CHAPITRE XXIII
tueusement ; et de même , notre saint M. de Cheverus. William est à bord du Macedonian , prêt à se diriger vers l'océan Pacifique. Il est de plus en plus content du choix, qui nous semblait si extraordinaire, de cette carrière qu'il a embrassée.
« Dites tout ce que vous pourrez imaginer à votre excellente Amabilia de ma gratitude et de mon affection. Et vous, cher Antonio, aimez et bénissez votre pauvre petite sœur jusqu'à la fin. »
27 septembre 181 S.
« Mon très-cher Antonio,
« Je désire bien que vous puissiez recevoir promptement cette lettre; car je viens seulement d'apprendre la nouvelle que M. Harper, — le gendre du vieux M. Carroll de Baltimore ',
1 Daniel -Charles Carroll de CarroUton. 11 vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingt-quinze ans, dernier survivant des signataires de la déclaration d'indépendance. On le considérait comme un des plus illustres citoyens des États-Unis. Son fils unique, Daniel Carroll, était mort avant lui; ses deux filles, Mm"= Harper et M"" Gaton, lui survécurent. C'est de la libéralité de Cbailes Carroll de CarroUton, que
— qui a quitté l'Amérique l'été dernier avec sa femme , va passer l'hiver en Italie pour sa santé. Vous dire la bonté sans bornes de M. et de M™e Harper pour ma propre famille , aussi bien que pour notre communauté , serait impossible. Aussi pouvez -vous imaginer combien je désire que votre bien-aimée Amabilia fasse la connaissance d'une si élégante personne, appartenant à notre pays; et combien je voudrais que M™^ Harper, de son côté, pût connaître une si douce et si charmante femme appartenant au vôtre. Certainement ils auront eu des lettres pour vous , qui recevez, je le sais, tous les Anglais qui visitent l'Italie.
ce Votre révérend ami, M. Whitfield, était ici ces derniers temps avec notre saint archevêque ', qu'il accompagnait dans ses tournées pastorales. Nous avons été si heureuses de les
la Compagnie de Saint -Sulpice tient le manoir de Saint- Charles, dans lequel elle a établi son petit séminaire, près de Baltimore. Les noms des Garroll, des Harper et des Caton sont chers à l'Église des États-Unis. La munificence et la charité, héréditaire chez les Carroll, s'est exercée de nos jours non -seulement aux États-Unis, mais en Angleterre. Trois petites-filles de Carroll de CarrolUon, M'i^^ Caton, mariées, l'une au duc de Leeds; l'autre, au marquis de Wellesley, frère aîné du premier duc de Wellington; une troisième , à lord Stafibrd , consacrent leurs grands biens à soutenir les œuvres catholiques dans leur pays d'adoption. 1 M. Maréchal.