TROISIEME LETTRE
En vérité, ma soeur, votre chant m'émerveille
De plus en plus ; Ma muse meurt autant que la vôtre s'éveille;
J'en suis confus.
Que serait-ce, grand Dieu! si l'essor de votre âme
N'était gêné.
Si, par un corps souffrant, votre pouvoir de fliamme.
N'était borné !
Plus haut que l'alouette et que l'aigle lui-même
Vous monteriez ; Avec les Séraphins, dans le concert suprême,
Vous chanteriez !
Ne parlez pas de "mort'' ; faites comme le cygne :
Chantez toujours !
Egayez jusqu'au bout, par cette grâce insigne, Vos tristes jours.
De votre beau talent, ma soeur, je me retire
Bien convaincu ; Même, dans ce combat de lyre contre lyre.
Je suis vaincu !
nioire à Dieu, gloire à vous ppur la magnificence
De votre esprit :
C'est mon coeur étonné, plein de reconnaissance.
Qui vous le dit.