‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 131 sur 225 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

parle ainsi , — avec une ferveur presque aussi grande, que celle du Roi-Prophète en présence de son arche. Ce que je puis dire, du moins, c'est que je possédais un bien plus grand trésor que le sien, et plus d'honneur qu'il ne lui en fut jamais accordé !.... Et maintenant, ce qu'il faut, c'est produire des fruits. Je sens," en vérité, que toutes les puissances de mon âme sont unies étroitement à Celui qui est venu avec une si grande majesté prendre possession de son pauvre petit royaume. »

Avril 1805.

<r Encore une nouvelle communion, la communion de Pâques, dans ces prairies abondantes, sur le bord des sources pures après lesquelles ma soif a soupiré si longtemps. Mais vous ne sauriez imaginer combien je me suis trouvée embarrassée pendant la semaine sainte, excepté pendant le temps du saint sacrifice, qui est si imposant, qui parle de lui-môme, et répond déjà si intimement à tous mes besoins, à toutes mes nécessités. Mais comme je n'avais aucun livre pour me guider pendant les offices et pour me les expliquer, j'étais tout à fait déroutée. Je m'en tirai cependant avec cette unique pensée : « Mon Dieu est ici ; il me voit ; chacun de mes soupirs, chacun de mes désirs est connu de lui. » Comme prières, j'avais les

chères litanies du nom de Jésus, avec quelques psaumes , et surtout cette ravissante hymne du saint Sacrement dans laquelle nous

disons :

Si notre sens est eu défaut.

Pour raffermir un cœur sincère, la foi suffit. < »

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