‹ Élévations poétiques [microforme]Chapitre 54 sur 63 · RUSES PERMISES · texte numérisé non relu

RUSES PERMISES

Par tinesse et ruse innocente Il est toujours perinis de conserver sa peau : Lee de ln fabte suivante.

Où l'our. r le renard fut mis dans le panneau,

Un renard affamé, ne sichant plus que faire, Tant il avait maigre destin.

Aperçut un pêcheur, au bord d'une rivière, Occupé d'un riche butin

L'homme chargenit dans sn voiture, Au moment de partir, tout son beau poisson frais, “ Oh ! voilà de la nourriture ! ”

Dit le hère aussitôt, plus madré que Jamais

Un plan, comme un éclair. traverse à l'instant mûimne Son fertile et sublime esprit re.

Li fait le mort. . Notre homme, objet du stratageine,

Arrive, s'arrête et sourit.

[Il reconnait pres cle Ia rotits Un renard magnifique, inerte, inanimé \ sn cargaison il l'ajoute

Et ri pren: son chemin, tout joveux tout charme

L'autre prés cles poissons letuit bien davantase ! Tantôt vivant, et tantoit tort Len faisait, de patte aussi prompte que ancre

Tomber plusieurs pur chomstis bord

Bientot 1} se NI IRL Lh-tihtttihet Et, tout en se caehiant devo à ren!

Un sure —0 terrible cilernne

Le surpren Lau milieu de ee fe ‘in roval

Bonjour. grogne l'intrus, ne t'enfais pas compère, C'est ta carensse qu'il me faut : "— “ Nenni, tu feras mieux, reprend le pauvre here

Car mn enrensse rien ne vant

Tu vois le poisson que je mange :

Approche, goûte, il est vraiment délicieux ?

Or, l'ours en fait grande louange,

Et demande au compère: * Eastce un présent des

{dieux ? ” Le renard aussitôt d'expliquer lartitice Gui lui procurn € festin Fais comme moi, dit-il, eur cette heure est

Va, cours, et le truc est certain.” [propice :

L'ours alléché se précipite, Par un léger détour, à travers la forêt Et vient s'exposer an plus vite,

Comme un anunal mort, au pécheur en trajet

Le pêcheur, irrité d'avoir été victime De l'urtitice du renard,

Dit en lui-imèine : “ Encore un tour, encore un crime : Et! bien, malheur à toi, gaillard !"

Il desceni, regarde et fait mine

De ramasser mon ours qui jubile en son cœur : Et vlan ! sur la bête coquine

Il décharge un bâton formidable et vengeur,

L'animal aveuglé, la tête en marmelade, Avec le musenu tout sanglant,

S'arruche, Presque mort, à cette bastonnade, Et file sous bois en hurlant.

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