‹ Élévations poétiques [microforme]Chapitre 26 sur 63 · SAN · texte numérisé non relu

SAN

PAROLES DE RÉMERCIMENTS

4 | 14 ent A UNE DAME BIENFAITRICE

QUI AIDA L'AUTEUR A TERMINER SON COURS D'ÉTUDES. + rhone sf de Gant

A l'âge de vingt ans que la vie est ardente !

L'âme, encor dans su fleur, l'âme que tout enchante, Aime À vivre d'émotion.

Je snis comme l'oiseau de

Je chorche à in'envoler Comme cette hirondelle

In saison nouvelle :

Gazouillant sn douce chanson, Et laissant tomber de son aile

(aelques plumes sur le azop.

ss :

Des sentiments divers ont bercé mn jeune Four à tour le chagrin, Ia joie et la tristesse

Ont frappé leurs COUPS Sur mon Cæwar :

Et mon cœur, trop sensible, en a œardé la trace - O les chers souvenirs que junais rien n'eftace ! ..,

Telle on voit l’'épine et la fleur

Que l'onde emporte à sa surface

Avec une évale douceur ! Eh! bien, voilà pourquoi mon € eur est une lyre, Une lyre qui chante, où murmure, où soupire

Des airs de tendresse et d'amour.

Voilà pourquoi, la nuit, lorsque tout fait silence, Je dispose des mots avec orire ec C ulence,

Pour exprimer suivant le Jour,

Ma douleur où mon espérance,

Chanter et pleurer tour à tour.

Mais ces chants de mon cwur, soul je puis les comprendre

Et dégoûté hisnet, sans pouvoir m eu defendre,

Je le ëp irpille sc lain,

Jene PERAT US Si que qu'un les neeneille :

Jeu les laisse, } Luis à fn rose qu'on eu lle,

Tomber lentement de mn main,

Et se répandre, feuille à feuille,

À tous les buissons du chemin,

[l'est vrai que j'ai vu des âmes anerel 388

M'honorer quelquefois de louanges flatteuses

Et se plaire à lire mes vers.

O noble sympathie! O charité supréme !

I fait bon quand on soutfre, il fait bon quan lon aime,

Dans les succès, dans les revers,

Que la bonté, la pitié même,

Nous présente ses bras ouverts.

Teile, naguëre encor, telle je vous ai vue Ame compatissante, heurensement conte

Longtemps avant ces derniers Jours.

Vous fites retleurir l'ancienne connaissance :

Que je vous dois de grâce et de reconnaissance

Pour vos bienfaits, pour vos discours,

Pour votre aimable bienveillance Dont je me souviendrai toujours !

Votre don précieux m'est un gaue d'estime : Souffrez donc que mon cœur, à son tour vous exprime

Son respect, ses remerciments,

Aux plus humbles accords de la plus humble lyre

Vous daignerez, trop bonne, accorder un sourire :

[ls n'ont point d'autres agréments

Que le mérite de vons dire Quels sont pour vous mes sentiments.

Vous n'avez pas qu'un titre aux eiïorts de ma muse ; De tous vos droits, pourtant, faut-il que je m'excuse ?— Votre belle ânie est le meilleur.

Rien n'évnle, ici-bas, l'empire irrésistible,

Le charme tout divin, d'un cœur tendre et sensible

Qui console dans le malheur,

Et qui, toujours, est accessible

Aux angoisses de la douleur,

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