LA LETTRE PRÉCÉDENTE, QUI ÉTAIT ADRESSÉE
« A MM. Murray et fils, à New- York,
« La religion chrétienne , fondée sur la charité , est si peu comprise par quelques-uns de ceux qui vivent dans votre voisinage, qu'ils s'attribuent le droit de remplacer par l'injure et par la persécution la consolation et le secours qu'on doit à la vertu dans le malheur. En disant ceci, j'ai en vue ma vertueuse et infortunée amie. M"" W.-M. Seton. C'est elle qui est la persécutée. Les persécuteurs sont ses
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proches, ses prétendus amis; et c'est la religion qui, par une déplorable inconséquence de leur esprit , sert de prétexte au mal qu'ils font. Je professe, et j'en rends grâce à Dieu, des principes qui sont meilleurs. En sus des ordres que j e vous ai laissés lors de mon départ d'Amérique, je vous requiers de fournir à M™^ Seton n'importe quelle somme elle réclamera de vous, et en quelque temps que ce soit, pour ses besoins et ceux de sa famille. Peut-être se résoudra-t-elle à venir chercher la tranquillité ou la retraite chez nous autres, pauvres insensés catholiques romains ; et nous ne serons pas en peine de trouver pour elle et les siens un asile, à Gubbio % ou en quelque autre lieu. En ce cas, je vous prierai, mes dignes amis, de lui prêter l'assistance nécessaire ; pour laquelle mes dus remercîments et ma pleine responsabilité vous sont offerts à l'avance, avec le plus grand empressement par moi , votre obéissant serviteur et ami ,
ELIZABETH A ANTONIO FILICCHI
28 décembre 1806.
« "Votre lettre du 5 septembre , écrite de Londres, a vraiment ravivé mon cœur. Elle m'a
1 Voir la note , page 306.