ELIZABETH A SON FILS V^'ILLIAM
20 mars 1820.
« Mon cher bien-aimé William , il n'est pas possible, je me le persuade, que cette quantité de lettres que votre pauvre fidèle mère vous a écrites aient toutes été perdues. Ce jour même, nous venons de recevoir la chère vôtre écrite en janvier, où vous dites que vous n'avez pas reçu une ligne de la maison depuis que vous nous avez quittées, et, en outre, que vous n'avez aucune idée de retour possible avant le mois de janvier de l'an prochain. Voilà deux nouvelles bien cruelles! Elles m'ont atterrée, car ce que j'espérais était tout différent. La vie est une mort, en vérité, dans une séparation si dure! Ce qu'on appelle la force d'àme, je crois que j'en sais quelque chose en toute rencontre; mais celle-ci ébranle mon âme elle - même. Et vous savez bien pourquoi , mon bien-aimé ; ce n'est pas tant à cause de