‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 97 sur 225 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

cieuse, remportait une victoire presque complète. Hâtons-nous de le dire, ce triomphe si prompt devait être de courte durée ; dans les vues de Dieu, il n'avait d'autre objet que d'accroître l'humilité d'Elizabeth, d'éprouver sa constance , et de donner plus d'éclat à sa conversion.

ELIZABETH A AMABILIA FILICCHI

30 juillet 1804.

« J'ai reçu aujourd'hui le billet

le plus affectueux de M. Hobart, qui me demande comment je pourrais jamais songer à abandonner l'Église dans laquelle j'ai été baptisée. Mais bien que ce qu'il me dise ait le poids que donne à ses paroles l'attachement que j'ai pour lui, joint à un respect que j'aurais peine, ce me semble, à éprouver pour une autre personne, ce qu'il m'a demandé là m'a fait sourire. Car c'est comme si l'on disait qu'en quelque endroit qu'un enfant soit né ou soit placé par ses parents, la vérité doit s'y trouver pour lui. M. Hobart ne sait pas les plaisantes invitations qui me sont faites tous les jours, depuis que je suis dans ma nouvelle petite mai-

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son, et que mes vieux amis viennent m'y voir. Dernièrement, l' une des plus excellentes femmes que j'aie jamais connues, et qui appartient à l'Église écossaise, me trouvant incertaine sur la grande question de la vraie foi , s'est écriée : « De grâce, chère âme, venez entendre notre J. Mason, et je suis persuadée que vous vous réunirez à nous ! » — Presque aussitôt après, il en vint une autre, que j'ai toujours aimée parce qu'il y a dans sa manière d'être quelque chose de si innocent, de si pur; elle est de la société des quakers. D'un ton tout caressant et naïf, elle me dit: « Betsy, je te l'assure, tu aurais mieux fait de venir avec nous. » — Après, voici ma vieille amie , ma fidèle amie de la réunion des anabaptistes ', M™" T*", qui me dit, les larmes aux yeux : « Oh ! si vous pouviez être régénérée , si vous pouviez comprendre ce que nous éprouvons, et goûter avec nous le céleste banquet! » — Puis, à son tour, ma bonne vieille Mary, la méthodiste -, qui gémit et médite, comme elle dit, « sur ma pauvre âme égarée; si remplie de trouble, parce que je n'ai pas encore de convictions. » — Mais, ô mon Dieu et mon Père , ce n'est rien de tout cela qu'il me faut ! Votre parole est vérité ;

1 Voir la note 5 à la fin de ce volume.

2 Voir la note 6 à la fin de ce volume.

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