‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 176 sur 225 · JOUUN.'^L D ELIZABETH PENDANT SA TRAVERSÉE DE NEW-YORK A BALTIMORE · texte numérisé non relu

JOUUN.'^L D ELIZABETH PENDANT SA TRAVERSÉE DE NEW-YORK A BALTIMORE

( Envoyé dans une leUre à Cecilia Selon. )

Dix heures. Jeudi 9 juin 1808.

« Ma Cecilia chérie aura peine à croire que maintenant nous dépassions seulement le phare à trente milles de New -York. Toute fatigue

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d'esprit et de corps a disparu. Le ciel resplendit au-dessus de nos tètes. Le souffle vivifiant de la brise de mer, et le raouvernent des gais matelots, dissiperaient, je crois, tant de soucis bien lourds, si j'avais auprès de moi les cinq êtres bien -aimés qui m'ont dit adieu dans la petite chambre. Vos amours tantôt jouent et tantôt mangent jusqu'à ce que le moment arrive où le roulis du vaisseau les rend malades; et alors, ils se perdent dans un sommeil aussi profond que possible. La pauvre Anna souffre tout le temps qu'elle ne dort pas.

« Comme chacun ici est bon pour nous ! A peine si nous étions à bord depuis une heure, qu'un jeune homme, tout modeste et tout affable , est venu en bas auprès de moi et m'a dit : « Madame, mon nom est James Cork ; appelez-moi quand vous voudrez, je serai prêt à vous aider en toute chose. » Et ce qu'il a dit, il le fait. 0 douce miséricorde de mon Dieu ! avec quelle bonté vous vous mêlez aux calices les plus amers ! Comme il est consolant de regarder en haut et de réfléchir à ces choses ! Toujours et toujours, je renouvelle l'offrande de ce pauvre cœur, afin q\i'Il en dispose de toutes les manières dont II lui plaira. C'est là un bien faible tribut à côté de la dette due pour chaque jour. »

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