‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 215 sur 226 · UNE JOURNÉE D'UN PRÊTRE. — ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

UNE JOURNÉE D'UN PRÊTRE. — ÉTERNITÉ

« Quatre heures et demie. — Benedicamus Domino. — Gloire à Dieu, au réveil. Prières vocales. Méditation

1 Le mot éternité se retrouve en tête de presque toutes les notes et de tous les papiers de M. Brute.

devant le tabernacle. Messe de M. Hickey. Jésus-Christ, mon Seigneur présent.

« Six heures. — Célébré la messe. Jésus-Christ présent. Déjeuner. Soins matériels. Retourné à l'église, — dans la montagne. — Ouvert le tabernacle. Sorti le saint Sacrement. Marché avec Guy Elder à travers les bois, avec notre divin Seigneur sur ma poitrine. Dit notre chapelet et des actes de dévotion au saint Sacrement à la fin de chaque dizaine.

« Huit heures. — Chez Mmc Mac-Cormick. Ses marques si vives de foi et de joie. Entendu sa confession. Préparé la table. Appelé ses petits enfants , le jeune converti et tout le monde; son mari se préparant pour sa première communion. Administré le saint Sacrement à Mme Mac- Cormick. Parlé de Marthe et Marie et Lazare, et de Zachée , autrefois les amis de Notre- Seigneur sur la terre. Il est encore sur la terre, et nous, nous sommes ses amis vivants à présent. En nous en revenant à Emmettsburg, récité le Miserere, Notre Père, Je vous salue, Marie, et l'hymne « Jésus , qui aimez mon âme ».

« Neuf heures et demie.— A l'église à Emmettsburg. Ouvert le tabernacle et le saint ciboire : visité M. ***, dix années sans avoir fait ses pâques; bon caractère, moral, comme Ton dit. Entendu sa confession. Foi solide; il en donne des marques évidentes. Conversation avec lui.

« Dix heures trois quarts. — En m'en revenant , baptisé l'enfant de la femme de Peter. Ses larmes abondantes. Son grand embarras. Je n'ai pas entendu sa confession , cette fois.

« Onze heures. — Retourné à l'église à Emmettsburg^ Remis le saint Sacrement dans le saint ciboire. Temps d'arrêt à Saint-Joseph avec Guy. Visite au saint Sacrement. Vu Mrae Brawner.

« Midi. — Trouvé au collèare une vieille femme aile

mande qui m'attendait. Aucun devoir depuis dix ans. Malade et estropiée. L'air bien pauvre. Venue pour savoir si je voudrais l'entendre. La sœur Angela lui a donné à dîner. Elle doit revenir dimanche.

« Une heure et demie. — Appelé pour voir Glacken, au-dessus d'Emmettsburg. Venu à l'église d'Emmettsburg pour chercher le saint Sacrement. C'est la cinquième fois aujourd'hui que j'ai touché mon souverain Seigneur, « le Roi de gloire ». Porté Notre -Seigneur au malade. Administré le sacrement de l'Extrême- Onction. Adressé quelques paroles aux personnes présentes. Dans le nombre, plusieurs protestants.

« Quatre heures. — Retourné chez Mme Brawner. Entendu sa confession. Récité mon office. Oh! les merveilles de cet office du saint Sacrement! Et me voici maintenant à écrire ces notes. Mais je passe mille détails en pensées et en actions. Qu'elle est merveilleuse la journée d'un prêtre! Dans la soirée, instruction pour la Confirmation. »

A la suite de ceci, sur la même feuille, il avait écrit : « Qu'ai-je fait aujourd'hui pour la maison? Revu la seconde classe de latin. Entretien devant Dieu avec un des jeunes gens. Revu la troisième classe de français. Leçon de latin à Guy Elder. Entretien avec un autre jeune homme qui est venu me consulter. Un autre avec M. Hickey. Un avec les deux Gardiner. Ecrit une lettre. Le dialogue pour Baltimore, six pages. Lecture spirituelle. Les prières ordinaires. Si tout cela était bien fait, quelle bénédiction en résulterait! Mais, ô mon Dieu, si pauvrement fait, si à demi! Hélas! »

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