ACTE I, SCf:NE XI
LADï ANNA, surprise.
Le docteur !...
NELLY
Le I)on ilocteui Yollack !... quelle airnaljle surprise!.,. Eli! iriais, qui donc est malade ici?
YOI.r.ACK, bas.î Harlci^Ii-
Elle ne sait donc rien ?
HAnr.EIGH , de ni<5mc.
Elle n'est avec nous que d'hier.
Yor.I.ACK , gaîment.
Malade! mais personne, je pense... (montrant Ntlly.) pas même cette jolie espiègle qui me faisait tant endiabler... et dont je serais .si conteift de me venger... mais je vois que j'en serai pour mes frais de voyage.
I.AnY ANNA, regardant alternativement avec inquiétude Haririijli et le docteur.
.le ne ])uis comprendre... (A Ilarleigli, avec tendresse.) Sir Bernard, vous sentez-vous indisposé ?
HAni.ElGH.
Moi... nullement, chère amie !... je me porte à merveille.
LADY ANNA, regardant toujours le docteur avec inquiétude.
Mais alors... par quel hasard ?...
YOLLACK , s'approchant d'elle et lui baisant la main.
Le hasard le plus heureux pour moi... milady !... J'étais parti ce niaiin de Londres... pourvoir quelques amis... une tournée, un petit voyage sentimental... et médical... mon guide n'était pas très fort... car il m'a perdu dans le bois... à deux pas d'ici ! j'avais encore quatre milles à faire, et je voyais avec terreur... arriver l'heure du déjeuner... (En souriant.) le déjeuner d'un médecin !...
Air : Faisons ici défense expresse.
Oli ! c'est une très grande affaire !
Chacun avec moi l'avouera; .Sui-toul pour lui docteur sévère...
Et qui Jamais ne ])laisanla.. .
Au moins sur ce chapilic-là !
.Iiij;ez quels coiure-tcinps maussades !
J'ai vu l'instant oi'i le destin Allait mettre le nicdecin An réjjiinc de ses malades.
NELLY, riant.
Oh ! vous deviez être d'une humeur...
YOLLACK.
Fiuieu.v !... d'autant que je ne voyais pas la plus pctit(î auberge... Enlin j'allais me résifjner et continuer ma route... lorsquen passant devant celte giille , j'aperçois lord llarlcigli , qui me reconnait, me saute au cou ; et, au moment où je doutais presque de la Providence, je rencontre un ami qui me serre la main,vin déjeuner qui me tend les bras... vous conviendrez, que c'est jouer d(> bonheur, et que la médeeine a de beaux privilèges!
NELLV.
Pauvre docteur !... l'.i-t-il échappé belle î
LADV ANNA, froidement.
C'est nous qui devons nous féliciter...
IIARLEIGH, brusquement.
C'est bien !... c'est bien !... trêve de compliments... le docteur meurt de faim... et voici le ihé... à table!...
YOLLACK, offrant la main h lady Anna.
Volontiers.
ENSLMBLi;.
TOt'S, YOLLACK.
TOCS.
Air, : Gentille Moscovite (contrCKian.se de Lcstocq). L'amitié vous engaj'.e.
Venez', mon cher docteur; .Sous cet heureux ombrage Quel repas enchanteur !
YOLLACK.
L'amitié nous engage.
J'obéis de grand cœur !
.Sous cet heureux ombrage Quel repas enchanteur!
LADV ANNA.
Loin du bruit de la ville Coniliien l'on est heureux!...
UARLEICII, bas à 'Vollack.
Elle paraît tranquille ; Mais regardez ses yeu.x.
ENSEMBLE
TOUS, YOLLACK.