I. F ajoute : le suivent et ; D ajoutt : avec lui et
un rude * combat où tombent de nombreux hommes. Caîfas se tient à la tête de son armée et excite avec ardeur les siens au combat ; il combat maintenant avec sa main gauche *. Éiie arrive à détruire les murs de la ville avec sire Guillaume; et alors les cinq compagnons entrèrent dans la ville et tuent tout, hommes et chevaux. Tous ceux qu'il rencontre, Élie les renverse de cheval : les païens se sauvaient dans les maisons et les logis. Élie aperçoit Caîfas qui s'enfuit à leur approche : il lance au galop Prinsaut et brandit son épée et le frappe sur le heaume. La lance coupa le crâne, la brogne et le tronc juste par le milieu. Après ce beau coup, les païens se mettent au pouvoir d'Élie; avec toute son armée il se dirige à cheval vers la salle ^ ; ils descendent de leurs chevaux et entrent dans la salle, et ils boivent gais et joyeux. Là étaient le duc Julien et le sire Guillaume, Bertran et Ernaud le beau et Bernard à la longue barbe ; il y a alors gaîté et plaisir, divertissements de ^ toutes sortes et grande joie.
Il me faut maintenant parler après de ce qui est arrivé avant, et reprendre au moment oti Élie avait quitté demoiselle Rosamonde. Et le combat dont il a parlé plus haut commençait^ lorsqu'elle monta sur la plus haute tour de Sobrie pour regarder le combat ^ ; et elle vit là tous les incidents de ce combat et comment Élie tua son frère, et cela lui sembla bon. Elle retourne à son appartement; elle revêtit * une robe tissée d'or; ensuite elle se ceignit d'une ceinture ornée avec l'habileté la plus variée 7, si belle ^ à voir qu'on aurait dit de l'or 9 préparé de
i. F D très rude. — 2 . C droite. — 3. F Z) ajoutent : du roi Mascabré. — 4. F D de beaucoup de sortes. — 5. F D ajoutent : et elle vit comment les Francs savaient [D bien] combattre. — 6, F D ajoutent : tous les [D ses] plus beaux atours, d'abord [mq, dans D] une chemise de soie blanche, puis. — 7. F D ajoutent : si magnifique qu'on n'auraii pu en trouver de meilleure, même en cherchant dans tout l'univers. — S. F D ajoutent : faite, — 9. F D de l'or brillant.
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diverses manières. Puis elle mit sur elle un manteau : aucun autre plus magnifique ne se pourrait trouver, même si on cherchait par toute la terre. Ce manteau venait du couchant, du pays qui se nomme occident '. Quatre fées tissèrent ce manteau avec des fils du meilleur or, et elles y travaillèrent quatre hivers avant de le terminer ; il était fait avec des étoiles et beaucoup de pierres précieuses. Les agrafes du manteau furent achetées au mar* chand Samarien * pour soixante livres d'or pur. Ses che* veux étaient plus beaux que Tor; sa peau était pareille ^ à de la neige ou plus blanche encore; et on ne vit jamais dans ce temps-là plus belle jeune fille. Elle entre dans la salle avec trente jeunes filles vêtues de velours, et aussitôt qu'elle fut entrée, elle fit resplendir toute la salle ; elle s'avance devant le dais. Élie se lève devant elle et tous ceux qui étaient là. Élie prend alors Rosamonde et l'asseoit sur son genou ; les jeunes filles jouent des danses et chantent de leurs belles voix. Cependant tous regardent Rosamonde et s'émerveillent de sa beauté. Alors la joie et le plaisir se montrèrent, et tous se réjouirent surtout de la nouvelle joie qui venait de leur être donnée. Rosamonde salua cordialement Julien; autant en fit sire Guillaume et tous les Francs qui se trouvaient auprès de lui, avec une grande amitié. Élie raconte alors comment Rosamonde l'a aidé et plusieurs fois sauvé de la mort; il lui dit que pour cela elle doit recevoir de lui ce qu'elle voudrait ; alors elle le choisit lui-même pour bien-aimé, et lui demande pour son père la vie et son royaume avec tous les honneurs. Élie lui accorde sa prière. Il envoie donc chercher le roi Macabre ; Galopin y va avec ♦ sa rapidité accoutumée et revient et ramène le roi avec lui. Élie salue le roi amicalement et le place à côté de lui
I. Foccides; C Sides. — 2. F Samerion; autres mss. Ion. — 3. F D aussi blanche que la neige. Ici finit le fragment F'. — 4. Ici finit la lacune de C.
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SOUS le dais, et lui dît qu'il aura son royaume et son honneur et qu'il doit en remercier sa fille. Le roi Macabre en est hautement réjoui. 11 y a alors grande joie et grand jeu, car chacun égaie l'autre. Élie fait alors connaître à tout le mondé qu'il a l'intention de s'en retourner avec son père, que Rosamonde voyagera avec eux ainsi que Galopin.
On fait alors les préparatifs du voyage d'ÉIie à grands frais, avec de belles provisions et de grandes sommes d^ar* gent. Puis Elie part alors de Sobrie, avec sa nombreuse troupe. Rosamonde fait partie du cortège avec de nombreuses JQunes filles et une suite princière. Alors Élie monta sur les vaisseaux avec tous ses gens, emportant de Sobrie beaucoup de choses de prix, tant en riches étoffes qu'en pierres précieuses, or et argent travailléet non travaillé. Élie vogua sur la mer et eut un vent favorable ; ils arrivent au port qulls avaient en vue. Alors ils descendent de leurs vaisseaux avec tous leurs gens et entrent dans la salle du duc Julien. Élie convia chez lui sire Guillaume et tous ses compagnons de route avec ^ la plus grande pompe et courtoisie. La mère d'Élie est très réjouie ainsi que sa sœur et tout le peuple ; elles sortent du château avec les jeunes et les vieux ; ils se rencontrent tout près du château; la rencontre est très joyeuse entre Élie et sa mère et sa sœur et tous ses parents et amis. La mère d'Élie et sa fille accueillent demoiselle Rosamonde avec toute joie ; et ils entrent à cheval dans le château avec grande pompe, et toutes sortes d'instruments de musique furent portés au-devant d'eux ; prêtres et clercs s'avancent en magnifique procession avec de doux chants. Élie et le duc
I. Z> à un festin magnifique. Sire Guillaume accepte; Élie envoie chez lui de nombreux et magnifiques chevaliers pour annoncer son arrivée, demandant en même temps qu'u^ festin soit préparé avec tout ce qu'il y a de mieux et priant tous ses gens de V nir au-devant de sa suite avec.
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JuUea et sire Guillaume sont comfuifsde la^orteà^'fglise avec grande joie. De là Us soot menés à la saUt et placés sur l'estrade. Pour le premier jour, Rosamonde resta dans une autre maison avec ses jeunes filles; le second jour eut lieu le baptême et tout le service divin pour elle et pour toutes ses demoiselles et les hommes de sa suite. Après que le service divin et que la cérémonie dont il % été parlé furent achevés, la fille du roi fut conduite à la salle principale avec grande pompe; il y avait dans le cortège la mère d'ÉIie et aussi la demoiselle Orable % sa sœur, et un grand nombre de dames en cortège magni* fique : on toucha alors de Torgue et on joua de la lyre et de la cithare et des fifres avec une douce harmonie. La troupe entre dans la salle, qui était richement décorée^ demoiselle Rosamonde était à la plus haute place, avec une robe si magnifique et si précieuse qu'aucun roi n'est assez riche pour pouvoir acquérir sa robe à prix d'argent* Aussitôt qu^elle fut arrivée à sa place, les gens ne firent attention à rien autre qu'à regarder son beau visage et le riche vêtement qu'elle portait, car le manteau qui était placé sur son corps brillant semblait à la vue être de flammes, à cause de l'escarboucle qui était placée dessus à côté de beaucoup d'autres pierres précieuses. Il y a alors joie et jeu; tous ceux qui le peuvent viennent contempler Rosamonde, et personne ne songeait à boire, car per<* sonne ne croyait avoir jamais vu une plus belle jeune fille : ses joues étaient comme si la rose rouge s'était unie au lis blanc. On festoya durant trois nuits. Élie dit alors que le festin doit être encore plus somptueux.ccj ai Tinten* tion, » dit Elie, « de faire mes noces, et personne de ceux qui sont maintenant ici ne s'en ira; quiconque s'approchera ne manquera pas d'être invité, jeune ou vieux,, riche ou pauvre. »
Élie envoie mander ses parents et ses amis qui n'é-