CHAPITRE XX
je pense à eux et au docteur Tutilli, qui, lui, je le sais, est parti. Et votre chère mère, et Gamilla 1 ? Ah ! Antonio, tant et tant de souvenirs de ma part pour eux tous! Je me souviens de chacune des personnes que j'ai vues à Livourne — les domestiques aussi, leurs noms, absolument comme si je les avais vus hier — et de tous , avec gratitude pour tant de bontés ! Je n'ai plus revu M. Verger depuis qu'il a quitté Baltimore. J'ai su par lui que la signora Maria était en meilleure santé. Je vous en prie, rappelez -moi le plus tendrement à elle. Oh! quand je pense à sa bonté et à votre tendresse à vous tous pour la pauvre étrangère, je voudrais répandre mon cœur à vos pieds.
« Je ne le connais pas, ce monsieur N*** qui a promis de se charger de la lettre que voici. Vous parviendra-t-elle jamais? C'est bien douteux. »
1 Gamilla , une des sœurs de Filippo et d'Antonio.
Les deux fils cTElizabeth Seton. — Elle envoie l'aîné, William, auprès de MM. Filicchi. — Ses lettres à Filippo et à Antonio. — Arrivée de William à Livourne.
— Mort de M. Carroll. — Souvenirs de sa vie. — Traits de son caractère. — M. Neale, le nouvel archevêque de Baltimore, demande M. de Cheverus pour coadjuteur. — Humble résistance de M. de Cheverus; son amour pour l'Église de Boston. — M. Ambroise Maréchal, coadjuteur de l'archevêque de Baltimore. — Mort de M. Neale. — Secondes élections de la communauté de Saint-Joseph. — La mère Seton est réélue Mère supérieure. — Les Sœurs de Charité au séminaire du Mont-Sainte-Marie. — Zèle et abnégation de M. Dubois.
— Mort de Filippo Filicchi. — Inquiétudes d'Elizabeth pour les jours de sa fille Rebecca.
Nous avons peu parlé, jusqu'à présent, des deux fils d'Elizabeth Seton. Ils achevaient ce premier temps de la jeunesse, qui d'ordinaire n'a point d'histoire , comme n'en ont point les temps heureux. Depuis le jour où leur mère les