‹ Élie de Saint Gille: chanson de gesteChapitre 17 sur 55 · I . Li romans de Raoul de Cambrai et de Bernier, pp E. Le · texte numérisé non relu

I . Li romans de Raoul de Cambrai et de Bernier, pp E. Le

Glay (Paris, Techener, 1840), p. 257-258. Cf. aussi P. Paris, HisU Utt., t. XXII, p. 724-725.

INTRODUCTFON XXI

mère, se retrouvent dans le poème : Arnaud de Beaulande % Aimeri de Narbonne , Bernard de Brebant et son fils Bertrand, Beuve de Comarchis, Guillaume d'Orange, Garin d'Anseiine, Aïmer le Chétif, Turpin Tarchevêque de Reims, etc. Il est à remarquer qu'Élie, qui figure dans la généalogie de la maison de Monglane donnée au xiii« siècle par Albérîc de Trois- Fontaines *, ne se trouve pas mentionné dans le roman à! Aimeri de Narbonne ^ ; ce qui prouve, une fois de plus, que le remanieur a fait œuvre personnelle en introduisant Élie dans la geste de Monglane ; ce qui prouve aussi qu'Albéric de Trois- Fontaines a connu le roman dHÉlie, tel que nous le possédons aujourd'hui; et c'est là sans doute Tunique source où il puise, quand il fait d'Élie le neveu de Guillaume d'Orange.

Le remanieur possédait bien, du reste, la littérature épique de son temps ; plusieurs fois il fait allusion à certaines chansons de geste : à une chanson sur le chétif Aimer ^ (v. 67) tout d'abord, puis à Rainouart au tinel (V. 2519, a535) et aussi au poème perdu de .Basin ^, quand il parle de Therbe enchantée des monts

X . Le poème d!Élie de Saint-Gille ne connaît pas les trois frères d'Arnaud de Beaulande : Girard de Vienne, Renier de Gênes et Milon de Poutlle; il reproduit donc la plus ancienne tradition. Voy. G. Paris, Hist, poét, de CharJ., p. 79-80.

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