse meurt autant que la vôtre s'éveille;

J'en suis confus.

Que serait-ce, grand Dieu! si l'essor de votre âme

N'était gêné.

Si, par un corps souffrant, votre pouvoir de fliamme.

N'était borné !

Plus haut que l'alouette et que l'aigle lui-même

Vous monteriez ; Avec les Séraphins, dans le concert suprême,

Vous chanteriez !

Ne parlez pas de "mort'' ; faites comme le cygne :

Chantez toujours !

Egayez jusqu'au bout, par cette grâce insigne, Vos tristes jours.

De votre beau talent, ma soeur, je me retire

Bien convaincu ; Même, dans ce combat de lyre contre lyre.

Je suis vaincu !

nioire à Dieu, gloire à vous ppur la magnificence

De votre esprit :

C'est mon coeur étonné, plein de reconnaissance.

Qui vous le dit.

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