‹ Élie de Saint Gille; chanson de gesteChapitre 20 sur 72 · INTRODUCTION XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIII

souvent envahi le bassin de la Loire et ont même séjourné, à plusieurs reprises, sur ses bords », N'estil pas naturel de voir dans Sobrie, la ville païenne du poème, un des établissements normands des rives ou de l'embouchure de la Loire, Noirmoutiers peutêtre 2, et d'admettre que les souvenirs terribles, laissés en Anjou par les invasions normandes, ont servi de base à des traditions locales, qui, en se développant, ont abouti entre autres à la chanson d'Elie ?

Sans vouloir cependant m'avancer trop sur un terrain où les preuves manquent, je résume tout ce chapitre en quelques mots : VElie de Saint-Gille est un poème remanié au xme siècle sur un original du xne siècle. Un trouvère qui avait déjà remanié VAiol a opéré de même sur YElie, et a lié ces deux chansons Tune à l'autre par une transition de son invention.

L 'Elissaga .

La chanson d'Elie de Saini-Gille n'a pas eu la vogue européenne de VAiol 3 et n'a été imitée que dans

i. Voy. Dcpping, Histoire des expéditions maritimes des Normands... (nouvelle édition, 1844), p. 63 et suiv.

2. Le poème parle plusieurs fois (v. D41, 962) d'une île, près de laquelle se livre un combat.

3. Il faut ajouter aux citations CCAiol données dans l'introduction

ELii -I

la littérature icandîni . elle est devenue la poème

norvégien VEl A bien roula

traduire eu allemand, pour la S textes, ce poème dans m forme la plus ancienne; sur cette traduction qu'est faite la \ersion fran^ que je publie plus loin.

Avant de comparer les deux versions française et norvégienne, je reproduis la notice que M. Koelbing a jointe à sa traduction.

Les mss. de la saga sont :

A — Université d'Upsal, ms. Delagardie 4-7. vel. in-foL un> siècle.

D — Stockholm, ms. 7, parchem., in-fol. (l5oo •

C — Copenhague, Arnamagnéen 533, parchem., in-4j (1400).

B — Stockolm, ms. 6, parchem., in-40 (1400).

Fragments :

F' et F2 — Copenhague, Arnamagnéen $67, in-4j (i3î

H — Copenhague, Arnamagnéen 570, in-40 1 ' - ' - bil-

lets.

E — Copenhague, Arnamagnéen 58o ', in«4°(i3oo), 1 feuillet.

Le ms. A est celui qui, par son âge et par son contexte, se rapproche le plus de l'original. Ce n'est certainement pas l'original lui-même, comme le prouvent différentes altérations et omissions. — A la même classe (=.r) que ce ms., appartient D dont le texte est très écourté et parfois altéré. — E (un feuillet) appartient aussi à cette classe.

de ce poème (p. xxxm-xxxiv) les vers 1 2753-12756 de la Chronique rhnéede Philippe Mousket (éd. Reiffenberg, qui font allusion à la parenté d'Elie avec le roi Louis. Yoy. Romani a, t. VIT, p. 1 56. 1. M. Lug. Koelbing doit donner prochainement une édition de cette rédaction norvégienne.

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