‹ Elizabeth SetonChapitre 149 sur 185 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

(( Ce matin , à mon heureuse communion du jour de saint Pierre et saint Paul, tant de réflexions et d'affections ont rempli mon cœur, que le seul moyen qu'il a trouvé d'exprimer sa gratitude et son amour pour la glorieuse foi à laquelle vous m'avez amenée, — il y a quinze ans maintenant, en 1804, — a été de demander à Notre-Seigneur, non- seulement de récompenser pleinement mon Antonio de ses soins et de ses peines pour moi, mais encore de m'accorder, — ah! avec quelle ferveur je lui ai fait cette demande ! — de m'accorder de souffrir à votre place tout châtiment que vous auriez pu encourir pour quelque péché que ce fût en votre vie; afin que je puisse au moins vous rendre quelque chose de cette dette immense que je vous dois, et sous tant de formes.

« J'ai écrit ce que vous désiriez à notre saint évêque de Boston. Il m'a parlé souvent de vous dans ses lettres, avec autant d'affection et d'estime que vous me parlez de lui. Sa précieuse santé est chancelante. Je crains que la perte de M. Matignon ne le réduise à l'extrémité. Il est écrasé de charges et de soucis : saint et bien-aimé Père !

« Mes tendres souvenirs et mes sentiments les plus reconnaissants à votre Amabilia et à vos douces filles. Elle est une vraie mère, et

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elles sont de vraies sœurs pour mon Richard ,

à ce qu'il m'écrit.

c( Toujours et à jamais votre sœur en Notre-

Seigneur.

« William est embarqué sur son Macedonian. Nous n'avons pas de nouvelles de lui. »

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