LXVII. — Les deux rédactions concordent
LXVIII. — Dans F, Élie tue Gaïfas (v. 2348-2353); dans S (p. ï 59- 160), il le blesse seulement. Cest un artifice du rédacteur qui veut plus tard faire reparaître ce personnage à la fin du poème (p. 166) pour le faire tuer, alors seulement, par Élie.
LXIX. — Au commencement de cette laisse, les deux rédactions sont assez dissemblables. — Dans F, Élie est poursuivi par les païens, tandis que Rosemonde prie pour lui : Élie se réfugie alors dans la tour de Rosemonde. Dans S, l'attaque des païens n'est pas mentionnée : on ne sait donc comment s'expliquer pourquoi plus tard (p. 161) Élie propose à la jeune fille de s'enfermer dans une tour. — Dans F, Rosemonde prend l'engagement envers Dieu de se faire chrétienne ; dans S, elle propose à Élie de l'épouser : il refuse, car elle est païenne.
A partir du v. 2418 de F (voy. S, p. t6i), les deux textes se séparent complètement et n'ont plus rien de commun.
Je suis donc forcé de m'^rrêter ici dans Texamen comparatif des rédactions française et norvégienne. Il est facile de voir par tout ce qui précède combien
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