‹ Elizabeth SetonChapitre 151 sur 185 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

sons à vous, nous aimons à parler de vous, à écouter tous les souffles du vent comme s'ils pouvaient aller et revenir de vous à nous. Nos raille craintes, nos mille espoirs sont inexprimables; et nos combinaisons sur les jours, sur les semaines à mesure qu'elles s'écoulent, pour chercher à savoir quand sera la si chère heure qui vous ramènera encore vers vous. Oh! mon bien - aimé Wilham, pourrait-il être possible que vous vinssiez une fois encore dans notre petite vallée?... Chaque fois que l'heure sonne, je vous envoie tant de bénédictions, et j'invoque tant de bénédictions pour vous. Oh ! mon enfant ! mon cher enfant! aimez-moi! aimez-moi! Vous savez de quelle manière, et avec quelle preuve !... Quand vous passerez le cap Horn, à votre retour, vous pourrez être certain que mon cœur de mère, ce pauvre cœur plein d'anxiété, sera comme à l'entour de vous , pour vous faire abri , pour vous environner des prières d'une mère. Ces prières sont mon soutien, seul, unique, la nuit et le jour, mon bien- aimé. Qui est-ce qui jamais aurait eu ce pouvoir sur moi de me faire vivre séparée de vous, si ce n'est l'adorable volonté? moi qui m'en serais bien allée à travers le monde entier, cachée sous tous les déguisements, cachée même à vous-même, pour me trouver seulement sur le Même vaisseau que

mon William, et pour partager les mêmes dangers. Oh! vous le plus chéri de mon âme! ne me refusez pas de vous retrouver là où nous ne nous séparerons jamais. Vous le savez bien, cela dépend de vous. »

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