CHAPITRE XIll
près d'elle cette vie de recueillement, de saciilice et de bonnes œuvres à laquelle vous aspirez. » Alors, avec la vivacité al le feu qui lui étaient naturels, il se mit à raconter toute riiistoire d'Elizalieth : touchant rrcit que ]\1"« O'Conwiiy écoulait avec une visible émotion. Les pai'ules qu'el'e entendait décidaient de sa destinée.
D'un c^iractère ferme et doux à la fois, qui n'adnieliait pas l'irrésolution, elle abandonna ses projets de départ, du jour qu'elle espéra trouver à sa portée ce qu'elle se préparait à chercher à une si i^rande distance. Son père, heureux à 'a pensée de n'être plus qu'à demi séparé d'elle, l'accompagna à Baltimore, et la présenta lui-mcmeà l'illustre veuve, comme une enfant qu'il voulait o(Ti ii- à Dieu. M""-" O'Cunway lii son enli'ée dans la petite école le 7 déceml>rc 180'.), jour dont le souvenir est devenu précieux aux. nombreuses servantes de Dieu qui sont venues après elle.
M. Babad eut une claire vue de ce que promettait à la future communauté l'arrivée de cette première coopératrice. Il invita Elizabeth à regarder sa venue comme le gage de bénédictions plus nombreuses, lui annonçant que de nouvelles compa^ines bientôt s'assembleraient autour d'elle ainsi qu'un abondant essaim. Il l'exhorta à multiplier ses actions de giàces, en
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disant souvent devant Dieu ces paroles de son saint prophète :
Que le nom du Seigneur soit héni , maintenant et dans tous les siècles.
De l'orie)d à l'occident , le nom du Seigneur notre Dieu est digne de louanges.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu, qui habite au plus haut des deux, et qui abaisse ses regards sur ce qu'il y a de plus humble dans le ciel et sur la terre?
Qui tire le faible de la poussière , et relève le pauvre de dessus le fumier.
Pour le placer parmi les priyices , parmi les princes de son peuple.
Qui donne à celle qui était demeurée stérile en sa maison, la joie de se voir la mère de nombreux enfants *.
Ce fut vers ce même temps que M. du Bourg eut entre ses mains le don offert par M. Cooper. Il fut aussitôt décidé qu'on bâtirait une maison qui servirait à la fois d'école pour les enfants pauvres et d'asile pour les personnes infirmes ou âgées ; avec une annexe où l'on recevrait les enfants des familles aisées, dont la pension deviendrait le revenu principal de tout l'établissement. La pensée qu'on avait eue d'abord de bâtir sur les terrains vacants du sé-
1 Psaume cm.