‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 48 sur 145 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Puissance apparente du Parlement anglais, en réalité asservi par Elisabeth. — Ses réclamations inutiles en 1593. — Les monopoles. — Discours du $pê€Lk9r à la session de 1597. — Le Parlement anim^ d'inclinations libérales.— Lettre de Maurice James. — Véritables causes de l'impuissance du Parlement sous Elisabeth.

Le règne d'Elisabeth ne devait être sur tous les points que T enfantement de la grandeur anglaise, et de même qu'il était réservé à Cromwell d'en finir avec l'Irlande, il était réservé au siècle suivant de développer , par l'usage et par un abus passager, les libertés publiques qui existaient en germe dans les institutions de l'Angleterre. Ces éléments mêmes d'une liberté régulière suffisaient pour étonner l'étranger , habitué sur le continent aux excès populaires ou à l'ei^ercice déréglé du

pouvoir royal. De Maisse, qui arriva en Angleterre pendant la» session de 1597, fut vivement frappé des dehors solennels du Parlement assemblé , du cérémonial minutieux et imposant observé pour l'ouverture et pour la clôture de ses délibérations, du costume de la reine et des barons , de ces sacs de laine symboliques ^ et surtout de ce vote régulier des subsides qui lui semble , non sans raison , le plus précieux des privilèges. 4Ie^ apparences lui font illusion sur Tinfluence ré^le? du Parlement , et il Texagère dans cette conclusion que le présent né jaôtifiaft pas, fnaîs ^^uïi hettreitx ffve-

^ « Et au milieu il y a quatre grandes paillasses pleines de laine et couvertes de rouge, sur lesquelles on s'assit et sont fort hautes et fort*Templies; il disent que cela signifie f abondance d'Angleterre à cause de la laine. » Journal, 247. « Il y a une chose remarquable à ces états ^ ajoute de Maisse (p. 248), que quand on vient à rapporter à la reïne ee qui y a été arrêté, le secrétai]*e, qu^ répond au nom de la reine, fait les réponses enfrançois, et, si la reine le trouve bon, il fait entendre àja compagnie S3 Tolonté, disant tout haot : Laroyne lé tMt a^nii. S'il y a quelque chose qui ne lui plaît, il dit : La royne y advis'era. »

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