‹ Élie de Saint Gille; chanson de gesteChapitre 19 sur 72 · Voy. G. Paris, Hist. poét. de CharL, p. 3i5-3aa · texte numérisé non relu

Voy. G. Paris, Hist. poét. de CharL, p. 3i5-3aa

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dc(iarn;mi 7.1979-1982 II mentionne plus loin (v. 1793-1796 une légende de îmc d>- qui

fort ancienne, et sur laquelle M. G. P I donné quelques éclaircissements '. Autre part, ce .pée

bretonne dont il met en jeu les héros :1e roi Arthur, Gauvain et Mordret; enfin, au v. . il place dans

la bouche de Charles-Martel un dicton, bien connu d'ailleurs -, mais qui ne ^e retrouve ni dan G I in le Loherain ni dans Girari de Roussillon, les Je poèmes qui fassent mention de Charles-Martel.

Tous ces souvenirs ne permettent guère de supgM un élément historique dans la chanson d Elit; je toutefois disposé à faire une certaine place à la réalité historique en considérant comme des Normands les Sarrasins dont il est question en maint endroit du poème. On a vu, aux vers 179-180, quÉiie avait quitté Saint-Gilles et avait marché tout le jour sans boire ni manger. Au v. io5o, nous retrouvons I qui, depuis trois jours, n'a rien mangé. Il est évident pour moi que, dans la version primitive, les trois jours dataientdudépart de Saint-Gilles-, et il me semble facile d'expliquer les nombreux combats d'Elie et son lointain voyage en terre païenne, en supposant que le héros de la chanson a eu affaire, non pas à des Sarrasins, mais à des envahisseurs normands. On sait, en effet, que, du ixe au xe siècle, les Normands ont

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