‹ ElisabethChapitre 23 sur 28 · FIN DU TAOISIÈME LIVRE · texte numérisé non relu

FIN DU TAOISIÈME LIVRE

LIYRE QUATRIÊM,E.

Le lendemain^ Josué , inspiré par l'Éternel, envoya des hérauis dans toute retendue du camp, annoncer aux douze tributs de se préparer, selon qull rordonnerait, pour la cérémonie du passage du fleuve, afin que la pompe solennelle et l'appareil magnifique présidassent au grand jour qui commençait. Les lé^riits, chargés de ; porter Tarche sacrée, ouvraient la mavolie, révolus de longs habits de lin, lo $aint pontife , Élcazar marchait à ieur tête. Autour d'eux, des cœurs de jeunes hommes et de jeunes filles chantaient des cantiques sacrés, tîne foule innombrable de soldats, rangés en colonnes, à droite et à gauche du Saint des saints , remplissait un espace de quatre mille coudées; et, dans cet ordre admirable, Israël arriva tranquillement au bord du Jourdain.

C'était le temps où le fleuve grossissait par la fonte des neiges des montagnes du Liban ; mais les lévites, loin d'être CiTrayé^ de son impétuosité, s'avancèrent sans crainte, chargés de leur précieux dépôt, et mirent le pied dans les eaux.

Alinstant, celles qui venaient de la source s'arrêtèrent et r/accumuîcrcnt en une haute

LA PRISE DE JÈRICirOVLlVvtV. 2o5 montagne, qu'on apercevait de la vUlO'd'Adorn, landis que les eaux inférieliré's'continuêrertt-'à rouler vers leur embouchure, et lâissèi^eiit 'un espace vide depuis le lac Asphaltlte jusqu'au lieu où larclie s'était arrêtée, caïidlfe^ë^o^f le peuple traversait le fleuve. ^'^ ^»f '^^' f-ol\>- > f Tout ceci se passait a Lr ■Vfe;'éte''J^rîc4io^ sous les yeux des fils de Mefâfc, è^ÂVuirion , ei de Cham , sans qu'aucun ôs.lt troulj^r cette sainte marche. Le même Diéa qui avait suspendu les eaux du Jourdain , i^éitiiilisskk les înfidèles d'une vive frayeur; (îtlô^ IbrÀéRtHi éh'vironnés de nations belliquëU'sës et falOu'ses, agissaient avec la même sééitriM que s^'Hs eussent fait chez eux les préparatifs d'un triomphe ou d'une fête religieuse. Dès' que Ife peuple fut passé sur la rive otîcidchtaloj tartdis que i^archc était encore au milieu du fleuve , Is-sachar éicva la voix, et demanda qu'on marchât droit ii la ville; mais Josuc s'opposa encoi'e i* son désir. (( O mon fils! lui dit-il, tn vîeriis d''Hié témoin de ce que peut l^terncl pour ceux f|ui se fient à sa parole; s'il t'a promis Rahab pour épouse, il saura le la conserver. Mais L';raël n'avancera pas vers la plaine avant d'avoir dressé un monument en signe de reconnaijsance du prodige que Dieu vient d'opérer en ça fneur, afin que dans les siècles après nous, quand nos enfanls

20.4 LA PRISE DE JEKÏCÏIO, iuterrogcront leurs pères, cl leur diront : Que signifient ces pierres- ci? ils puissent leur répondre : Quand Israël vint s'emparer de Théritage qui lui était destiné, Dieu fit tarir le.i taux du Jourdain devant lui, afin que tous les peuples de la terre reconnussent que la main de l'Éternel est forte, et que lui seul est le vrai Dieu du ciel. Viens, Issachar, prie avec tes frères, Gît offre ta résignation au Seigneur; elle sera plus efficace que tes armes; car l'Eternel est un Dieu de bonté, qui n'afflige ses enfants sur la terre , que pour leur épargner un jour un châtiment plus terrible. » Issachar, vaincu par l'ascendant de Josué , ce soumit et s'humilia devant le Seigneur; mais le soir, quand le sacrifice fut achevé, tandis que tous les Hébreux reposaient dans le camp de Galgal , il sortit dans la plaine, et s'avança seul vers Jéricho.

Si les portes de la ville eussent été ouvertes , Issachar eût bravé tous les dangers pour pénétrer jusqu'à sa bien -aimée; mais la vue des Israélites avait causé tant de fiayeur aux habitants de Jéricho, qu'ils se tenaient soigneusement enfermés dans leurs murs , et il n'y avait personne qui en sortît ni qui y enlriU. Le jeune Israélite, voyant cela, fut s'asseoir sous le rempart, au pied de l'érainence où la maison do Rahab était située; et, levan» los yeux vers

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