‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 4 sur 226 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

avec beaucoup d'affection. Embrassez votre chère Amabilia et les doux enfants pour moi , mille fois. Si vous ne m'aviez ordonné de vous écrire par chaque occasion qui se présenterait, je serais honteuse, de vous envoyer ce griffonnage, qui ne vaudra pas le port.

« Je voudrais dire à votre cher frère que je soupire après un petit sermon de lui sur la perfection chrétienne ; car, bien que ce soit une si haute ambition , c'est à cette perfection que j'ose tendre avec le plus ardent désir. Il sait qu'une page de lui a plus d'effet sur sa novice que bien des volumes sortis de la plume d'un étranger. Les livres qu'il m'a donnés me sont doublement un trésor. Nous avons ici un vénérable patriarche qui me prêche souvent et me renvoie toujours à Bourdaloue et à ses prônes. Mais vraiment les enfants me donnent tant d'occupation, que si l'on ne venait un peu à mon aide, passé les Litanies et A-Kempis, je ne pourrais que rarement rien dire ou lire.

Adieu, à Dieu. A vous à jamais 1.

1 Ces mots dans l'original sont écrits en français et soulignés.

2 Les lettres d'Elizabeth, à partir de l'année 1805, n'ont pas d'autre signature que ces quatre initiales M. E. A. S. — M., Marie; c'est le nom qui lui avait été donné à la confirmation. E., A., S., Elizabeth, Anna, Seton.

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