A UNE SŒUR DE CHARITÉ
Hélas ! qu'il est triste et pénible De voir tant de maux ici-bas, Produisant douleur et trépas !
Mais peut-on rester insensible Envers la divine bonté, é Qui, dans sa libéralité,
Donne à l'Hôtel-Dieu la sœur grise
Et sa délicatesse « aquise, Pour soigner toute infirmité ?
On voit accourir la jeunesse Dans cet Hôpital enchanté :
On voit venir la pauvreté ;
On voit s'y rendre la richesse ; On voit arriver les vieillards Tous reconnaissent, pleins d'égar ls
Qu'ils ont besoin de la sœur grise,
De sa délicatesse exquise, De son cœur et de ses regards.
On voit la mère de famille Amener là, d'un pas tremblant.
Son garçon, cadavre ambulant,
Ou sa chère petite fille
Que la mort mennce déjà :
Tout autre moyen échoun :
Ce qu'il lui faut, c'est la swur grise Et sa délicatesse exquise,
Toute son espérance est là !
Ab riiibees as
Voyez cet homme, à corps robuste Qui s'indigne de son état Et considère son grabat
Comme le sort le plus injuste :
Toujours jusque là bien portant !.., Membre brisé par cident!,,.
Pourrait-il bien, sans la sœur grise
Et sa délicatesse exquise,
Se résigner d'un cœur content ?
Voyez ce jeune homme qui brûle De fièvre autant que de douleur :
Il fait pitié dans son malheur :
Il se tourmente : il gesticule :
Refuse tout soulagement,
Excepté le médicament,
De la sympathique sœur grise :
Car su délicatesse exquise Lui paraît un baume charmant !
ps Sanaa Lac meRerese hear 5 er ENS
Voyez cenx que l'ivrognerie
À plongés dans l'insanité :
Honteux de leur iniquité,
De leur existence flétrie,
[ls s'en retournent tempérants, Bons chrétiens et persévérants ; Car la vertu de ln sœur grise, Et sa délicatesse exquise, Ont touché ces cœurs délirants.
Voyez cette âme inpatiente
Qui se livre à des jurements,
Et qui, duns ses emportements, Devient maussade et violente :
Cet homme, fât-il un lion, Arrête son cri, son juron,
Dès que lu voix de In sœur grise, Avec délicatesse exqui-e,
Lui fait sa pieuse lecon !
Un autre a négligé son âme, Et le Bon Dieu, depuis longtemps :
Voyez ses membres palpitants Ecrasés par un char infâme :
Un signe est dans ses yeux glacés,
Déjà ses vœux sont exnucés.
Il fut compris par la sœur grise, .
Dans sa délicatesse exquise,
Elle à dit * prêtre : “ Avancez ! ”
Le prêtre avance et le confesse, Lui donne l'Extréme.t inetion, N'il le peut, la communion,
Et l'encourage avec tendresse...
Voila le mourant préparé,
Son bonheur au ciel assuré!
Pour ln contiante sœur urise
Et sa délicatesse exconise Ï :
Aucun cas n'est désespéré.
lle n'est pas moins empressée Auprès des gens d'une autre foi :
Elle ne connait qu'une loi :
Soigner l'humanité blessée !
Ceux-là n'en sont que plus ravis
De se voir traités sans mépris
Par lu catholique sœur grise
Dont la délicatesse exquise Ramène à Dieu tous les esprits !
D'un malade à l'autre, sans cesse, Eile conrt prodiguer ses soins
Et répondre à tous les besoins
Avec grâce, amour et sagesse... ,
Les voit-elle entin tous contents,
Vous pourrez voir, par entre-temps,
Aux pieds de Jésus lu sœur grise ;
Car sa délicatesse exquise,
Trouve là ses plus doux instants.
Il ext impossible de dire
Tout le bien par elle opéré,
Dans et Hôpital consacré,
Par la tendresse et le sourire,
À charmer tous les malhoureux Que sex protégés sont nombreux !
Ilx conservent de lu sœur grise,
De sa délicatesse exquise,
Les souvenirs les plus heureux.
Il est encor plus impossible
De dire ln félicité
Que son iminense charité
Et sa patience invincible
Auront pour récompense au Ciel...
À sa mort, le Père Étornel
Lui dit : ” Viens, ma chère SEUT rise :
Pour ta vertu, ta grâce exquise,
Je te donne un trône immortel !"”