‹ Élévations poétiques [microforme]Chapitre 55 sur 63 · LIEVRE CHANCEUX · texte numérisé non relu

LIEVRE CHANCEUX

—" need em — NE JAMAIS DÉS ESPÉRER

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D'un dilemme effrayant qui semble inextricable, On peut sortir avec succès :

Témoin ce lièvre des forêts

Traqué par une meute haietante, implacable.

Il allait succomber, lorsqu'il vit tout à coup Une charette sur la route. ...

Pour mettre les chiens en déroute,

Il y saute aussitôt sans regarder beaucoup.

Or, c'était un chasseur portant dans sa voiture Une montagne de gibiers :

Lapins, ratons, cailles, pluviers,

Qu'il avait abattus en villégiature.

Sans bruit, Jeannot se glisse an plus profond da tas : Puis il attend la destirée....

Voilà que Ja meute, entrainée

Par la piste dans l'herbe, arrive avec fracns,

Et se met à fouiller dans fourrure et plumage

Qui volent prestement dans l'air ;

Mais l'homme, prompt comme l'éclair, Frappe à grands coups de fouet les auteurs du

[pillage.

Il est aidé bientôt par le maitre des chiens...

La meute abandonne sa proie...

On devine aisément li joie

Du lièvre quand il put rejoindre entin les siens.

Cur le danger passé, revenant à la vie, Cet animal qu'on croyait mort Avait sauté pardessus bord, Laissant l'homme étonné d'un tel trait de génie.

L'homme n'avait pas vu l'animal arriver Et se blottir dans sa charette ; Son âme resta stupéfaite, Lorsqu'il le vit soudain bondir et s'esquiver.

Est-ce un coup de génie ou de bonne fortune ? Coup de hasard assurément :

Mais avouons-le franchement,

La chance parmi nous est aussi fort commune.

On Jui doit la vapeur, la gravitation Un si grand nombre de merveilles, Qu'en des circonstances pareilles,

Jeannot mérite bien notre admiration.

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