‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 136 sur 226 · ELIZABETH &ETON · texte numérisé non relu

ELIZABETH &ETON

les âmes pour lesquelles Dieu m'a permis, m'a commandé de lutter.

« Cette angoisse que je ressens, vous la comprendriez , si seulement vous pouviez vous faire une idée de ce que nous avons souffert au moment du départ de William. Dans la situation exceptionnelle où nous sommes, ces enfants et moi, séparés, absolument séparés, de toute relation avec notre famille, nous nous sommes rapprochés si étroitement les uns des autres , que véritablement, se quitter maintenant, c'est s'arracher l'âme de l'âme. Vous en jugerez lorsque vous pourrez pénétrer le fond de son caractère. A l'extérieur, il est froid, réservé ; mais bien différent en réalité. Cher, cher enfant ! Si seulement il pouvait se rendre maître d'un peu de mauvais orgueil, je crois que tout le reste serait sauvé.

« Saluez pour moi votre chère signora Maria ; et si mon pauvre garçon reste auprès de vous, recommandez -le à sa bonté. S'il vous quitte, remerciez -la des bontés sans nombre qu'elle lui a déjà prodiguées, j'en suis certaine.

« Votre toute dévouée,

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