CHAPITRE XVni
communauté. Il y aura là, en conséquence, matière à un règlement. Je vois aussi avec plaisir qu'on a écarté la pensée d'établir d'autres liens que ceux de la charité entre les Sœurs de Saint -Joseph et la Compagnie de Saint- Sulpice. En effet, les intérêts de la Compagnie, son administration , son gouvernement , no doivent pas se confondre avec les vôtres , ou du moins ne doivent pas être placés sous le même contrôle. Par là vous vous épargnez beaucoup d'inconvénients, ainsi qu'à MM. de Saint-Sulpice. Aucun membre de cette Compagnie, si ce n'est votre supérieur immédiat, résidant près de vous, ne prendra part au gouvernement ni aux affaires des Sœurs. Néanmoins , en de très - rares et exceptionnelles circonstances, le supérieur du séminaire de Baltimore pourra encore s'occuper d'elles ; lui seul , mais non sa Compagnie. Ce dernier point toutefois doit être entendu de façon à ne pas exclure la surveillance essentielle et le contrôle de l'archevêque sur toutes les communautés de son diocèse.
« Votre propre position , en ce qu'elle a de particulier, demande à être priée en considération d'une manière toute spéciale, à cause de ce qui touche vos chers enfants. Il m'a semblé qu'en ce qui vous concerne, vous et votre famille, on ne devait se guider pour le moment
que d'après des principes généraux fondés sur la justice et la gratitude. Les considérations de détail devront être réservées pour plus tard. On y reviendra lorsque des circonstances nouvelles exigeront qu'on s'en occupe. Actuellement il y aurait trop de personnes à consulter; et parmi celles-ci, il en est qui ne sont "^as très- compétentes pour bien juger. Et encore ceux mêmes qui seraient compétents pour juger pourraient voir leurs combinaisons les plus équitables devenir vaines par suite de ces changements qu'amène inévitablement le cours de quelques années.
« M. Dubois a été très- explicite en me communiquant tout ce qu'il importait, je crois, que je connusse.
(( Je vous féliciterai beaucoup , vous et vos bien-aimées Sœurs, lorsque vos constitutions seront adoptées ; car ce sera pour vous comme si vous étiez délivrées d'une situation où il vous était difficile de marcher bien droit , n'ayant pas de route déterminée par oîi vous deviez avancer. Soyez assurée, et assurez vos Sœurs , de ma plus vive sollicitude pour votre progrès à toutes dans le service et la grâce de Dieu. Je me confie en vos prières. Les miennes ne vous feront pas défaut pour demander votre succès dans l'importante tâche de l'éducation; qui sera et devra être, d'ici longtemps, votre