‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 221 sur 225 · FIN DU TOME PREMIER · texte numérisé non relu

FIN DU TOME PREMIER

( Voir page 36. )

Celui qui le premier porta le nom de Seton fut un rhevnlier de rare Saxonne qui accompagna en Ecosse Malcolm Canmore, lorsque ce prince vint prendre possession du tiône laissé vacant par la mort du sanglant usurpateur Macbeth. Le nouveau roi gralifia ce serviteur, brave et fidèle, de terres considérables comprises dans la contrée qui forme aujourd'hui le lladdingtonshire, — East Loiiiian — à Test du coté d'Rdimbonri;, Le plus important de ces domaines était situé au bord de la mer, dans une petite anse découpée en forme de trois bait-s ou criques fort étroites, qui dessinaient comme trois crois?anis sur la grève, entre les locliers. lîientôl un village protégé par un cliàtciiu se groupa en cet emlroit: ou l'appela »?/ tmoip, ce qui signitie lipfitfure ou lioidde la mer, d où vint plus tard Se^ ton, Seaton, et enfin S^^ton i. Pour mieux li\er sur

1 Seaton ou Selon se trouve à environ dix milles ouest d'Edimbourg.

KOO NOTES

le sol écossais ses nobles compagnons d'armes, le roi Malcolm leur ayant octroyé le don de s'approprier le nom territorial de toute terre possédée en vertu d'un don de la couronne, in capite da corona , le chevalier possesseur du domaine de Seytoune ajouta ce nom au sien propre, qui est demeuré inconnu.

Les trois petites baies près desquelles était située la demeure au bord de la mer sont figurées dans les armoiries des Selon , qui portent d'or à trois croissants de gueules, deux en chef et une en pointe. Certaines branches, comme celle de Parbroath, pour se dilférencier, portent en cœur un corbeau au naturel avec un pain de gueules au bec. C'est en l'honneur de saint Benoît, patron de la famille. On sait qu'il est souvent caractérisé , dans les anciennes représentations, par un corbeau tenant un pain en son bec.

Le cri de guerre des Seton était : Saint Bennet and Seton ! Saint Benoit et Seton !

Les Seton des États-Unis appartiennent à la branche de Parbroath. Leur bisaïeul, William, le premier Seton transporté d'Angleterre en Amérique, était unique fils de John Seton , chef de la branche de Parbroath ; lequel John descendait en ligne directe de sir Alexander Seton, le célèbre gouverneur de Berwick en 1333, dont l'aïeul, Christophe Seton , avait épousé une sœur du roi Robert Bruce.

(Voir page 157.)

Pour indiquer à quel ordre de pensées obéissaient Elizabeth et son mari en accomplissant cette cérémonie figm'ativedela cène du Seigneur, il faudrait qu'il n'y eût

NOTES !i01

pas impossibilité de dire quelque chose de précis sur les usages, les cérémonies, et même sur la doctrine de l'Église protestante. Dans toutes les communions de cette Église, les points les plus essentiels varient suivant les temps , les lieux, et l'interprétation individuelle. Les fondateurs de la réforme eux-mêmes, eux surtout, se sont démentis et contredits en mille endroits. C'est pourquoi , sous toute réserve de contradiction ultérieure, nous nous bornerons à citer ce qu'a dit Luther, dans son écrit aux frères de Bohême, un des ouvrages où il a traité à fond la question du ministère sacerdotal. « Tout chrétien, dit-il, est prêtre « et docteur; l'ordination doit être eiracée du nombre des « sacrements : tout fidèle est élevé à la dignité sacerdo- « taie; chaque fidèle doit annoncer la parole, remettre « les péchés, administrer tous les sacrements. Le Saintce Esprit enseigne tout à tous; il engendre la foi dans les « cœurs, et donne la certitude de la vraie doctrine. Cepea- « dant les frères de Boliême doivent, pour le bon ordre, « conférer à quelques-uns les droits de tous; puis ceux-ci « exerceront le saint ministère, après que les anciens leur « auront imposé les mains. »

L'enseignement de Calvin est en contradiction sur tous ces points avec l'enseignement de Luther.

(Voir page 188.)

II faut remarquer qu'Elizabetli Seton veut parler ici du repas unique et principal, qui est la première condition du jeûne, repas dans lequel l'Éghsc permet l'usage d'aliments substantiels; et même aujourd'hui, l'usage de la viande

tro's fois par «cmainc. Du moment que les heures de h iiialinoe ont été consacices au jeune, rivalise ne (irescrit aucune loi relativement aux heures dir repas principal. On ppnt le prendre «ilôt que rii'-nie du jeune est passée, ou dans la soiiée. La stricte ob'er\aMC' du jeûne est aloucie en Italie par l'esprit de la contnme romaine, qui le ma!in avant le repas (q le ce soit le repas principal , ou que ce soit la collation) permet de boire un peu de café noir, de thé , ou de chorol it, avec une petite quantité de pain évaluée pénéialemeit à une demi-once ou quinze gramiïie'5. Quanta la léfection secondaire ou collation , el e consiste en aliments à la vérité légers, mais suffisants pour sm'enir le corps, tout en lui imposant cette mortiticalioii nécessaire sans laquelle il n"y aurait plus même de eûne. Ce quT.lizabeth Selon admirait dans la pieuse maison des [""ilicclii est ce qu'on observe encore aujourd hui partout où l'on n'a pas peidu les véritables notions de l'esprit de pénitence.

NOTE 4 (Voir paga ICO.)

La tombe de "William-Magee Seton est dans le cimetière qu'on appelle maintenant l'ancien cimetière des protestants anglais, quaitier del Cnsnnn , vin ileyii Elisi , au ccnlie de la ville. Elle se trouve à droite, près la porte d'entrée; non loin , par conséquent, de la cliapelle enclose dans 1 enceinte du cimetière. Elle fst recouverte dune simple dalle en marbre blanc. L'inscription ne pairie qu'un nom et deux dates.

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