‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 115 sur 225 · CHAPITRE VIII 2-i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII 2-i

goisse se sont emparées dp votre esprit ; votre cœur est devenu pusillanime , vos résolutions se sont évanouies , votre raison s'est couverte de nuages, votre entendement s'est rempli d'obscurité. Souvenez-vous de la réponse que donna Jésus -Christ à cet homme qui avait agi comme vous agissez : Un mitre lui dit : Seigneur, je vous suivrai ; mais permettez qu'auparavant je prenne congé de ceux qui sont en ma maison. Et Jésus lui répondit: Nul ayant ayant mis la main à la charrue, s'il regarde ensuite en arrière de soi, ne sera propre au royaume de Dieu. »

ELIZABETH A AMABILIA FlLICCHl

3 novembre 1804.

« Je n'en puis plus, Amabilia ; je ne parviens pas à faire pencher la balance du côté où cette pauvre âme pourrait trouver la paix ; elle souffre beaucoup, et le corps aussi. Je dis tous les jours, avec une grande confiance d'être un jour exaucée, le psaume 119 % ne me lassant ja-

1 C'est le Psaume 118 dans la Vulgate : Dedti immaculati in via. Ce chant du prophète royal est l'un des plus beaux parmi ceux que lui a dictés l'Esprit-Saint. Les cent soixantedeux versets qui le comiiosent sont une ardente et perse vé-

mais de le répéter. Je lis A-Kempis , qui , soit dit en passant, est un auteur catholique , et, comme dit notre préface protestante, un auteur consommé dans la connaissance des saintes Écritures. Je lis aussi beaucoup saint François de Sales, si zélé pour tout attirer au sein de l'Église catholique , et je me dis : « Est-ce que jamais je connaîtrai mieux que ceux-ci le secret de plaire à Dieu? » — Puis je me mets à genoux, pour épancher mes larmes devant eux, et pour leur demander de m'obtenir la foi. Je le sens , cette foi est un don de Dieu , qu'il faut demander avec ardeur, et désirer de toutes ses forces, en gémissant dans le silence afin de l'obtenir, puisque Noire-Seigneur a dit : Nul ne peut venir à moi, si mon Père ne le tire. — J'en ai la confiance , peu à peu cette tempête cessera. Combien elle m'est douloureuse , dans quelle agonie elle me jette, Celuilà seul le sait, qui peut et qui veut la calmer au temps qu'il choisira.

« Mn'e S"*, cette amie si longtemps éprouvée, me disait ce matin, que j'avais assez de pénitence sans en aller chercher davantage chez les catholiques. — C'est vrai ! mais chez nous ,

rante prière pour demander à Dieu la counaissance de sa divine loi et la grâce d'en observer tous les préceptes.

La sainte Église romaine met chaque jour le Psaume 118 dans la bouche de ses prêtres, [«t^r^v^t <i.«-iic|«?''ii*«*e. ««-»< f^l -. : - Av- . ,.. , i '., /. , Apvii i V*' *^ •»'**^ ■^•

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