LISA
Madime Veuve Sérsphin St-Oige, née Adéline D:lisle, est une des ‘lames les plus distinguées de la ville de Montréal par ses vertus, par
ses aumônes, et surtout par ses nombreux pélerina
ges à la ville de Rome, où elle eut l'insigne bonheur de voir le Pape Léon XIIL seize
iois en audiences privées et plus de vingt fois en audiences générales, Ce voyage de 1905 à Rome était son cinquième. Elle ne voulait pas mourir sans voir le nouveau Pape. Ses vœux furent plus qu'exaucés : privément et publiquement elle vit le Pape Pie X dix-huit fois! Elle en est enchantée comme de l’autre, Elle n'est pas encore satisfaite, Elle parle d’y retourner, Elle est âgée de 74 ans. Ceci est écrit en 1907. Madame St-Onge a, depuis longtemps, là faveur de l'autel privé duns sa villa des Anges, ct, depuis quelques années, le privilège d’y conserver le Saint-Sacrement,
LE NL rr-
Qui ne connaît Midame, à la villa des Anges, | Dans la cité de Mont-Royal ?....
Ses amis, par milliers, publiant ses louanves, L'aiment d'un amour sans égal.
Ses amis, quels-sont-ils ?....Oh! les grands personnages De sa ville, de son pays,
Ë De la France, de Rome, où ses pèlerinages
Sont toujours si bien accueillis,
On voit en Canada les prêtres, les évêques, L'honorer de leurs compliments...
Des livres faudrait-il et des bibiothèques
Pour rnconter ces traits charmants ;
Pour raconter aussi tant d'aumônes discrètes, Tant de pieuses charités,
Que son cœur généreux, par des routes secrètes,
Prodigue à des cœurs attristés ;
Pour raconter au long tant de faveurs insignes De la part des prélats romains,
Qui, devant ses désirs, levant toutes consignes,
Ouvrent les portes, les chemins ;
Pour raconter enfin les sublimes tendresses Dont Léon treize l'honora,
Où, pour dire le mt, les pipales caresses
Que sur sa tête elle attira !....
Trente ou quarante fois, à ses pieds prosternée, Elle put le voir, le prier ;
Et chaque fois son âme, éprise, fascinée,
Eut lieu de se glorifier.
Le Pape s'écriait : “ Encor la Canadienne !...…. Venez : je vous reconnais bien !....
Que faut-il, en ce jour, à votre âme chrétienne ?..
Ai-je pour vous assez de bien ” 2...
On vit, plus d’une fois, la calntte bénie Echoir à Madaine en partant, .....
Sa bourse en étuit bien quelque peu dégarnie !....
Mais le cœur était si content !....
O les beaux souvenirs que Madame conserve, Embaumant sa vie et ses jours !
O les cuites divins que votre cœur observe,
Si doux, si suaves toujours !.
Et puis, n'avez vous pas, sous votre humble demeure. Le cœur même de Jésus hrist ?..
Dieu pouvait-il vous faire une g'âce meilleure, Plus consolante à votre esprit ?....
Quand votre corps, hélas ! est brisé de s mffrance,
Votre cœur brisé de chagrin, Vous ne faites qu'un pas vers le Dieu d'espérance ,
Et vous voilà forte soudain !
Car autant vous aimez palpiter an Calvaire
ë Que tressaillir sur le Thnbor Vous n'attendez qu'au Ciel ce
e qui pourra vous plaire :
Le vrai bonheur, le vrai trésor :
Jusque là votre joie est de dire sans ce
sse :
“ Mon Dieu, que votre volonté Se fasse et non la mienne Het
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... Ainsi dans la sagesse Votre cœur est réconf orté,
Maintenant, vous allez dans la Ville Eterne Fixer encor votre séjour, fHèti Vous plonger de nouve
ile
au dans la source immortelle De la ferveur et de l'amour.
Pareille à Jésus-Christ montant sur la montagne Pour voir Jérusalem de loin,
Du haut du Vatican où Dieu vous accompagne,
Vous cherchez le Ciel avec soin.
Allez done bravem: nt où votre destinée
Sollicite encore vos DRE.
Vers le Pape nouveau votre Ame est cntrainée., Un tel voyage à mille appas !
Oh ! vous avez l'espoir d'être bénie encore Par le Vicaire du Bon Dieu, De retrouver intacts, — choses que l'on a lore, —
Tous les attraits de ce Saint Livu,
Donc nous vous souhaitons heureuse traversée,
Heureuse existence là bas... :
Puisse de vos nmis la prière exauncée
Vous rumener sauve en leurs bras !.
Et quand vous serez là, dans les doux sanctunires Où vient lu grâce par torrents, Vous penserez à nous, en faisant vos prières
Pour vos chéris et vos parents,
O vous qui jouissez d'un si puissant empire Dans la Sainte Eglise de Dieu,
Vous devez toujours voir le Bon Dieu vous sourire,
Quand vous formulez votre vœu.
Peut-être oublicrez-vous d'implorer pour vous-même
La grâce de vivre lontemps :
‘ous la derman lons, nous, cette faveur suprême Que vous viviez jusqu'à cent ans !
LONGEVITE
Co A uns Damas charitable
ANNE S He
Malame est si bonne, si tendre.
Qu'oubliant son propre chagrin, Sans cesse elle désire entendre
Le récit des maux du prochain,
Dès lors, son âme ingénieuse Ne songe plus qu'à soulager
De façon la plus gracieuse,
Les douleurs du mal étranger.
Dicu s'est dit : “ Une si belle âme Devruit plutôt monter au Ciel :
Muis au monde qui la réclame
L'O2r déjà serait cruel
Je vais donc prendre patience, La laisser vivre encor longtemps,
Pour augmenter la récompense Avec laquelle je l’attends,”