‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 183 sur 225 · HENRIETTE SETON A ELIZABETH · texte numérisé non relu

HENRIETTE SETON A ELIZABETH

« Comment pourrais-je, sœur bien-aimée, m'abandonnera mon propre chagrin?... Quand je vous vois d'ici heureuse au sein de la paix, quand je vois votre cher visage rayonnant de joie, tandis que vous pressez sur votre sein vos aimables petits William et Richard, il me semble que pour un moment je cesse de regretter votre absence. Mais un frisson méprend, quand je me dis que notre séparation, selon toute apparence humaine , sera une éternelle

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séparation ... Il faut que je repousse cette pensée . Non, cela ne peut pas être... Dieu est trop bon, trop compatissant, pour vouloir séparer toujours ceux qui s'aiment si tendrement. D'une manière ou d'une autre, il nous réunira. Je veux m'attacher à cette chère espérance. Elle me soutiendra à travers toutes les épreuves; elle adoucira toutes mes peines. »

Elizabeth ouvrit son école dans le courant du mois de septembre, et n'eut pas de peine à réunir le petit nombre d'élèves que sa maison pouvait contenir. La société catholique de Baltimore , nombreuse et fervente , lui témoigna une sympathie véritable. Les marques qu'elle recevait de la bienveillance générale lui étaient un présage favorable, et un encouragement d'autant plus précieux, que d'une autre part, le cours d'événements inopinés menaçait d'ajouter aux difficultés de son entreprise.

Dans la dernière année de son séjour à New- York, ses courageux efforts, entravés comme nous l'avons vu , s'ils lui avaieiit donné le pain de chaque jour, n'étaient jamais allés au delà. Pour fournir aux dépenses de sa traversée , pourvoir aux frais de son installation à Baltimore, pour subsister enfin, en attendant les ressources qu'elle se créerait, cette mère de cinq enfants avait emporté avec elle environ

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