‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 100 sur 226 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

fiante petite société, divisée par groupes de dix pensionnaires, eut ses règlements particuliers, ses pratiques de dévotion, ses réunions à la chapelle. La seule présence d'Anna au milieu de ses compagnes leur était un encouragement à la perfection. A voir les traits de son visage, rayonnants d'intelligence et de bonté ; à entendre sa conversation , qui dénotait une supériorité d'esprit déjà remarquable; à suivre tous ses mouvements, guidés par la modestie et par la piété, on comprenait l'immense ascendant qu'elle exerçait autour d'elle. Ses compagnes s'y étaient toutes assujetties. Elle seule, ignorante de son doux empire, régnait, et ne s'en apercevait pas.

Trop heureuse de laisser la grâce divine faire en secret son œuvre , la mère Seton n'avait tenté aucun effort pour diriger l'enfant de son cœur vers la perfection religieuse ; mais lorsqu'elle vit qu'un irrésistible attrait l'y appelait, elle regarda que cette vocation lui promettait, à elle, le plus grand bonheur et la plus haute récompense qui pût lui être accordée ici -bas, comme chrétienne et comme mère.

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