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Cette légende épouvantable S'adresse à vous, blasphémateurs Du Dieu mille fois adorable, Ainsi qu'à vous, profanateurs
De la sainte loi du Dimanche :
Craignez la terrible revanche De Dien contre ses insulteurs.
Dans la province de Viterbe, Vivait un très riche héritier, Qui, par son esprit de superbe Et son tempérament altier,
Fut poussé jusqu'à la folie
De renier d'abord Marie,
Puis le Christ, puis le Ciel entier.
Oubliant jusqu'à son baptême, Sa première communion,
Il abhorrait avec blasphème Tout acte de religion.
Chacun le tenait pour coupable D'avoir vendu son âme au diable, Dans sa noire aberration.
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Le Dimanche, sa joie infâme Etuit de vaquer nu travail :
L'horreur du publie et le blâme
Etnient son moindre épouvantail ; Car plus il enusait de scandales,
Plus ses œuvres dominicales Etuient la terre et le bétail.
Quiconque entruit à son service Etuit contraint de tra ‘alller,, Adieu L'eglise ! Adieu l'office !
Falluit agir et non prier !
Son cœur plein de seélératesse Trouvait ninsi, pendant la messe,
Un plaisir tout purticu'ier,
Dans l'aire il étenduit ses gerbes 9?
Et pour battre les épis mûrs,
Il lançait ses Lôtes superbes,
Leur criant des jurons impurs ;
Il les chaquait de sa lanière,
Et les chevaux, dans lu carrière,
Battaient le grain de leurs pieds durs,
Le plus étrange de son crime
Est qu'il avait de bons parents, Qui, pour le tirer de l’abime, ” Lui tendaient des bras suppliants ; Mais c'est en vain que père et mère Faisaient prière sur prière Pour le plus ingrat des enfants.
Il ne voulait plus rien entendre :
[Il aurait pu fouler aux pieds
Le cœur de sa mÿre si tendre,
Et de son père, Ditiés . s.
À tant d'amertume on succombe : Ils descendirent dans la tombe :
Le chagrin les avait tués.
Mais avant de quitter la terre, Ils avaient contié leur fils
À l'amour d'un autre bon père Vénéré dans tout le pays:
Ambrosio le suint ermite
À qui le peuple faisait suite Pour sa prière et ses avis.
Cogiment redire tout le zèle
De ce bon père Ambrosio,
Et sa charité paternelle, Pour Giousep Dominio ? — Car tei est le nom exécrable De cet impie abominable
Qui de l'enfer s’est fait l'écho.
Allant le voir avec courage,
Dans ses champs où dans son logis, Il lui disait : “Tout cet ouvrage Est chose maudite, Ô mon fils !
Travailler ainsi le Dimanche !..
Ah ! si tu savais la revanche
De Dieu contre ses ennemis!”
— Sl—
Avec le mépris du silence,
Le inécréant, d'un air moqueur, Accueillait cette remontrance
Qui ne faisait qu'uigrir son cœur...
A la fin, voilà qu'il s'irrite.
Il menace le saint erinite
Des vengeances de sa fureur.
“ Da Ciel c'est plutôt la vengeance, Mon fils, qui tombera sur toi...
Reviens au Dieu de ton enfance, Reviens à ta première foi :
Arrête, arrête ce manèce,
Cet etfroyable sacrilège
Contre le Seigneur et sa Loi ”
Dans l'aire il étendait ses verbes ;
Et pour battre les épis mûrs,
Il lançait ses bôtes superbes,
Leur criant des jurons impurs ;
Il les claquait de sa lanivre,
E: les chevaux, dans lu Carrivre, Burtaient le grain de leurs pieds durs,
“ Comprends donc, mon fils, la démence D'insulter ainsi que tu fais
À la bénigne Providence
Qui te comble de ses bienfaits, Veux-tu que le Ciel te pardonne ?
Il est temps, mon fils, 1bandonne
Le plus horrible des forfaits !”—
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Dans l'aire il étendait ses gerbes ;
Et pour battre les épis mûrs,
Il lançait ses bêtes superbes,
Leur criant des jurons impurs ;
Il les claquait de sa lanière,
Et les chevaux, dans la carrière, Battaient le grain de leurs pieds durs.
Dans un langage prophétique, Toujours le saint vieillard parlait ; Mais à son œuvre satanique Giousep toujours s’aflolait :
Battre dans l'aire épis et gerbes, Avec gens et chevaux superbes, Chaque Dimanche il s’en allait.
Entin, la colère divine
Va s'abattre sur le maudit...
Ecoutez.... La cloche argentine Sonne.... Le peuple est interdit...
Car il voit encor sur les gerbes Piétiner les chevaux superbes
De l’abominable bandit !
C'est Dimanche !.... La Sainte Messe Va commencer dans un instant...
Tout à coup, rempli de tristesse, Arrive un vieillard palpitant....
Il s'avance, ferme, intrépide....
Il prend les chevaux par la bride,
Et d’un tor de voix éclatant,
Il dit : “ Arrôte cet outrnge, Giousep, ou tu vas périr !”
Mais l’autre, en écumant de rage, Crie :
Je n'ai d'autre dieu que le diable !..
C'est lui seul que Je veux servir !",...
Puis il lui cingle le visage D'un coup terrible de son fouet !
4 'ssitôt éclate un orage,
Déchaîné par un tel forfait !..
A ces menaçantes alarmes,
Ambrosio, baigné de larmes,
S'éloigne en criant : “ C’en est fait ! ”
Le vent muvit, l'orage gronde, La foudre tonne, les coursiers, Dans une course furibonde,
S'en vont broyant tout sous leurs pieds La terre tremble et tourbillonne .
On entend la cloche qui sonne...
Ou voit s'allumer des brasiers !.
Puis duns une infernale ronde, Le renégnt et sa maison, Ses chevaux, son aire féconde, Ses bâtiments et sa moisson...
Tout saute, roule et tourbillonne. ...
On entend la cloche qui sonne...
On voit le peuple en oraison !
ranamnanente.
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ven re ean-com.
Drnesteneittiininennenense : +rontéémanused prets
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Dans cette course furibonde,
Tout souffre un horrible tourment !
Tout, dans cette infernale ronde, Participe à l'effondrement !....
On entend la cloche qui sonne.
Dans le sol qui s'ouvre et frissonne Tout disparait en s'abimant ! ....
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Cette légende épouvantable S'adresse À vous, blasphémateurs Du Dieu mille fois adorable, Ainsi qu'à vous, profanateurs De la sainte loi du Dimanche :
Craignez la terrible revanche
De Dieu contre ses insulteurs.
On raconte qu’à l'endroit même Où tout venait de s'engloutir, En ce lieu frappé d'anathème, Du fond du gouffre, on vit sortir Un vaste luc à l'eau brûlante, Où les gens, saisis d'épouvante, Croyaient tout voir s'unéantir.